National Geographic: retour sur le Titanic avec James Cameron | 7 Jours
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National Geographic: retour sur le Titanic avec James Cameron

Mardi 4 août à 20 h, TQc

Image principale de l'article Retour sur le Titanic avec James Cameron
Photo : Shutterstock

En 1996, le réalisateur James Cameron a fait revivre le Titanic dans un film qui est passé à l’histoire. Vingt ans plus tard, on le retrouve, toujours aussi passionné du bateau, dans un documentaire qui en révèle encore plus sur le naufrage. 

Pour James Cameron, le Titanic n’est pas seulement le décor du film qui lui a valu l’Oscar du meilleur réalisateur: c’est une obsession! Le Canadien a plus d’une trentaine de plongées à son actif près de l’épave et il cherche toujours à en apprendre davantage sur son naufrage, son équipage et ses passagers. Le succès du film a d’ailleurs permis de financer encore plus de recherches sur le paquebot et de faire de nouvelles découvertes.

James Cameron était décidé à rendre hommage à cet événement tragique quand il a mis en scène l’histoire d’amour de Jack et Rose sur le Titanic. «Quand nous avons tourné le film, nous avons voulu donner l’impression qu’on avait pris une machine à remonter le temps jusqu’à cette fameuse nuit. Nous avons essayé d’être aussi fidèles qu’il était possible de l’être», explique-t-il. La perfection n’étant pas de ce monde, le réalisateur, aidé d’une équipe du National Geographic, pointe dans le documentaire non seulement ses bons coups, mais aussi ses erreurs dans la reconstitution cinématographique de la nuit fatidique du 14 avril 1912, au cours de laquelle le bateau a coulé au fond de l’océan.

Photo : Paramount Pictures

La découverte en 1985

Un des experts que consulte James Cameron n’est nul autre que l’océanographe Robert Ballard, l’homme qui a découvert l’épave en 1985. Engagé par la marine, Ballard avait pour mission secrète de retrouver les carcasses de deux sous-marins perdus en mer par les Américains dans les années 1960. Ayant trouvé rapidement les submersibles, il a profité des 12 jours qui restaient à sa mission pour chercher le mythique Titanic. Puisqu’un monument de cette stature laisse des kilomètres de débris en coulant, Robert et ses troupes ont cherché une traînée de fragments. «Cette nuit-là, je n’avais pas sommeil. Quelqu’un a frappé à ma porte à 2 h du matin. Le cuistot a dit: «Les gars pensent que...» Je suis passé devant lui avant qu’il ait eu le temps de finir sa phrase. Je suis entré dans la salle des opérations et, juste à ce moment-là, nous sommes tombés sur la chaudière», raconte Ballard. Il y a eu une explosion de joie puis, d’un coup, l’équipe a réalisé qu’elle avait affaire à un énorme tombeau. L’excitation a laissé place au respect et une petite cérémonie a été célébrée.

Le réalisateur revient sur le tournage du film, pointant ses bons coups et ses erreurs.

Photo : Fox content group network distribution

Le réalisateur revient sur le tournage du film, pointant ses bons coups et ses erreurs.

James Cameron a dû se rappeler souvent, lui aussi, qu’il avait affaire avant tout à un drame humain dans lequel 1496 personnes avaient perdu la vie. Seuls les souliers découverts partout autour de l’épave en témoignent encore, puisque les squelettes des victimes ont disparu depuis longtemps. «On est tellement dans les détails scientifiques de la catastrophe, dans l’étude de l’épave, dans la façon dont le bateau s’est disloqué et dans la découverte des objets que, parfois, on perd de vue la tragédie humaine. Ç’a été une révélation la première fois que je suis descendu voir l’épave. Ça m’a frappé! Je travaillais à cela depuis des mois et, tout à coup, il n’y avait plus de distance. Ce n’était plus un mythe, c’étaient de vraies gens», raconte le réalisateur.

Des passagers hors du commun

Les rencontres du réalisateur avec des descendants des passagers forment la partie la plus intéressante du documentaire. Paul Kurzman, l’arrière-petit-fils d’Isidor et Ida Straus, chérit encore le médaillon de ses aïeuls — qui contenait une photo de sa grand-mère Sara — qu’on a trouvé. Il raconte avec émotion comment son arrière-grand-mère a quitté le canot de sauvetage qui allait l’emporter sans son mari quand ce dernier a dit qu’il ne quitterait pas le bateau tant que toutes les femmes et les enfants ne seraient pas en sûreté. Elle a préféré mourir avec lui plutôt que d’en être séparée. Muffet Laurie Brown, de son côté, demeure très fière de son arrière-grand-mère Molly Brown, qui a repris le contrôle du canot de sauvetage numéro 6 des mains du méchant quartier-maître Robert Hichens. Des histoires comme celles-là, il y en a eu beaucoup à bord du Titanic. La recherche nous en apprendra peut-être davantage encore...

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