Doc humanité: Police académie | 7 Jours
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Doc humanité: Police académie

Samedi 25 juillet à 22 h 30, Radio-Canada (1re de 2 parties)

Pour devenir policier, il faut être prêt à assumer un rôle complexe.
Photo : Radio-Canada

Pour devenir policier, il faut être prêt à assumer un rôle complexe.

À l’heure où nombre de sociétés dans le monde remettent en question le rôle des policiers, on se demande comment les futurs agents du Québec sont préparés à faire face à la réalité. Pour le savoir, on regarde le documentaire Police académie. 

Il est difficile de rester neutre lorsqu’on explore un sujet aussi polarisant que la violence policière, mais Mélissa Beaudet relève ce défi avec succès dans son documentaire Police académie. Pour y arriver, elle expose le parcours de trois finissants en techniques policières du Collège de Maisonneuve qui s’apprêtent à intégrer l’École nationale de police de Nicolet.

Grâce aux points de vue différents de Pascal, de Claudie et de Lou, on ne découvre pas seulement comment nos policiers sont préparés à faire face aux situations extrêmes: on rencontre aussi de très jeunes adultes qui doivent rapidement corriger leur naïveté, leur arrogance ou leur indiscipline afin d’être prêts à assumer un rôle complexe.

Devenir adulte

Chaque année, seuls 100 des 600 candidats au programme de techniques policières ont la chance d’entamer leurs études au Collège de Maisonneuve, à l’âge moyen de 18 ans. La troisième année du programme est la plus importante, puisque c’est à ce moment que les élèves passent de la théorie à la pratique grâce aux stages et aux simulations. Pour Claudie, Pascal et Lou, c’est enfin l’occasion de tester leurs réactions en situation de crise. 

Amenés à intervenir auprès de suspects agités, incarnés par des professeurs tels que Michel Gagnon, certains préfèrent le dialogue et la négociation, tandis que les autres se tournent vite vers la force. Le professeur et avocat David Chapdelaine corrige leurs nombreuses erreurs et confie que ses commentaires constructifs heurtent parfois l’ego des élèves les plus immatures. 

Retour à la réalité

Ce genre de rappel à l’ordre est nécessaire pour des élèves tels que Pascal, qui a toujours rêvé de combattre le crime comme les superhéros. Plus intéressé par sa musculature que par l’esprit d’équipe, il réalise vite que son image du policier «gros bras pas de tête» est inadéquate, ce qui le force à réévaluer sa vision du métier. Quant à Claudie, elle doit gagner en confiance afin de suivre les traces de son père, qui peut déjà être fier de la maturité de sa fille de 19 ans. 

De son côté, Lou a dû postuler plusieurs fois avant d’être accepté en techniques policières. À 26 ans, DEC en sciences humaines en poche, il a déjà développé l’écoute, l’empathie et l’esprit critique essentiels au métier de policier. Ainsi, lorsque sa classe participe à une activité de paintball déguisée en «cours de stress», il préfère mettre ses aptitudes sociales en pratique avec les itinérants de Montréal, dont la détresse choque souvent ses camarades plus jeunes.

Face au pire

Lou a toutefois droit à sa dose de stress lorsqu’il participe à une simulation d’intervention dans un cas de violence conjugale et quand il constate à quel point les policiers sont mal vus par le public. Lou, Pascal et Claudie sont toutefois animés par un réel désir d’aider des gens, et ils s’acharnent à passer tous les tests physiques, théoriques et pratiques nécessaires afin d’obtenir leur diplôme. 

Ils doivent ensuite se soumettre à l’examen psychométrique de l’École de Nicolet dans l’espoir de poursuivre leur formation pendant 15 semaines exigeantes. Au cours de cette étape ultime, ils se plongeront dans l’univers militaire de l’École nationale de police de Nicolet, qui les soumettra aux exercices les plus intenses afin de leur enseigner ses valeurs de respect, d’intégrité, d’engagement et de discipline, ainsi que le sens des responsabilités.  

La semaine prochaine

Dans la seconde partie de Police académie, les étudiants sont mis à rude épreuve par des simulations de plus en plus réalistes et musclées. Après avoir appris à maîtriser des suspects hors de contrôle, à manier le fusil et à prendre des décisions rapides sous pression, ils sont tout de même bouleversés par leurs premières interventions sur le terrain... 

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