Martin Larocque et sa conjointe ouvrent un café pour leurs 10 années d'amour | 7 Jours
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Martin Larocque et sa conjointe ouvrent un café pour leurs 10 années d'amour

Image principale de l'article Martin Larocque ouvre un café
Bruno Petrozza

Martin Larocque « Ce projet est la rencontre de nos deux rêves» Le 20 juin dernier, Martin Larocque et sa femme, Marie-Pierre, ont ouvert Maudit bonheur, un café situé rue Bélanger, à Montréal. Une aventure courageuse pour ce couple enjoué qui célébrera son deuxième anniversaire de mariage le 22 septembre et 10 d’amour en janvier.

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Martin, comment vous êtes-vous retrouvés dans cette aventure?
Marie-Pierre Beauséjour, ma femme, a une formation en tourisme et elle était jusqu’à tout récemment concierge-majordome au Fairmont Le Reine Elizabeth. De mon côté, j’étais conseiller gourmand au Marché Artisans du même hôtel. D’ailleurs, depuis notre ouverture, plusieurs employés du Reine Elizabeth viennent nous visiter. 

Ce café, était-ce un rêve que vous chérissiez depuis longtemps?
Étrangement, oui. Maudit bonheur est la rencontre de nos deux rêves. Ma mère m’a raconté qu’à trois ans, je traînais mon restaurant-jouet. Au début du secondaire, je dessinais les plans de mon futur restaurant. Je savais qu’un jour, j’aurais un resto, une roulotte à patates, peu importe. Je voulais un lieu où les gens viennent manger, boire et jaser. Maudit bonheur, c’est un lieu pour stimuler la discussion et les échanges; jamais il n’y aura de wifi. Comme Marie le dit toujours: «Ici, le réseau social, c’est nous.» Quant à elle, depuis que nous sommes ensemble, je l’ai toujours entendue parler d’ouvrir éventuellement un café. Le plus drôle, c’est que jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais bu de café. 

Vraiment?
Oui, j’ai commencé à en boire il y a quelques semaines, histoire de connaître mon produit! (rires) J’ai profité des conseils du barista François Prud’homme, l’un des 10 meilleurs au Canada. Il est aujourd’hui consultant. Je lui ai demandé de m’initier au café. Par ailleurs, tous les matins, je fais cuire des scones et des biscuits. Notre commerce est en évolution. Bientôt, nous servirons Le Big Mart, un sandwich particulier, tellement gros que les gens devront le partager. Il y aura aussi le Cute Mary. Puis je suis allé chercher des produits québécois de gens que j’aime pour les vendre dans mon commerce. Mine de rien, j’évolue aussi dans le domaine de l’agroalimentaire depuis 30 ans. 

Pourquoi avoir choisi ces noms pour vos sandwichs?
C’est un clin d’œil à mes racines américaines, puisque je suis né aux États-Unis, dans l’État de l’Ohio. J’y ai vécu les deux premières années de ma vie. Mon père, ingénieur, y avait été engagé par une compagnie américaine.

Quand avez-vous pris la décision d’ouvrir ce commerce?

À la fin de l’an dernier. Nous avions prévu ouvrir fin mars, mais le confinement est survenu. 

Avez-vous encaissé cette annonce comme un choc?
Pas du tout. La covid-19 nous a en fait permis d’encore mieux nous préparer et d’avoir davantage de temps pour planifier les installations. 

Maudit bonheur est en quelque sorte le cadeau que vous vous offrez pour vos 10 ans d’amour.
Marie-Pierre: On dirait. (sourire) C’est notre bébé. Nous nous sommes mariés, nous nous sommes acheté un chalet, et voici l’enfant que nous aurons eu ensemble. 

Martin, vous avez trois enfants nés d’une union précédente. Quel âge ont-ils?
M.: Miro a 18 ans, Sacha, 20 ans, et Matisse, 22 ans. Ils sont de nature indépendante et sont tous déjà en appartement. Marie-Pierre a un fils de 16 ans, Zakk. 

Avec ce café, vous serez ensemble presque 24 heures sur 24. Avez-vous hésité avant de lier vos vies amoureuse et professionnelle?
M.-P.: Non. Nous n’en avons jamais assez l’un de l’autre! (rires)
M.: Nous sommes dépendants affectifs l’un de l’autre. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble et nous nous complétons à merveille. Mes failles sont ses forces.

Quelles sont vos failles?
M.: Je réfléchis longtemps avant d’agir, alors que Marie est dans l’action. Moi, je suis une personne du matin, elle, moins. Marie et moi, nous avons été complètement confinés pendant deux mois et tout a bien été.
M.-P.: Voici une autre de nos différences. Après un certain temps, j’ai réalisé que le contact avec les gens me manquait, alors que lui était content.
M.: Je dois avoir l’âme d’un ermite. (rires) D’ailleurs, au café, Marie fait beaucoup plus d’entertainment que moi. La majorité des gens qui vont au dépanneur vont acheter du lait et rentrer à la maison. Marie, elle, va acheter du lait, mais quand elle revient, elle connaît le nom de la personne qui l’a servie, elle sait si elle a des enfants, comment sa famille se porte, elle connaît tout d’elle, sans qu’elle ait pris plus de temps que vous et moi pour aller au dépanneur! Le bon service à la clientèle, ça ne s’enseigne pas. Elle a un don.
M.-P.: Chaque personne possède sa propre histoire, chaque personne est un film en soi. 

Le café porte le nom de Maudit bonheur, en référence à une chanson de Michel Rivard. A-t-il visité le café?
M.-P.: Non, et j’ai un peu peur qu’il le fasse... 

Pourquoi?
M.-P.
: Parce que si Martin voit Michel Rivard, il va pleurer comme un bébé. 

Martin, vous êtes un grand fan de ce chanteur?
M.: (Les yeux de Martin se remplissent d’eau.) J’ai rapidement aimé sa poésie.  

Marie-Pierre, est-ce que Martin vous écrit des poèmes?
M.-P.: Il m’écrit des petits mots d’amour. Le dernier qu’il m’a écrit, c’est: «Une certitude et c’est toi.» Il les pose sur le frigo et je les découvre lorsque je me lève le matin.
 

Le café Maudit bonheur est situé au 1129, rue Bélanger, à Montréal. Découvrez-en plus sur le nouvel établissement sur sa page Facebook.

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