Annie-Soleil Proteau: comment elle a vécu l’amour à distance pendant le confinement | 7 Jours
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Annie-Soleil Proteau: comment elle a vécu l’amour à distance pendant le confinement

Image principale de l'article Vivre l’amour à distance pendant le confinement
Bruno Petrozza

En raison des restrictions liées à la pandémie, Annie-Soleil Proteau et Pascal Bérubé ne se sont pas vus durant plusieurs mois. Dernièrement, la chroniqueuse culturelle et le politicien, en couple depuis sept ans, ont pu partager une fin de semaine ensemble. Depuis, ils vivent de nouveau leur amour loin des yeux... mais pas du cœur.

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Annie-Soleil, vous avez été séparée de votre amoureux, Pascal Bérubé, en raison de la pandémie. Pendant combien de temps ne vous êtes-vous pas vus?
Presque trois mois, du 9 mars au 5 juin. Nous ne le pouvions pas. Le gouvernement le répétait: nous devions éviter les déplacements non essentiels entre les régions. Moi, j’habite à Montréal, et Pascal, en tant que député de Matane-Matapédia, est basé à Matane. Il occupe aussi la fonction de chef du troisième groupe d’opposition et il se rend à Québec lors des travaux parlementaires, mais il ne faisait pas de déplacements qui n’étaient pas essentiels.

Vous avez prêché par l’exemple, en quelque sorte.
Oui, car étant donné ses fonctions, l’inverse n’aurait pas été une bonne idée. Nous ne pouvions pas agir contre les consignes gouvernementales, qui sont légitimes. D’autant plus que la région du Bas-Saint- Laurent est très peu touchée par la covid-19, alors que je réside dans Hochelaga-Maisonneuve, un des quartiers qui a été considéré parmi les plus chauds. Ç’aurait donc été tout à fait irresponsable de ma part de me rendre là-bas.

Ne pas pouvoir se voir n’a-t-il pas tout de même été difficile?
Je dirais que j’ai la chance d’être quelqu’un qui ne s’ennuie pas beaucoup dans la vie. J’ai passé une grande partie de mon enfance chez mes grands-parents, et je pouvais traverser de très longues périodes sans voir mes parents. Mais c’est sûr que j’avais hâte de voir mon chum! 

De quelle façon restiez-vous en contact?
Nous nous envoyions des textos, plein de courriels. Nous nous parlions au téléphone plusieurs fois par jour. Ce que nous continuons d’ailleurs de faire. Nous avons eu la chance de pouvoir continuer à travailler. Sinon, nous aurions probablement trouvé le temps long! En ce moment, je suis surtout reconnaissante de continuer à travailler. Je ne vais plus à Québec pour Salut Bonjour, puisque je fais mes interventions maintenant de Montréal, ça me laisse davantage de temps. J’en profite pour développer des projets. 

Vous avez finalement revu Pascal à Montréal au début de juin, le travail l’y ayant amené. Vos retrouvailles se sont-elles déroulées comme vous le souhaitiez?
Je me demandais s’il y aurait des ponts à reconstruire, étant donné que nous n’avions pas eu de contact physique depuis trois mois. Finalement, non, ça a repris comme avant le 9 mars. Ça reste activité politique par-dessus activité politique. (rires)

Étiez-vous fébriles à l’idée de vous revoir?
Oui! Quand il m’a envoyé un texto pour me laisser savoir qu’il arriverait 20 minutes plus tard, j’ai vraiment commencé à ressentir de la nervosité.

Collection personnelle



Vos conversations ont-elles changé depuis le début de la pandémie?
Non, brasser des idées ensemble, c’est l’une des forces de notre couple. Nous commentons beaucoup l’actualité, nous avons beaucoup d’opinions sur tout et nous ne les partageons pas toujours. Les points de presse de François Legault, nous les décortiquons chacun de notre côté et nous échangeons. Tous les domaines de l’actualité alimentent nos discussions. Je lui parle aussi de mes projets pour la télé et la radio, lui, de ses projets en politique. Ç’a toujours été la nature de nos conversations. Ce ne sont pas des jobs que nous avons, c’est notre essence, et ça nous alimente constamment. Je trouve aussi très agréable d’avoir trouvé quelqu’un qui ne me reproche pas mon emploi du temps non conventionnel, ou le fait que je sois constamment en train de penser à mon travail.

Avec le nouveau virus, on est tous un peu devant l’inconnu. Cela vous fait-il peur?
Je n’ai pas peur pour moi, mais pour le conjoint de ma mère, par exemple, ou encore pour mon père de 65 ans qui est en santé, mais qui a un esprit très rebelle. J’ai eu l’impression que pendant les deux premières semaines, il me faisait payer ma longue crise d’adolescence. (rires) J’ai dû le convaincre de se faire livrer son épicerie plutôt que de s’y rendre lui-même. Que ce n’était pas le temps d’aller ouvrir le chalet ou de sortir sa moto. J’avais l’impression de lui parler comme lui le faisait quand j’avais 16 ans, mais il a finalement compris le sérieux et l’étendue de la crise. 

À quoi a ressemblé votre crise d’adolescence?
J’ai commencé à sortir dans les bars à 13 ans avec des fausses cartes. J’aimais faire la fête. J’ai cumulé beaucoup d’absences à la fin de mon secondaire, mais j’ai toujours réussi facilement à l’école, j’avais des 95 % partout. Je pouvais rentrer à la maison à 4 h du matin. J’avais un grand besoin de liberté, de m’émanciper. Mes parents en ont beaucoup fait les frais; ils se sont notamment beaucoup inquiétés. 

Jusqu’à quel âge avez-vous ainsi fait la fête?
Ça s’est étiré au-delà de l’adolescence. Ce que j’aimais avant tout, c’était danser, et je pouvais y aller six soirs par semaine. Mais, à un moment donné, j’ai commencé à fréquenter quelqu’un sérieusement, et lui, la danse et les bars ne lui disaient absolument rien. 

Et pour la suite, comment entrevoyez-vous votre vie de couple cet été?
Je n’en ai aucune idée. Au cours de l’été, Pascal sera sûrement appelé à revenir à Montréal dans le cadre de son travail, et nous verrons à ce moment-là.

Annie-Soleil est en ondes les vendredi, samedi et dimanche à Salut Bonjour, dès 6 h, à TVA. On peut aussi l’entendre périodiquement à Culture club, à ICI Première.
 

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