Un dernier épisode inspirant pour la série documentaire de Morgan Freeman | 7 Jours
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Un dernier épisode inspirant pour la série documentaire de Morgan Freeman

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Morgan Freeman, qui s’intéresse aux valeurs partagées par tous les humains dans sa nouvelle série documentaire, se doit d’aborder un sujet toujours brûlant d’actualité: la révolte de ceux qui contribuent à faire avancer les mentalités.

Après le succès de la série L’histoire de Dieu, Morgan Freeman s’est donné la mission d’explorer les racines de notre humanité dans les six parties de Notre histoire avec Morgan Freeman. Après s’être penché sur des thèmes tels que l’amour, la quête de liberté et la peur de l’autre, il conclut son voyage culturel et spirituel avec un dernier épisode inspirant, dans lequel il expose l’esprit de rébellion qui entraîne les révolutions les plus importantes.

La goutte qui fait déborder le vase
Loin d’être des personnes violentes, les activistes et les sonneurs d’alerte rencontrés par Freeman ont souvent dû se rendre au bout du rouleau afin de trouver le courage nécessaire à leur révolte. Par exemple, l’ancien agent de la CIA John Kiriakou avoue qu’il a longtemps craint les représailles avant de révéler les techniques de torture inhumaines de la CIA et du FBI au Pakistan, en 2007. Un discours mensonger du président George Bush l’a pourtant incité à risquer 45 ans de prison en dévoilant la vérité, forçant enfin une réforme de l’acte d’espionnage.

De son côté, Hector Monsegur s’est transformé en pirate informatique lorsqu’il a vu son Puerto Rico natal menacé par un projet militaire dangereux. Ses attaques de plus en plus extrêmes ne l’ont toutefois pas comblé, puisque ce nouvel allié du FBI a réalisé que l’«hacktivisme» est rarement constructif. Morgan Freeman souligne que le Web contribue tout de même à alimenter les nouvelles vagues de changement, car il donne un accès incomparable aux événements qui ont lieu dans la rue.

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

À nous la rue
C’est effectivement grâce au Web que le monde entier assiste à la mort de Mohamed Bouazizi, en 2010, lorsque le jeune marchand s’immole sur la place publique afin de dénoncer la corruption policière en Tunisie. L’indignation populaire gagne les pays voisins à une telle vitesse que la révolution est surnommée le Printemps arabe, ce qui permet à la Tunisie de se rapprocher de la démocratie. La journaliste Mabrouka Khedir, qui a risqué sa vie pour raconter la véritable histoire des manifestants, ajoute cependant que le combat se poursuit en Égypte, en Syrie, au Yémen et en Libye.

Le scénario se répète aux États-Unis, où la communauté afro-américaine se révolte lorsque le policier qui a abattu le jeune Trayvon Martin est innocenté, en 2012. Patrisse Cullors s’allie aussitôt à deux internautes pour lancer le mot-clé #BlackLivesMatter (#LaVieDesNoirsCompte), qui continue de rallier les indignés. Son combat contre la violence raciale est loin d’être terminé, mais Patrisse garde la tête haute. De son côté, la rappeuse afghane Paradise Sorouri a été victime d’attaques verbales, physiques et morales, mais celles-ci ne font que renforcer sa détermination à livrer son message musical puissant, destiné à toute une génération de jeunes afghanes étouffées par la religion.

NurPhoto via Getty Images



Les fruits du succès
Tandis que Paradise Sorouri croit qu’elle n’aura pas la chance de vivre assez longtemps pour voir son pays entrer dans une nouvelle ère, Evo Morales prouve que c’est possible. Après s’être battu pour les intérêts des agriculteurs boliviens pendant des décennies, ce cultivateur de coca a été élu président en 2005, mettant un terme à un siècle de dictature militaire. Pour cet ancien meneur syndicaliste, il est clair que l’union du peuple est la seule arme possible contre la corruption et la pauvreté, à condition de poursuivre le combat jusqu’à ce que l’égalité soit la seule solution.

JOINDRE LA PARADE
Bien que Morgan Freeman adopte une position plutôt neutre tout au long de l’épisode, il fait également partie de ces rebelles déterminés à changer le monde. En plus de produire la série Notre histoire, l’acteur a cofondé une organisation américaine visant à venir en aide aux victimes d’ouragans, et il n’hésite pas à profiter de sa célébrité pour sensibiliser le public au racisme. 

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