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10 papas inoubliables de notre cinéma

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Photo : / ALLIANCE

Parfois bienveillant, parfois absent, le papa québécois a été représenté de différentes façons au fil des productions et des générations. Pour la fête des Pères, TV Hebdo met à l’honneur 10 de ces patriarches qui ont marqué l’imaginaire collectif chacun à leur façon.

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1. Théophile (Émile Genest), Les Plouffe (1981)
Après avoir incarné Napoléon Plouffe dans les années 1950, Émile Genest a repris, dans le film de Gilles Carle, le rôle joué à l’origine par Paul Guèvremont. Ancien champion cycliste devenu typographe, Théophile est à la fois habité par des idéaux nationalistes et hanté par l’idée de voir ses fils partir pour la guerre. Ce militant contre la conscription ne connaîtra pas un destin heureux: après un infarctus, il sera diminué au cours des derniers instants de sa vie.

2. Albert (Roger Lebel), Un zoo la nuit (1987)

TQc

Dans le premier film de Jean-Claude Lauzon, l’acteur, connu pour son rôle comique de patron dans Du tac au tac, livre la prestation de sa vie. Mourant, Germain reçoit sa visite de son fils, Marcel (Gilles Maheu), un ancien bagnard traqué par les policiers. Malgré la communication difficile, ce dernier entreprend d’offrir un cadeau inestimable à l’auteur de ses jours: une dernière partie de chasse au très, très gros gibier...

3. Rémy (Rémy Girard), Les invasions barbares (2003)
Universitaire butineur et hédoniste dans Le déclin de l’empire américain, l’intellectuel gauchiste est au crépuscule de sa vie. Les circonstances dramatiques forcent un rapprochement avec son fils, Sébastien (Stéphane Rousseau). Dans sa carrière, ce dernier a pris un chemin opposé à celui de son père: la voie qui mène à la richesse, et qui lui permet de s’offrir tout le pouvoir et la liberté dont il a besoin. Pendant que les derniers jours de Rémy s’écoulent au fond du sablier, sa fille, Sylvaine (Isabelle Blais), est en pleine mission en mer et lui envoie ses derniers baisers de son voilier, qui vogue à l’autre bout de la planète. Sa vidéo tire immanquablement une petite larme à Rémy — et aux témoins de ce moment touchant.

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4. François Brochu (Serge Thériault), Gaz Bar Blues (2003)
La vie n’est pas rose pour ce propriétaire de station-service. Atteint de la maladie de Parkinson, François voit son quartier changer et ses concurrents lui faire la vie dure. De leur côté, ses fils se désintéressent de ce commerce qui lui a permis de gagner sa vie. Un dernier grand rôle pour Serge Thériault, qui a depuis choisi de prendre ses distances avec le métier de comédien.

5. Gervais (Michel Côté), C.R.A.Z.Y. (2005)
Il aime chanter des œuvres d’Aznavour, mange des frites et, sous ses verres fumés, il est, l’espace d’une enfance, le papa le plus cool de la planète pour Zac. Mais lorsque le quatrième d’une fratrie de cinq garçons découvre que sa sexualité ne correspond pas aux critères de normalité de l’époque, un fossé se creuse entre les deux hommes. Le tout, à la sauce Jean-Marc Vallée.

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6. François Agira (Raymond Bouchard), La vie avec mon père (2005)
À défaut d’être un vrai père, le personnage de Raymond Bouchard dans La grande séduction représentait une figure paternelle un peu manipulatrice pour le bon Dr Lewis (David Boutin). Le papa dans le film de Sébastien Rose n’a rien d’un saint, lui non plus. Écrivain ayant connu un grand succès avec un de ses bouquins, il revient dans la vie de ses fils (David La Haye et Paul Ahmarani), plus dérangeant que jamais, une fois qu’il se retrouve sans le sou et sans femme.

7. Charles (Patrice Robitaille), Un été sans point ni coup sûr (2008)

Alliance Vivafilm


Lorsque son fils (Pier-Luc Funk) est retranché de l’équipe de baseball avec laquelle il espérait s’aligner, papa s’amène au bâton. Nous sommes en 1969, les Expos font vibrer le Québec, et Charles entreprend de mettre sur pied une nouvelle équipe regroupant ceux qui, à l’instar de son garçon, n’ont pas su se tailler une place dans l’alignement du coach Gilbert Turcotte (Roy Dupuis). Play ball!

8. Jacques (Michel Côté), De père en flic (2009)
La relation père-fils n’est pas toujours facile, mais, quand on est flic, il faut parfois mettre de l’eau dans sa bière et mettre ses différends de côté pour le bien collectif. Dans cette comédie légère et sans prétention, Jacques et son fils Marc (Louis-José Houde) doivent enterrer la hache de guerre et unir leurs efforts afin de sauver un collègue enlevé par des motards. Réussiront-ils à jouer le jeu?

9. Benito (Claudio Colangelo), 1981, 1987 et 1991 (2009, 2014 et 2018)
Dans cette réinvention de l’univers familial de son enfance, Ricardo Trogi s’est inspiré de son véritable papa, un immigrant qui a travaillé durant 30 ans comme musicien dans un restaurant de Québec. Dans le film, le tempérament plutôt conciliant de Benito lui permettra, au fil des mésaventures du jeune Ricardo (Jean-Carl Boucher), d’absorber les élans intempestifs de son épouse, Claudette (Sandrine Bisson). Si vous ressentez la grande affection que le réalisateur éprouve pour le papa de son film, ce n’est pas une coïncidence, surtout quand on connaît l’importance que les Italiens accordent traditionnellement à la famille.

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10. Germain (Julien Poulin), Camion (2012)

K-Films Amérique


Camionneur d’expérience, Germain décide de raccrocher les clés de son véhicule pour de bon après un accident aux conséquences tragiques. Or il n’est pas facile de rebâtir sa vie quand on a plus de millage derrière soi que devant. Afin de l’épauler dans cette épreuve, ses fils, Samuel et Alain (Patrice Dubois et Stéphane Breton), rentrent au bercail, et les trois hommes entreprennent une partie de chasse, le temps de resserrer les liens qui les unissent.

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