Un documentaire retraçant la carrière fulgurante de Gilles Villeneuve à ne pas manquer | 7 Jours
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Un documentaire retraçant la carrière fulgurante de Gilles Villeneuve à ne pas manquer

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La plus grande vedette québécoise du sport automobile est sans conteste Gilles Villeneuve, dont la carrière fulgurante s’est terminée par une tragédie. Ses exploits, rappelés dans le documentaire Gilles Villeneuve: À toute vitesse, resteront néanmoins gravés dans nos mémoires.

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Le 8 mai 1982, le monde du sport pleurait le décès de Gilles Villeneuve, considéré par plusieurs comme le pilote de formule 1 le plus rapide de sa génération. Les années n’ont pas terni la légende du casse-cou de Berthierville, dont le tableau de 6 victoires et de 13 podiums en 5 ans reflète mal son audace et son talent. 

Afin d’expliquer pourquoi Gilles Villeneuve a gagné le titre de monstre sacré de l’écurie Ferrari, Dan Santerre retrace le parcours de cette étoile filante dans le documentaire Gilles Villeneuve: À toute vitesse. À l’aide d’images d’archives et d’entrevues avec des amis, des adversaires, des journalistes ou des collègues qui ont côtoyé le pilote, le réalisateur dessine le portrait d’un acrobate de la piste destiné à la gloire.

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Sur la ligne de départ
Issu d’une famille modeste qui lui transmet sa passion pour la mécanique, Gilles Villeneuve rêve depuis toujours de devenir pilote automobile. Par manque d’argent, il choisit de se lancer dans la course de motoneiges dès qu’il a l’âge de s’y inscrire. Le bolide qu’il dessine lui permet de dominer les circuits et d’attirer l’attention de Kris Harrison, qui l’invite à se joindre à l’écurie canadienne de Formule Atlantic en 1974. 

Déterminé à faire sa marque, le pilote n’hésite pas à vendre sa maison et à emménager dans une roulotte avec sa famille pour y parvenir. Même lorsqu’il se brise les deux jambes lors d’un accident qui a lieu dès sa deuxième course, il revient vite derrière le volant, décrochant la première place de la majorité des podiums jusqu’en 1976.

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Adversaires et amis
Au cours du Grand Prix de Trois-Rivières, auquel plusieurs pilotes de formule 1 sont invités à participer, Gilles Villeneuve fait effectivement mordre la poussière à James Hunt, la vedette de l’écurie McLaren. Impressionné par les dérapages contrôlés de Gilles, il recommande aussitôt à son patron de lui offrir un contrat. Villeneuve ne reste toutefois pas longtemps chez McLaren, puisque la mythique écurie Ferrari le remarque dès sa première course de F1, au Grand Prix de Grande-Bretagne, le 16 juillet 1977. 

Le mois suivant, le pilote de Berthierville porte ainsi les couleurs de l’Italie au Grand Prix italien. L’accueil du public est plutôt froid — surtout lorsque Gilles subit un accident spectaculaire dès sa deuxième course. Cependant, il ne tarde pas à faire ses preuves en se classant parmi les meilleurs, en plus de se forger une réputation de pilote sympathique, amusant et respectueux.

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La consécration
Sa popularité explose lorsqu’il remporte son premier Grand Prix en sol montréalais, en 1978, avant de disputer une course absolument époustouflante à Dijon. Dès lors, il devient un adversaire de taille pour des pilotes tels que René Arnoux, Jacques Laffite et Pierre Dupasquier, qui évoquent les plus belles victoires du Québécois. Celui-ci est toutefois rattrapé par son côté naïf lorsque son nouveau coéquipier et ami, Didier Pironi, lui vole la première place du Grand Prix de Saint-Marin en 1982. 

Choqué par cette trahison, Gilles n’a plus qu’une idée en tête: battre Pironi coûte que coûte. C’est ainsi qu’il refuse d’abandonner les qualifications du Grand Prix de Belgique, même si les pneus de son véhicule sont dangereusement usés. Cette imprudence provoque malheureusement la mort du pilote de 30 ans, plongeant toute la communauté du sport automobile dans le deuil. Emporté dans la fleur de l’âge, Gilles Villeneuve aura ainsi vécu l’existence courte et lumineuse de ces vedettes qui ne seront jamais oubliées. 

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