Johanne Blouin se confie sur son futur rôle de grand-mère | 7 Jours
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Johanne Blouin se confie sur son futur rôle de grand-mère

Image principale de l'article Bientôt grand-mère, Johanne Blouin se confie
Photo : Daniel Auclair / Les Pu

C’est quelque part entre Drummondville et Sorel que Johanne Blouin poursuit sa vie depuis presque 20 ans auprès de son conjoint, le criminaliste Jean-Claude Lagacé. Menant sa carrière à son rythme, elle transmet son savoir à une autre génération d’artistes. Par ailleurs, sa fille et complice, Elizabeth, attend un garçon. La chanteuse deviendra donc bientôt grand-maman pour la première fois.

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«Avant qu'Elizabeth ne soit enceinte, je me disais que le jour où ça arriverait, je n'allais pas devenir gaga comme les autres parents. Mais aussitôt que je l'ai su, j'ai sorti mes aiguilles à tricoter et ma laine pour faire une couverture», avoue en éclatant de rire la future mamie, Johanne Blouin.

Ne cachant pas sa joie à l’idée d’accueillir son premier petit-enfant, elle se désolait toutefois du contexte actuel qui ne lui a pas permis d’être auprès de sa fille, Elizabeth Blouin-Brathwaite, et de son gendre, David Beaudry. «Une chance que sa grossesse se déroule bien. Comme elle devrait accoucher à la mi-juillet, j’espère pouvoir être présente pour elle et le bébé. Je me préparais mentalement à ne pas pouvoir prendre mon petit-fils dans mes bras, mais c’est dur», avoue-t-elle en parlant de l’enfant à naître, qui se prénommera William.

Photo : Marco Weber



Elle songe déjà avec bonheur au jour où elle pourra enfin jouer pleinement son nouveau rôle de grand-mère. À l’approche de ses 65 ans, elle voit dans cet enfant une forme de continuité de ce qu’elle avait tenu à donner à sa propre fille. «N’ayant pas eu une enfance et une adolescence faciles, j’ai tenté de faire en sorte qu’Elizabeth soit mieux outillée que je ne l’avais été. J’essaierai d’en faire de même pour lui. Et dans quelques années, sans vouloir prendre la place de ses parents, j’espère être une sorte de confidente pour William. Qu’il puisse trouver une oreille attentive auprès de sa grand-mère.»

Mais mère et fille ne font pas que parler de maternité. Chez les Blouin, on parle d’une troisième génération de chanteuses (la mère de Johanne ayant fait carrière aussi dans la chanson). «Chaque fois qu’elle écrit une toune, elle me l’envoie pour savoir ce que j’en pense. J’adore ça! C’est tout à fait son style. J’ai l’impression que cela va avoir un gros impact», dit-elle avec fierté. Elle a déjà proposé à sa fille — qui a elle-même été choriste pour sa mère par le passé — d’être choriste sur l’album à venir en 2021. 

Ce qui est certain, c’est que cet enfant ne manquera pas de grands-parents talentueux et aimants. Parmi eux, mentionnons, entre autres, Normand Brathwaite. Connaissant la nature houleuse que leur séparation avait prise à l’époque, doit-on s’attendre à une tension entre les célèbres futurs grands-parents? «Pas du tout. C’est moi qui ai d’abord appelé Normand pour le féliciter d’être bientôt grand-père. D’ailleurs, l’an dernier, il m’a invitée à participer, juste lui et moi, au piano à gogo de son émission Belle et Bum, et ensuite, dans le cadre des 20 ans de ComediHa!, à l’un de ses numéros», rappelle-t-elle, montrant qu’ils sont revenus à de meilleurs sentiments. 

Si beaucoup d’encre avait coulé pendant les cinq ans de leur flamboyante union, leur séparation, elle, avait laissé place, pendant plus de 15 ans, à une animosité humoristique mais bien réelle attisée par l’animateur de Piment fort. Ne s’étant jamais réellement exprimée sur le sujet, Johanne Blouin avoue aujourd’hui, même si elle lui a pardonné, en avoir souffert. «Plutôt que de donner ma version des faits, j’avais préféré faire preuve ne rien dire. Son mea culpa, il l’a fait, pas publiquement comme ses blagues, mais en posant des gestes de réconciliation. Le temps a aplani nos différends.»

Photo : Pascale Levesque / TVA

Après avoir eu des relations très médiatisées avec Normand Brathwaite et, pendant sept ans, avec Jean- Marc Eustache, propriétaire d’Air Transat, Johanne a finalement retrouvé l’amour auprès d’une figure connue et colorée de Drummondville, l’avocat Jean-Claude Lagacé. «Qui prend mari prend pays. Je reste une Montréalaise dans l’âme, mais je me sens bien là où je vis. Cela me permet de continuer à exercer mon métier tout en profitant d’un environnement magnifique», mentionne la femme, comblée. 

En 2013, à quelques jours de Noël, le couple avait vécu une sacrée frousse. Un médecin avait diagnostiqué un cancer des poumons à son amoureux. Après avoir envisagé la mort et même refait son testament, il a appris, un mois plus tard, qu’il souffrait plutôt d’une sarcoïdose, une maladie inflammatoire bénigne du poumon. L’histoire a finalement abouti en cour et s’est soldée, en 2018, par un dédommagement du médecin à l’endroit du bouillant avocat. 

«J’ai toujours eu un faible pour les hommes qui ont du caractère. On ne peut rien sculpter de très durable dans du bois mou!» dit-elle en riant. Pour cette union, qui dure depuis 18 ans déjà, elle n’a que de la gratitude d’être auprès d’un homme solide et rassurant. «Mon chum et moi avons plein de projets, mais surtout celui de profiter davantage de ce que la vie nous donne. Ce que nous vivons en ce moment m’a permis, en quelque sorte, d’arrêter de m’en faire avec de petites choses. Moi, l’anxieuse, j’essaie de plus en plus de voir la forêt plutôt que l’arbre.»

Photo : Julien Faugere

Ils prévoyaient se marier en juin cette année, mais le report de la mise en vente de leur maison et la situation mondiale qui prévaut les ont convaincus de remettre ça à plus tard; ils n’ont pas encore fixé de date. Entre-temps, tous les deux sont impatients de reprendre leurs activités. 

«Depuis 2002, j’enseigne le chant et les harmonies vocales au Cégep de Drummondville. Au fil des ans, France D’Amour, Daniel Bélanger, Bruno Pelletier, Luc De Larochellière, John McGale et le regretté Vic Vogel ont accepté de donner des master class à mes élèves.» L’artiste, qui avait eu peur de la réaction des gens de l’industrie, constate qu’au final, ce tournant s’est avéré très positif. Il lui permet de continuer à faire des spectacles thématiques et caritatifs, et à transmettre son savoir — durement acquis auprès de sa mère et à travers la scène — à de jeunes adultes épris de musique. 

À l’orée de ses 50 ans de carrière, l’interprète de Dors Caroline a vu, ces dernières années, plusieurs de ses anciens élèves et protégés s’illustrer dans le métier un peu partout dans le monde et à l’émission La Voix, dont, entre autres, Jean-Alexandre Boisclair, Heidi Jutras, Joffré Charles Lemieux et Roxane Lussier.

Découvrez la collection de tricots de la chanteuse.

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