Entrevue avec Greg Germann, de «Dre Grey, leçons d’anatomie» | 7 Jours
/magazines/tvhebdo

Entrevue avec Greg Germann, de «Dre Grey, leçons d’anatomie»

«J’ai eu du mal à assimiler le jargon médical»

Image principale de l'article Entrevue avec Greg Germann de «Dre Grey»
Photo : Getty Images

Depuis son arrivée dans Dre Grey, leçons d’anatomie, l’interprète de l’arrogant mais attachant Dr Thomas Koracick a su gagner le cœur des fans. TV Hebdo a eu le privilège de rencontrer Greg Germann avant la suspension du tournage de la série en raison de la pandémie de COVID-19. 

Greg, vous vous êtes joint à la distribution de Dre Grey, leçons d’anatomie il y a un peu plus de deux ans. Votre personnage est maintenant bien installé et apprécié des fans de la série...

C’est vrai. Ils ne peuvent plus se débarrasser de moi! (rires) J’ai dit à Shonda Rhimes (la créatrice de la série) que je ne voulais pas partir. J’ai trop de plaisir à incarner le Dr Koracick! 

Quelle a été votre première impression quand vous êtes arrivé sur le plateau?

J’ai été impressionné. Je me suis assis autour d’une table avec tous les acteurs pour faire une lecture du scénario à haute voix. Shonda était là aussi. Ça m’a vraiment surpris de voir qu’ils faisaient encore des lectures de scénario avant le tournage de chaque épisode. Je pensais qu’après 14 saisons, ils n’auraient plus besoin de répéter ainsi, que la machine roulait toute seule. Ça montre bien à quel point ils ont le souci de la perfection. Ils cherchent toujours à s’améliorer.

Quel a été votre plus gros défi quand vous avez fait vos premiers pas en tant que neurochirurgien au Grey Sloan Memorial Hospital?

J’ai eu du mal à assimiler le jargon médical. C’est un peu comme si on m’avait donné un scénario en français; je ne comprenais pas grand-chose à ce que je devais dire! Mais ça fait partie du métier d’acteur. Il faut être capable de tourner une scène en donnant l’impression de maîtriser parfaitement son sujet, même si ce n’est pas toujours facile.

Pourquoi aimez-vous le Dr Koracick?

Il dit toujours la vérité, même quand il ne devrait pas! Il ne se censure jamais — un peu comme le faisait mon personnage de Richard Fish dans Ally McBeal. Pour cette raison, les choses ne fonctionnent pas toujours comme il le voudrait, mais c’est justement ce qui est amusant à jouer. C’est bien plus agréable que de camper un personnage pour qui tout roule dans la vie!

Avec Caterina Scorsone dans la 15e saison.

Photo : Radio-Canada

Avec Caterina Scorsone dans la 15e saison.

La femme-orchestre Krista Vernoff a déclaré qu’une relation amoureuse entre Meredith Grey (incarnée par Ellen Pompeo) et Thomas Koracick avait peu de chances de voir le jour. Auriez-vous aimé qu’un tel couple se forme dans la série?

Je ne sais pas. Meredith serait chanceuse de m’avoir... Je plaisante, bien sûr! (rires) Quand j’ai fait mes débuts dans la série, mon personnage a couché avec une personne, puis avec une autre... Ça fait partie du métier; donc, on verra. Les scénaristes ne nous disent rien à l’avance. C’est comme dans la vie de tous les jours: on ne sait jamais ce qui peut nous arriver le lendemain.

Comment se passe le tournage avec Ellen Pompeo?

Si Dre Grey, leçons d’anatomie a battu un record de longévité, c’est sans doute beaucoup grâce à Ellen. C’est une grande actrice. Quand on joue une scène avec elle, on a intérêt à être au meilleur de sa forme afin de pouvoir se hisser à son niveau! Tourner dans cette série nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes parce qu’on fait équipe avec plein d’excellents comédiens. C’est un peu comme si on jouait avec les Raptors de Toronto, qui ont remporté le dernier championnat de la NBA.

Avez-vous le temps de regarder la série à la maison?

Je n’aime pas trop me voir à l’écran, donc je préfère ne pas la regarder. J’aime aller sur le plateau et faire mon travail, mais ça s’arrête là. 

Vous vous êtes fait connaître dans Ally McBeal. Les gens que vous croisez dans la rue vous en parlent-ils encore aujourd’hui?

Ça arrive parfois, surtout en Europe, à Paris ou à Londres notamment. J’ai l’impression que la série a beaucoup plus marqué les Européens que les Américains.

Dans Ally McBeal.

Photo : FOX

Dans Ally McBeal.

Il a déjà été question d’adapter Ally McBeal au grand écran. Participeriez-vous au film s’il se faisait?

Oui, mais uniquement si David E. Kelley (le scénariste de la série) était impliqué. Il a encore fait un travail incroyable dans Petits secrets, grands mensonges. Je me dis que j’ai eu de la chance de travailler avec lui. Jouer un personnage pour David E. Kelley, ç’a été tout un privilège. Ma carrière aurait même pu s’arrêter là!

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus