Roch Voisine explique la genèse du projet les «Silver Foxes» | 7 Jours
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Roch Voisine explique la genèse du projet les «Silver Foxes»

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Pour le fun, Roch Voisine a imaginé un nom: The Silver Foxes. Puis, il a pensé à des amis artistes qui avaient les cheveux grisonnants, voire gris, ou une barbe dans les mêmes tons. Des noms se sont imposés parmi eux: Patrick Norman, Sylvain Cossette et Jean-François Breau. Ainsi est né spontanément ce supergroupe de confinés. Juste pour le fun.

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Oublions la personnalité publique. Au-delà de l’image qu’il peut projeter, Roch Voisine est d’abord et avant tout un tripeux de musique. Et c’est lorsqu’il en fait ou qu’il en parle qu’il s’emballe. Le journaliste met donc la switch à on et Roch s’allume. 

Après la portion européenne de sa tournée Americana 10 ans, il devait retrouver ses musiciens pour répéter en vue du segment québécois. Des tonnes de dates étaient prévues à l’agenda... mais l’appel au confinement est arrivé. 

Tous les membres de l’équipe sont donc restés à la maison, mais Roch avait une telle envie de faire de la musique qu’après une période où il a dû se remettre de cette déception, il s’est retroussé les manches. «J’en ai profité pour faire des choses que je remettais toujours au lendemain, comme écrire pour d’autres. Ce sont parfois des commandes qu’on me donne, alors je n’ai pas toujours pleine liberté.» Difficile, dans ce cadre, de s’éclater...

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Un gâteau à étages
C’est donc pour assouvir son besoin de «jouer» — le terme n’est pas anodin — de la musique qu’il a rassemblé les Silver Foxes. Chacun chez soi, Patrick Norman, Sylvain Cossette, Jean-François Breau et Roch Voisine se sont mis au diapason de On the Road Again, ce classique de Willie Nelson. «Nous avions de grandes contraintes techniques, mais chacun des gars travaille avec du matériel de grande qualité, et nous avons pu compter sur la collaboration de pros, comme le réalisateur et mixeur Jay Lefebvre. On a procédé comme si on faisait un gâteau à étages», illustre-t-il en riant. Le 28 avril, on pouvait en savourer le résultat sur YouTube. 

Tout ce beau monde a eu du gros fun. Roch le premier. Si bien qu’il remettait ça le 11 mai, veille de la Journée internationale des infirmières, avec un titre fort à propos, Handle With Care, des Traveling Wilburys. Cette fois, Jean- François Breau avait cédé sa place au guitariste Jeff Smallwood, et Roch avait recruté le batteur... Bruno Pelletier! «C’est le fun, surprendre les gens!» 

Au moment de l’entrevue, Roch était à proximité de son ordinateur. Un peu plus tôt, ses fans outre-Atlantique se réveillaient en prenant connaissance de Handle With Care. À deux ou trois reprises durant les 30 minutes de notre entretien, Roch a jeté un œil sur le nombre de visionnements. Chaque fois, il était incrédule: «Tu devrais voir les chiffres monter! C’est fou!» Ça grimpait à coups de milliers. Le 14 mai, au lendemain de notre entrevue, 650 000 vues avaient été recensées!

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Face à l'inconnu
Jusqu’ici, les Silver Foxes ont accompli leur mission de se faire du fun et, surtout, de communiquer ce plaisir. Des suites à court, moyen ou long terme? Sur le Web ou ailleurs? Roch n’en sait trop rien, surtout en raison de ce contexte inédit. «Ce que je sais, c’est que pour le moment les artistes doivent inventer de nouvelles façons de faire. Personne ne sait ce qui va se passer cet automne ou plus tard encore. On vit une crise très grave, et personne ne sait comment ça va finir. Il faut être visionnaires, parce que ça ne sera pas simple...» Sur le plan personnel, comme tout le monde, Roch Voisine vit du stress et une certaine angoisse face à l’inconnu. Cet inconnu touche d’ailleurs toutes les sphères de nos vies. Roch pense à sa compagne, Myriam, avec qui il partage sa vie depuis huit ans. Rappelons que le jour de la Saint-Valentin, celui qui est déjà père de deux garçons annonçait que Myriam et lui attendaient la venue d’un enfant. «On vit sa grossesse en confinement, et on ne sait pas dans quelles circonstances elle pourra accoucher en juillet. On n’y peut rien. On va vivre ça de la façon qu’il faudra le vivre», laisse-t-il tomber, résigné.

Quant à ses deux fils, nés d’une union précédente, ils partagent leur temps entre la demeure de leur père et celle de leur mère. Quand ils sont chez papa, la petite famille reconstituée fait des activités. Roch explique, pince-sans-rire: «Chaque jour à 13 h, on s’installe devant la télé pour regarder la conférence de presse du premier ministre.» Oui, en attendant le retour des beaux jours, vaut mieux apprendre à en rire.

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