La comédienne Monique Mercure décède à 89 ans | 7 Jours
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La comédienne Monique Mercure décède à 89 ans

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JMTL Courtoisie

La comédienne Monique Mercure est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 89 ans.  

 «Monique Mercure est décédée paisiblement cette nuit. Une très grande artiste est disparue. Nous étions des amis fidèles et inséparables depuis 30 ans», a annoncé le directeur et chef de la direction du Conseil des Arts du Canada, Simon Brault.   

Selon M. Brault, l'état de la grande dame du cinéma s'est détérioré au cours de la dernière semaine, alors qu'elle se trouvait en soins palliatifs à la Maison Saint-Raphaël. Il a expliqué, dans un hommage publié sur sa page Facebook, avoir reçu un appel jeudi dernier l'informant d'une augmentation de sa sédation palliative. Il a pu lui parler une dernière fois vendredi.   

«Je viens de perdre celle avec qui j’étais toujours en contact depuis 29 ans. Nous étions liés par une amitié active que seule la mort pouvait interrompre. Elle disait à qui voulait l’entendre, qu’elle était ma deuxième mère», a confié Simon Brault en déplorant le départ d'une «très grande artiste».    

Carrière foisonnante   

Née Monique Émond le 14 novembre 1930 à Montréal, elle a connu une carrière foisonnante tant sur scène qu'au petit et grand écrans, son talent la conduisant même jusque sur la Croisette, où en 1977 elle a reçu le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour son rôle dans le film «J.A. Martin photographe», de Jean Beaudin, ex-aequo avec Shelley Duvall pour «3 Women» de Robert Altman.         

Avec un diplôme de l’École de musique Vincent-d’Indy décroché en 1949, Monique Mercure se destinait à une carrière de violoncelliste, mais elle s’intéressait aussi à la danse.         

Depuis les années 1960         

Elle a épousé Pierre Mercure en 1949, avec qui elle a eu trois enfants, Michèle née en 1952, ainsi que les jumeaux Christian et Daniel en 1954. Le couple a divorcé en 1958, pavant en quelque sorte la voie à la carrière de comédienne de Monique Mercure, qui est débarquée à la télé en 1961, dans la première mouture de «Sous le signe du lion».         

Par la suite, elle a joué devant les caméras de «La Petite-Patrie», «Monsieur le ministre», «L’Héritage», «Shehaweh», «Innocence», «Le retour» et «Providence». Son jeu pour ce dernier téléroman lui a valu deux prix d’interprétation aux Gémeaux. Plus récemment, on l’a vue dans «Mémoires vives».         

Au cinéma, en plus de «J.A. Martin photographe», Monique Mercure s’est illustrée grâce à des scènes de nombreux longs métrages comme «Deux femmes en or», «Il était une fois dans l’Est», «Mon oncle Antoine», «Dans le ventre du dragon», «Le violon rouge» et «La brunante». Elle a également joué sous les ordres du Canadien David Cronenberg le temps de «Naked Lunch», en profitant pour mettre la mains sur le prix d’interprétation pour un second rôle féminin aux Genie Awards (elle a gagné le même prix sept ans plus tard pour le film «Conquest» de Piers Haggard).         

Contribution au théâtre         

Monique Mercure, qui a été directrice de l’École nationale de théâtre de 1991 à 1997, puis sa directrice artistique de 1997 à 2000, a reçu le Prix Gascon-Thomas de l’École nationale de théâtre en 2008.         

Bien des années plus tôt, en 1993, on lui a décerné trois récompenses: le Prix du gouverneur général pour les arts de la scène, le Prix Denise-Pelletier et le Prix Gascon-Roux. De plus, elle a été honorée par l’Ordre national de Québec et l’Ordre du Canada.

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