«Doc Humanité»: L'histoire du country au féminin au Québec | 7 Jours
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«Doc Humanité»: L'histoire du country au féminin au Québec

Samedi 16 mai 22 h 30, Radio-Canada

Image principale de l'article L'histoire du country au féminin au Québec

Séparées par deux générations, les auteures-compositrices-interprètes country Marie King et Gabrielle Goulet ont des parcours très différents. Le documentaire Deux femmes, deux country dévoile leur histoire, ainsi que celle du country féminin au Québec.

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Les Québécois ont toujours été friands de country, ce style musical mélodique et émouvant qui a beaucoup évolué depuis que l’industrie du disque en a remarqué la popularité. La grande Marie King peut en témoigner, puisque cette «reine du country-western» de 84 ans a pavé la voie à de jeunes artistes telles que Gabrielle Goulet, 24 ans. Invitées à se rencontrer dans le cadre du documentaire, ces auteures-compositrices-interprètes ne semblent pas avoir grand-chose en commun. Cependant, tandis qu’elles répondent aux questions du réalisateur et scénariste Roch Brunette — qui interroge également une dizaine d’autres personnalités du country —, on comprend qu’elles incarnent le passé et l’avenir d’un même univers. 

Une pionnière méconnue

Afin d’en savoir plus sur l’histoire des femmes du country, on commence par découvrir celle de Marie King, que son père initie au yodle dans leur ferme ontarienne. Après son mariage avec le chanteur country Bob King, qu’elle accompagne en studio, elle attire l’attention d’un producteur, qui lui propose d’enregistrer un premier disque, en 1968. Ravie par ce «cadeau», Marie se contente de gagner sa vie grâce à ses spectacles et à ses disques, qu’elle vend elle-même, sans recevoir un sou pour des chansons à succès telles que Quand le soleil dit bonjour aux montagnes et Mon p’tit Bobby. Il faut dire qu’on ne respectait pas les femmes de carrière à l’époque, surtout lorsqu’elles poursuivaient leur rêve après avoir eu des enfants. De plus, la mère de Carol-Ann King et du p’tit Bobby faisait partie de ces chanteuses western issues des chaumières de campagne et à qui le clinquant des grandes villes et de la célébrité étaient loin de convenir. C’est pourquoi Marie ne pense pas à négocier ses tarifs et qu’elle refuse de se rendre au Festival du disque de 1969 pour recevoir le prix de l’album country/western de l’année.

Place à la relève

Ses chansons mélancoliques et ses deux Disques d’or inspirent tout de même des artistes telles que Manon Bédard, Julie Daraîche, Guylaine Tanguay et Renée Martel, qui envahissent bientôt les festivals country du Québec et de l’Ontario. Leur style classique connaît toutefois un succès beaucoup moins fulgurant que celui de Gabrielle Goulet, qui se retrouve dans cet univers un peu par hasard. Dès l’âge de 16 ans, Gabrielle commence à écrire des chansons qui conviennent simplement à sa voix, avant d’apprendre que ses influences pop, folk et country font d’elle une artiste new country. Libérée de la plupart des contraintes qui entravaient ses aïeules, elle accumule les prix dans les concours de musique, où l’agent Michel Bénac est époustouflé par son talent. Elle est donc bien accompagnée lorsqu’elle lance son premier disque, en 2013, ce qui lui permet de faire ses premiers pas dans une industrie qui vaut désormais des millions de dollars. 

À pleine vitesse

Même si elle ne gagne pas encore tout à fait sa vie avec sa musique, Gabrielle Goulet se voit déjà applaudie dans les festivals et les galas de musique, qui accordent une place de plus en plus importante aux artistes country de la nouvelle vague. Sa fulgurante montée vers le succès a de quoi remplir Marie King de fierté, puisque la «reine du country-western» sait que son héritage continuera à vivre grâce aux femmes déterminées, créatives et fières de la musique country!
Samedi 16 mai 22 h 30, Radio-Canada

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