10 films à voir cette semaine à la télévision | 7 Jours
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10 films à voir cette semaine à la télévision

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ALLIANCE

Confinés à la maison? Voici quelques suggestions de films qui joueront à la télévision cette semaine à voir (ou revoir!) dans le confort de votre foyer. 

Magnolia (Samedi 16 mai, 19, Max)

Alliance


Brisés par la vie, les personnages de Magnolia cherchent tous quelque chose: l’amour d’un fils, d’une femme, d’un public... Désespérés, ils sont prêts à tout, et surtout au mensonge, pour obtenir ce qu’ils désirent: pendant la journée qui verra leurs destins s’entremêler, certains obtiendront la rédemption, alors que d’autres devront faire face à la musique. Ce film sublime, rythmé par son incroyable trame sonore, joue sur le malaise et la tension psychologique vécus intensément par chacun des personnages. Un film pratiquement parfait, à voir absolument.

Souvenirs de Brokeback Mountain (Samedi 16 mai, 21h, Télé-Québec)

ALLIANCE


Voilà 15 ans, le réalisateur Ang Lee se lançait dans la course aux Oscars avec un film applaudi pour son audace, sa beauté et sa sensibilité. Lauréat de trois statuettes, ce drame romantique à saveur western nous présente Ennis et Jack, qui se font engager dans un ranch du Wyoming en 1963. Isolés dans les montagnes tout l’été, les cow-boys développent un amour passionné, avant de retourner auprès de leurs familles respectives. Leurs rencontres sporadiques leur permettent tout de même d’entretenir leur relation pendant 15 ans, attirant les suspicions de leurs familles et de leurs voisins. Pour une fois, le cinéma ose peindre un portrait réaliste et touchant de la réalité des homosexuels de l’époque, à travers une relation à la fois tendre et virile, magnifiquement jouée par Heath Ledger et Jake Gyllenhaal. En résulte un classique qu’on ne se lasse pas de redécouvrir!

Wanderlust (Samedi 16 mai, 21h, ELLE Fictions)

ELLE Fictions


Lorsqu’ils perdent leurs emplois, George et Linda Gergenblatt se résignent à vendre leur loft new-yorkais afin de déménager à Atlanta. Un accident les force toutefois à s’arrêter à Elysium, une commune hippie dont l’idéal de liberté séduit vite Linda. Loin d’être à l’aise avec le concept d’amour libre, George est inquiet de devoir prolonger son séjour, surtout lorsque Linda décide de s’impliquer dans le combat juridique de ses hôtes. Tandis que le couple est ébranlé par diverses mésaventures, on découvre une comédie romantique légère et prévisible, dont les blagues absurdes ne sont pas toujours efficaces. Le réalisateur David Wain rattrape la mise grâce à ses jolies images et à ses personnages loufoques, incarnés par une distribution d’acteurs aussi talentueux que charmants!

Le gaucher (Samedi 16 mai, 21h, MOI ET CIE)

Film Séville


Peu après avoir décroché le titre de champion du monde des poids moyens, Billy Hope se laisse entraîner dans une altercation qui se termine avec la mort accidentelle de son épouse. Le boxeur avide de vengeance tente alors de noyer sa colère dans l’alcool et les drogues, ce qui ne tarde pas à lui faire perdre son gérant, sa carrière, sa fortune et la garde de sa fille. Son amitié avec Tick, qui accepte bientôt de l’entraîner, lui permet heureusement de retrouver le droit chemin. En dépit de ses nombreux clichés, ce drame sportif d’Antoine Fuqua réussit à tirer son épingle du jeu grâce à l’interprétation intense et complexe de Jake Gyllenhaal, qui porte le film sur ses épaules musclées. À lui seul, l’acteur réussit en effet à élever un scénario ordinaire pour en faire une bouleversante histoire de rédemption et de courage!

Une nuit au Roxbury (Dimanche 17 mai, 16h45, V)

V


En 1998, Will Ferrell et Chris Kattan s’allient afin de transposer deux de leurs plus célèbres personnages de Saturday Night Live au cinéma. Réalisé par John Fortenberry, le film nous plonge dans le quotidien des frères Butabi, deux perdants qui rêvent de régner sur la scène nocturne de Los Angeles. Pour ce faire, ils doivent d’abord entrer dans le club le plus branché de la ville, le Roxbury, dont ils se voient refuser l’accès jusqu’à ce qu’ils tombent sur l’acteur Richard Grieco. Ce dernier leur ouvre alors les portes d’une jungle où ils doivent maintenant faire leur place, donnant lieu à bien des situations loufoques et pitoyables. Les amateurs d’humour absurde seront ravis de redécouvrir les scènes-cultes de cette comédie légère, tandis que les autres risquent de trouver le tout assez décousu et superficiel!

Contrebande (Dimanche 17 mai, 21h, TVA)

Universal


Quand son beau-frère lui apprend que la vie de ses proches est menacée par un mafieux dont il a perdu la cargaison de drogues, Chris Farraday n’a pas le choix de renouer avec son passé de contrebandier. Afin de racheter cette dette, il décide de réunir une petite équipe et de se rendre au Panama afin d’en rapporter 10 millions de dollars en faux billets. Il ignore que certains de ses alliés, qui ont leurs propres desseins, s’apprêtent à compliquer sa mission déjà dangereuse. Pas besoin de dire que la logique n’est pas le point fort de ce suspense de Baltasar Kormákur, qui enchaîne les combats et les fusillades afin de faire grimper notre taux d’adrénaline. Cette poudre aux yeux bien clinquante nous fait presque oublier à quel point le scénario de Contrebande est confus et superficiel!

Une femme fantastique (Dimanche 17 mai, 22h, Télé-Québec)

Télé-Québec


Lauréat de l’Oscar 2017 du meilleur film en langue étrangère, ce drame de Sebastián Lelio nous fait découvrir l’histoire de Marina, qui rêve de devenir chanteuse. Parallèlement, la jeune femme transgenre entretient une relation avec un homme plus âgé et marié, qui décède chez elle après une nuit d’amour. Humiliée par la famille d’Orlando, qui la soupçonne de meurtre, Marina doit déployer toute sa force de caractère afin de rester digne dans la tempête. Grâce à l’interprétation majestueuse de l’actrice transgenre Daniela Vega, qui est également une chanteuse classique remarquable, ce drame réussit à nous donner un aperçu de la violence qui menace les personnes transgenres. Il brise ainsi les tabous avec les armes que sont la beauté et l’empathie, tout en nous livrant un scénario complexe, pertinent et profondément bouleversant.

Actes de vengeance (Lundi 18 mai, 18h, addikTV)

Nu Boyana Film Studios


Persuadé d’avoir sa part de responsabilité dans le meurtre de son épouse et de sa fille, l’avocat Frank Valera tente de racheter sa faute en se laissant démolir par les combattants d’un centre d’arts martiaux. Un livre de philosophie l’inspire alors à prendre son destin en main et à faire vœu de silence pour se consacrer à l’apprentissage des techniques de combat. Il est maintenant prêt à mener sa propre enquête afin de faire payer les mafieux russes qui lui ont enlevé sa famille, ce qui permet à Antonio Banderas de faire l’étalage de ses talents physiques. L’intensité de l’acteur est d’ailleurs la principale qualité de ce suspense essoufflant d’Isaac Florentine auquel il insuffle toute sa crédibilité. Sans lui, on aurait du mal à suivre ce mélange chaotique de violence, de phrases toutes faites et de morale à deux sous!

Eurotrip (Jeudi 21 mai, 20h, V)

V


Après le succès de Folies de graduation, en 1999, les cinémas débordent de films axés sur le sexe, l’amitié et les folies de jeunesse. Le réalisateur et coscénariste Jeff Schaffer fait partie de ceux qui surfent sur la vague grâce à Eurotrip, une comédie crue et décomplexée qui refuse de se prendre au sérieux. On laisse donc le bon sens au vestiaire afin d’apprécier le parcours de Scotty, qui est choqué de recevoir une invitation intime de la part de son correspondant berlinois. Il comprend alors que Mieke est un nom de femme et qu’il vient peut-être de laisser passer sa chance de connaître l’amour, ce qui l’incite à s’envoler vers l’Europe avec ses meilleurs amis pour la retrouver. La présence de Cooper, de Jenny et de Jamie va transformer le voyage en tournée festive des plus grandes villes du continent!

Maudite poutine (Vendredi 22 mai, 23h05, Radio-Canada)

Funfilm Distribution


Dans son premier film, le réalisateur et coscénariste Karl Lemieux nous amène à la rencontre de Vincent, qui a une semaine pour rembourser le stock de marijuana volé à un gang de motards avec ses amis musiciens. Il se rend alors à la campagne afin de renouer avec son grand frère, Michel, un toxicomane désemparé qui lui offre sa protection ainsi qu’une possible solution à son problème. Malgré leurs démons, les frères auront la chance de s’apprivoiser au cours de scènes touchantes ou difficiles, qui mêlent la tendresse et la déchéance à travers des images d’une beauté renversante. Ces images brutes, filmées en noir et blanc, prennent d’ailleurs tellement de place qu’on finit par perdre l’essence du drame, ce qui nous laisse croire que Lemieux a préféré miser sur le contenant plutôt que le contenu.

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