Rémi-Pierre Paquin dévoile son plus grand rêve en tant qu'acteur | 7 Jours
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Rémi-Pierre Paquin dévoile son plus grand rêve en tant qu'acteur

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Dominic Gouin

L’immature Rémi dans Les Invincibles, le détestable Bidou Laloge dans Les pays d’en haut, l’attendrissant René dans C’est comme ça que je t’aime... Le polyvalent Rémi-Pierre Paquin a prouvé à maintes reprises qu’il sait véhiculer beaucoup d’émotions par le biais de ses personnages. L’acteur de 46 ans, qui célèbre cette année ses 20 ans de carrière, nous parle du plaisir qu’il éprouve à exercer son métier, qui le passionne toujours autant.

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Rémi-Pierre, tu campes René dans C’est comme ça que je t’aime. Comment décrirais-tu cet homme?
C’est vraiment un beau rôle. René est un syndicaliste qui travaille du côté sombre de la force. Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de voir la série, on y suit deux couples qui, pendant que leurs enfants sont au camp de vacances, décident d’œuvrer dans le monde du crime organisé. Mon personnage est un homme de main. J’ai vraiment eu du plaisir à l’interpréter, d’autant plus que l’intrigue se passe en 1974, avec tout ce que ça implique: les autos de l’époque, les vêtements, les cheveux... C’était vraiment tripant à faire, mais c’était aussi beaucoup de travail. Comme François Létourneau avait fait un super travail d’écriture, on voulait faire honneur au texte. On savait qu’on avait quelque chose de bon entre les mains et on voulait que ce soit parfait, alors tout le monde s’appliquait pour faire le meilleur travail possible.

Radio-Canada



Grâce à ce projet, tu as retrouvé des amis avec qui tu avais collaboré sur le plateau de la série Les Invincibles. Étais-tu heureux de travailler à nouveau avec eux?
Oui. François Létourneau, Jean- François Rivard — qui a réalisé les deux séries — et Patrice Robitaille sont des amis proches depuis 25 ans. J’étais donc vraiment content de les retrouver et de travailler avec eux.

Tu joues aussi Bidou dans Les pays d’en haut. Selon toi, est-il devenu plus méchant que Séraphin?
J’ai tellement de plaisir à jouer ce personnage détestable! La dernière saison était vraiment bonne. Il était question d’une épidémie de variole, alors ça ne pouvait pas être plus d’actualité. C’était intéressant à tourner. C’était une épreuve qui affectait tout le village et qui unissait une grande partie de la population, mais mon personnage a eu l’idée de profiter de la situation pour faire de l’argent. Bidou est intéressant à jouer, parce qu’il est toujours en train de magouiller et d’essayer toutes sortes de choses, même si ses idées ne sont pas toujours brillantes! Et comme ça se passe à une autre époque, ça rend le tournage encore plus amusant, avec les costumes, les décors... Dans la dernière saison, Vincent Leclerc et moi avons tripé à tourner la scène où on entre dans une maison et on tire sur Jimmy, un voleur. Cette série me donne l’impression de jouer dans un western, un genre que j’ai toujours aimé. Donc c’est un solide trip!

Considères-tu que Bidou est le personnage le plus marquant de ta carrière jusqu’à maintenant?
Ces temps-ci, les gens me parlent plutôt de René, mais c’est certain qu’on me parle abondamment de Bidou. J’ai d’ailleurs reçu plusieurs «mèmes» disant que le tonique de Bidou pourrait éliminer le coronavirus! (rires) J’ai trouvé ça bien drôle. C’est la première fois que je joue dans une série télé aussi longtemps, donc c’est certain que ça laisse une plus grosse marque. En plus, le public est au rendez-vous depuis le début, et la série a d’excellentes cotes d’écoute. Mais je dois dire que les gens me parlent encore de mon personnage de Rémi dans Les Invincibles. C’est ce rôle qui m’a fait connaître du public, et on m’en parle encore beaucoup.

Quand deviez-vous commencer le tournage de la prochaine saison des Pays d’en haut?
On est censés commencer à tourner la saison, qui aura six épisodes, à la mi-juin. On verra ce qui va se passer, mais j’espère qu’on pourra la tourner comme prévu. Si le tournage est reporté, ça risque d’être compliqué de coordonner les horaires de tous les comédiens, parce que plusieurs travaillent sur une autre production aussi. Ça serait un vrai casse-tête... En même temps, c’est un moindre mal avec tout ce qu’on vit en ce moment.

Photo : Bertrand Calmeau / Radi



Tu es aussi propriétaire des tavernes irlandaises Le Trèfle. Ton entreprise souffre-t-elle aussi de la situation?
Oui, j’ai dû fermer mes trois succursales: celle de la rue Ontario, celle à Verdun et celle dans le quartier Limoilou, à Québec. Nous avons dû fermer nos portes le jour de la Saint- Patrick, la fête des Irlandais, qui est habituellement notre plus grosse journée de l’année. Mais en temps normal, les affaires vont très bien.

Aimes-tu le métier d’entrepreneur?
Oui, j’aime bien créer de nouvelles affaires. J’ai aussi monté un festival de théâtre de rue sur lequel j’ai travaillé durant 20 ans. Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé m’impliquer dans la construction et le design de mes pubs. Ce sont des choses qui me font triper, tout comme l’ambiance, l’éclairage et la musique. Je viens d’une famille d’entrepreneurs et j’ai baigné là- dedans toute ma jeunesse, donc j’avais sûrement la fibre entrepreneuriale. Mon père avait un magasin de meubles et une compagnie de radio-communications, le groupe CLR. Mes frères ont ensuite pris la relève et ont fait prendre de l’expansion à l’entre- prise. Je travaillais d’ailleurs pour mon père quand j’étais jeune.

Ça fait maintenant 20 ans que tu exerces le métier de comédien. As-tu réalisé tous tes rêves d’acteur? Y a-t-il un rôle que tu rêves encore d’interpréter?
J’ai vraiment été choyé en ce qui concerne les rôles que j’ai décrochés jusqu’à maintenant. Dans le cas de C’est comme ça que je t’aime, j’ai réalisé mon fantasme de jouer dans une série qui se déroule dans les années 1970 et de rouler dans un gros char de cette époque. Et mon rêve de jouer dans un western s’est concrétisé avec Les pays d’en haut. Par contre, je n’ai pas fait beaucoup de cinéma. J’avoue que j’aimerais un jour obtenir un rôle majeur au grand écran et vivre le trip d’être la tête d’affiche d’un film.

En septembre dernier, tu avais révélé que tu avais trouvé l’amour auprès de Marilou, une mannequin. Êtes-vous toujours ensemble?
Oui, je suis encore avec ma blonde, et ça va super bien. Ça fait maintenant un an que nous sommes ensemble.  

C’est comme ça que je t’aime est disponible sur Tou.tv Extra.  

Les pays d’en haut sera de retour en 2021 à Radio-Canada.  

La première saison des Invincibles est disponible sur Tou.tv.  

Le Trèfle: trefle.ca

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