10 films à voir cette semaine à la télévision | 7 Jours
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10 films à voir cette semaine à la télévision

Image principale de l'article 10 films à voir cette semaine à la télévision
Warner

Confinés à la maison? Voici quelques suggestions de films qui joueront à la télévision cette semaine à voir (ou revoir!) dans le confort de votre foyer.

Les gangs de New York (Samedi 2 mai, 14h, Z) 

ALLIANCE


En 2002, Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio entament l’une des collaborations les plus fructueuses du cinéma avec un drame d’époque aux dimensions épiques. On y découvre le New York du milieu du XIXe siècle, au moment où la bande de nativistes de Bill le Boucher assassine le meneur des Lapins-Morts afin de contrôler le quartier Five Points. Témoin du meurtre de son mentor, le jeune Amsterdam se jure de se venger du Boucher, ce qui l’amène à réunir tous les Irlandais de Five Points afin d’organiser une contre-attaque. Cette rébellion massive, entremêlée avec les événements de la guerre de Sécession, nous donne droit à une leçon d’histoire mémorable grâce à ses acteurs, ses décors, ses costumes et ses prises de vue spectaculaires. On peut lui reprocher quelques longueurs, mais sans plus!  


Batman: Le Commencement (Samedi 2 mai, 19h30, Max) 

Warner

  

Après des années de mauvais traitements, le personnage de Batman renaît grâce au génie du réalisateur et coscénariste Christopher Nolan, qui reprend l’histoire depuis le début. Doté d’une sensibilité et d’une complexité dramatique aussi imposantes que ses scènes d’action, le premier film de la saga raconte les traumatismes du petit Bruce, qui développe une phobie des chauves-souris avant d’assister au meurtre de ses parents. Quinze ans plus tard, son désir de vengeance l’amène à suivre un entraînement physique, mental et spirituel auprès de la Ligue des ombres, dont il refuse cependant la vision inhumaine de la justice. Bruce retourne donc à Gotham afin de reprendre le contrôle de l’entreprise familiale et de remettre de l’ordre dans la ville avec l’aide du sergent Gordon et de Rachel Dawes, l’assistante du procureur.

Oublie Sarah Marshall (Samedi 2 mai, 20h45, V) 

Alliance


Lorsque Sarah lui annonce qu’elle le quitte pour un autre, Peter essaie de se consoler en enchaînant les aventures, avant de s’offrir des vacances à Hawaii, où il est surpris de tomber sur son ex et la célèbre star du rock pour qui elle l’a laissé. Il est heureusement consolé par Rachel, une concierge de l’hôtel pour qui il développe de tendres sentiments, tandis que Sarah remet les siens en question. Voilà la recette parfaite pour un désastre amoureux, qui nous offre tant de malaises, d’absurdités et de blagues mémorables qu’on oublie vite les petits défauts de ce scénario cosigné par Jason Segel, Jason Apatow et le réalisateur Nicholas Stoller. Pour une fois qu’une comédie romantique s’avère pleine de tendresse et véritablement drôle, on s’en voudrait effectivement d’accrocher sur des détails!

Ray (Samedi 2 mai, 21h, Télé-Québec)
 

Universal Pictures

 

Jamie Foxx nous offre l’une de ses plus belles performances en carrière dans ce film où il se glisse dans la peau de Ray Charles, qui perd la vue à l’âge de sept ans après avoir assisté à la mort de son frère. Poussé par sa mère, qui souhaite lui transmettre son indépendance, le jeune Ray s’initie au piano avant d’entamer une carrière de musicien à Seattle. Son succès immense l’amène à se battre contre la ségrégation raciale et aussi contre les démons de la drogue, de l’infidélité et de la honte. À travers ce biopic assez classique, le réalisateur Taylor Hackford déploie une sensibilité visuelle et dramatique qui s’avère aussi intelligente que touchante. Sa direction a d’ailleurs permis à Foxx de décrocher son premier Oscar, grâce à un rôle empreint de subtilité, de force et de charisme.

Arnaque en talons (Samedi 2 mai, 21h, Super Écran)

STX Films


La réalisatrice et scénariste Lorene Scafaria s’inspire d’une histoire vraie afin de nous raconter celle de Dorothy et de sa mentore, Ramona, qui travaillent comme danseuses nues dans un bar de New York. Ruinées par le krach financier de 2008, les deux femmes et leurs alliées décident de se venger de leurs anciens clients de Wall Street en les escroquant grâce à leur charme. Leur petite arnaque est un succès, jusqu’à ce que Ramona se laisse dépasser par sa propre ambition. Porté par une solide distribution féminine, dont l’étonnante Jennifer Lopez, ce drame de mœurs met ses magnifiques décors au service d’un scénario critique, intelligent et agréablement divertissant. On aurait aimé avoir accès au monde intérieur de ses personnages un peu superficiels, mais tant pis! 

L'Amour à 16 ans (Dimanche 3 mai, 21h, ELLE Fictions)

ELLE Fictions


Frustrée de voir que ses parents ont oublié son 16e anniversaire à cause du mariage de sa sœur, qui a lieu le lendemain, Sam doit également accompagner un étudiant étranger à une danse scolaire. Là-bas, elle est humiliée par les tentatives de séduction de l’impopulaire Ted, en plus de croiser son béguin secret, Jake, avec sa petite amie. Elle ignore toutefois que Jake a appris son secret par hasard, ce qui risque de compliquer sa soirée! Hissée au rang de film-culte par les adolescents des années 1980, la première œuvre écrite et réalisée par John Hughes a établi les nouveaux standards de la comédie romantique pour ados avec une histoire simple, des personnages attachants et de jeunes acteurs naturels. Même si le résultat est un peu caricatural, il titille inévitablement notre fibre nostalgique!

L'âge des ténèbres (Dimanche 3 mai, 22h, Télé-Québec)

Alliance


Coincé entre son travail de fonctionnaire inutile et sa famille de banlieue qui ne supporte pas sa présence, Jean-Marc Leblanc échappe à son existence médiocre en rêvant de célébrité, de pouvoir et de belles femmes. Au moment où la réalité et le fantasme s’entrechoquent, Jean-Marc espère cependant trouver le courage dont il a désespérément besoin pour changer de vie, apportant une lumière nouvelle aux thèmes répétitifs du cinéma de Denys Arcand. Avec cette touche fantastique et humoristique, livrée avec efficacité par l’excellent Marc Labrèche, le réalisateur réussit en effet à apporter un peu de couleurs à un scénario dont la critique sociale se révèle acerbe et sans nuances. On a ainsi droit à une comédie satirique remplie de caméos et de fantaisies divertissantes, entrecoupées de lourds moments de réflexion.

Un monde idéal (Mercredi 6 mai, 21h, Télé-Québec)


Peu après s’être évadé d’une prison du Texas, en 1963, Butch Haynes capture le fils d’une famille de Témoins de Jéhovah afin de couvrir sa fuite. Poursuivi par l’équipe du ranger Red Garnett, qui se sait responsable de la sentence injuste de Butch, le criminel en profite tout de même pour initier son otage de huit ans aux petits plaisirs de la liberté. L’amitié qui se développe entre Butch et Phillip s’apprête à rendre le travail de Red encore plus déchirant, tout en révélant l’essence dramatique de ce road movie de Clint Eastwood. Capable de révéler toutes les nuances de gris dans les situations les plus polarisantes, le réalisateur et acteur nous parle en effet de famille à travers une histoire touchante, brillante et charmante, dont le rythme traînant nous permet d’en apprécier tous les détails.

Le retour du héros (Vendredi 8 mai, 20h, Radio-Canada)

Photo : /


Depuis qu’il a rejoint l’armée de Napoléon, Charles-Grégoire Neuville n’écrit plus à sa fiancée, Pauline. Pour consoler sa sœur, Elisabeth décide de rédiger les réponses de Neuville, qu’elle transforme en amoureux éperdu et courageux qui perd bientôt la vie au combat. De retour en Bourgogne trois ans plus tard, le véritable Neuville n’hésite pas à profiter de la fausse réputation créée par Elisabeth, qui doit trouver un moyen de dénoncer les mensonges de Neuville sans révéler les siens. Réalisée par Laurent Tirard, cette comédie surprenante mélange le vaudeville et le burlesque dans un film d’époque visuellement accrocheur. Même si le tout manque assurément de subtilité et de profondeur, on a beaucoup de plaisir à découvrir les personnages loufoques de Jean Dujardin et Mélanie Laurent!

Le phare (Vendredi 8 mai, 21h, Super Écran)


Isolé sur une petite île de la Nouvelle-Angleterre, où il doit travailler comme gardien de phare pendant un mois, Ephraim Winslow a beaucoup de mal à s’adapter à la solitude. La présence de Thomas Wake, un vétéran sévère, ne fait rien pour l’aider à conserver son équilibre mental miné par la routine, l’ambiance glauque des lieux et ses doutes concernant les secrets de Wake. Effrayé par des hallucinations de plus en plus perturbantes, Winslow en vient à douter de la réalité, attisant la violence qui sommeille en lui. Absolument renversant, ce chef-d’œuvre méconnu du jeune Robert Eggers redonne ses lettres de noblesse au suspense d’horreur grâce à un scénario aussi mystérieux que ses images en noir et blanc. Cette joute psychologique marquante, innovatrice dans la forme comme dans le ton, nous présente un huis clos si hypnotisant qu’on s’en rappellera longtemps! 

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