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10 films à voir cette semaine à la télévision

Image principale de l'article 10 films à voir cette semaine à la télévision
Téléfiction

Confinés à la maison? Voici quelques suggestions de films qui joueront à la télévision cette semaine à voir (ou revoir!) dans le confort de votre foyer. 

Le jeu du défi (Samedi 25 avril, 17h30, Max)

Max


Le réalisateur Paul Michael Glaser s’inspire vaguement d’une nouvelle de Stephen King afin de nous transporter dans un monde futuriste, en 2017, où les États-Unis sont soumis à un régime totalitaire. On y fait la rencontre de Ben Richards, un policier qui s’évade de la prison où il a été enfermé après avoir refusé d’exécuter un ordre ignoble. Il est alors récupéré par l’animateur Damon Killian, qui lui offre la liberté si jamais il réussit à échapper à ses tueurs surentraînés au cours de sa populaire émission. Même si ce scénario sentait déjà le réchauffé en 1987 (près de 30 ans avant les Hunger Games!), on y retrouve un humour décalé et des scènes d’action intenses, livrées par un Arnold Schwarzenegger au sommet de sa forme. Ce mélange presque caricatural s’avère assez divertissant, à défaut d’être intelligent!

Ça: Chapitre 2 (Samedi 25 avril, 21h, Super Écran)

Super Écran


Lorsqu’il trouve la preuve que Ça est de retour après 27 ans d’absence, Mike Halon contacte les membres du Club des ratés afin qu’ils honorent leur promesse. Mike, Bill, Ben, Beverly, Richie et Eddie se retrouvent alors sans Stanley, qui s’est enlevé la vie avant d’apprendre que Mike avait un plan pour stopper Ça. Il a effectivement rencontré une tribu amérindienne qui lui a enseigné le rituel de Chüd et l’a informé des origines de cette entité, prête à tout pour empêcher les Ratés de s’unir contre elle. Dépouillée de la complexité du premier Ça, cette suite signée Andy Muschietti trahit vite sa superficialité en multipliant les trames narratives et les effets spéciaux inutiles. En résulte un film d’horreur qui est loin d’être effrayant, malgré le talent indéniable de ses nombreuses vedettes.

Chuck (Samedi 25 avril, 21h, V)

V


Coécrit et coproduit par Liev Schreiber, qui incarne également le rôle principal, ce film de Philippe Falardeau dévoile la véritable histoire de l’homme qui a inspiré le personnage de Rocky Balboa: Chuck Wepner, un père de famille et boxeur semi-professionnel qui se voit offrir un match contre le grand Mohammed Ali, en 1975. Grâce à ce combat de 15 rounds, Chuck découvre la gloire et ses excès, avant de réapprendre à vivre dans l’ombre. Ce parcours prévisible, qui suit tous les clichés de la vedette happée par l’enfer de la drogue, réussit tout de même à se démarquer en exposant les failles humaines d’un personnage plein d’humour et de charme. Tout le mérite revient à Schreiber, dont l’interprétation à la fois délicate et puissante suffit à relever le niveau de ce drame sportif classique!

L'amour ne s'achète pas (Samedi 25 avril, 21h, ELLE Fictions)


En 1987, toutes les adolescentes tombent sous le charme de Patrick Dempsey quand il incarne Ronald Miller, un étudiant prêt à tout pour être accepté parmi les élèves les plus populaires du lycée. Il offre ainsi 1000 $ à sa jolie voisine pour qu’elle fasse semblant de sortir avec lui pendant un mois, avant de changer son style, sa coiffure et ses amis. Tandis que ses mensonges l’amènent à blesser ses anciens alliés ainsi que Cindy, qui commence à éprouver des sentiments pour lui, Ronald réalise qu’il n’a peut-être pas fait le bon choix. Évidemment, on connaît déjà la conclusion de cette comédie pour ados de Steve Rash, dont les clichés ont été usés à la corde. Ça ne nous empêche pas de profiter de son histoire simple, amusante et pleine de nostalgie, en particulier pour les membres de la génération X!

L'homme qu'on aimait trop (Dimanche 26 avril, 22h30, TVA)

Elle Fictions


Après avoir renoué avec sa famille, Agnès Le Roux entame une relation avec l’avocat de sa mère, Maurice Agnelet, qui insiste pour l’aider à récupérer son héritage. La jeune femme se retourne alors contre sa mère, Renée, avant de comprendre qu’elle n’était qu’un pion dans le plan de vengeance de Maurice, qui est maintenant son mari. Après une tentative de suicide ratée, Agnès doit cependant retourner chez Maurice, qui rapporte bientôt sa disparition. Pour Renée, il est clair que ce dernier a assassiné sa fille, et elle est prête à tout pour le prouver. Inspiré d’une histoire vraie, ce suspense dramatique d’André Téchiné se contente d’exposer les faits, laissant bien peu de matière à Catherine Deneuve, à Guillaume Canet et à Adèle Haenel. Ces derniers trouvent tout de même moyen de nous émouvoir, insufflant un peu de vie à ce scénario pesant!

L'intervention (Dimanche 26 avril, 21h, ELLE Fictions) 

AZ Films


Invités à passer une fin de semaine de vacances avec leurs amis les plus proches, Ruby et Peter ont tôt fait de réaliser qu’il s’agit d’une intervention organisée pour eux. En effet, la bande, qui en a assez de leurs querelles constantes, souhaite qu’ils divorcent, mais son intervention encourage plutôt le couple à faire face à ses problèmes. Jessie, Sarah, Annie, Matt, Lola et Jack seront également confrontés à leurs quatre vérités, provoquant nombre de situations inconfortables et de discussions cinglantes entre les jeunes trentenaires. Ce dispersement narratif est heureusement compensé par l’humour caustique et la complicité désarmante des personnages de cette comédie dramatique, dont l’authenticité suffit à nous émouvoir. Pour un premier film, la scénariste, réalisatrice et actrice Clea DuVall a de quoi être fière!

Beyrouth (Mercredi 29 avril, 21h, Télé-Québec) 

Télé-Québec


Dix ans après avoir perdu sa famille dans un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, Mason Skiles retourne au Liban afin de négocier la libération d’un agent de la CIA capturé par un groupe terroriste. L’ancien diplomate découvre alors que le chef des terroristes est Karim, le fils qu’il s’apprêtait à adopter avec sa défunte épouse. Coincé entre son fils et le gouvernement libanais, qui refuse d’accéder aux demandes de Karim, Mason doit faire appel à tous ses talents de négociateur pour s’en sortir. Malgré son côté un peu manipulateur, ce film de Brad Anderson réussit à nous parler de politique internationale, de guerre et d’enfants soldats, tout en construisant un suspense réaliste et enlevant. On apprécie également la performance solide de Jon Hamm, qui a droit à son premier rôle marquant depuis Mad Men.

Les rois mongols (Vendredi 1er mai, 20h, Radio-Canada)

Téléfiction


Le dernier film du réalisateur et coscénariste Luc Picard nous présente Manon, une fillette de 12 ans dont la mère peine à joindre les deux bouts. Afin d’éviter d’être envoyée en famille d’accueil, elle s’inspire des événements d’octobre 1970 afin de kidnapper une vieille dame et de prendre la fuite avec son petit frère et ses deux cousins. Lancés à la recherche d’un endroit parfait où vivre loin des adultes, les enfants du FLQ verront toutefois leur plan déraper de façon rocambolesque, offrant de beaux moments d’humour et d’émotion aux cinéphiles. À travers les yeux de ses jeunes personnages, Picard se permet en effet d’explorer les tensions familiales, sociologiques et politiques du Québec des années 1970 avec une naïveté empreinte de tendresse, qui nous fait oublier bien des maladresses!

Get out (Vendredi 1er mai, 1h, TVA)

Universal


Dans son tout premier film, qui lui a valu l’Oscar 2018 du meilleur scénario original, le réalisateur et scénariste Jordan Peele réinvente le suspense d’horreur avec une histoire à la fois violente, cinglante et hilarante. On y suit le parcours de Chris, un jeune Afro-Américain qui rencontre la famille de sa petite amie blanche pour la première fois. Il a droit à un accueil chaleureux de la part des Armitage et de leurs proches — à l’exception de leurs amis et domestiques noirs —, dont l’admiration exagérée cache quelque chose de louche. Pour savoir ce que c’est, on n’a pas besoin d’écouter Get Out jusqu’à la fin, mais on le fait pour profiter de ses personnages mémorables, de son rythme essoufflant et de ses messages percutants, qui figurent parmi ses nombreuses qualités!

Kamataki (Vendredi 1er mai, 23h05, Radio-Canada)

Filmoption


Dévasté par la mort de son père, Ken Antoine sombre dans une dépression qui le pousse à se jeter dans le fleuve Saint-Laurent, d’où il est miraculeusement tiré. Sa mère envoie alors le jeune homme de 23 ans chez son oncle paternel, Takuma, qui explore ses racines japonaises à travers les techniques de poterie ancestrales du kamataki. Au contact de cet homme excentrique qui l’encourage à vivre son deuil à travers l’alcool, le sexe et l’art, Ken renoue lentement avec la vie. Bien que cette prémisse semble assez classique, le réalisateur et scénariste Claude Gagnon arrive à en faire un chef-d’œuvre de beauté visuelle, musicale et poétique qui regorge de beaux messages. Sa forme, qui tient beaucoup du documentaire, en fait un film véritablement unique, qui a été applaudi dans les festivals de films du monde entier! 

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