Faire de la télé en temps de crise: trois animateurs témoignent | 7 Jours
/magazines/tvhebdo

Faire de la télé en temps de crise: trois animateurs témoignent

Image principale de l'article Trois animateurs témoignent de leur expérience
Radio-Canada

Il y aura un avant et un après à la crise de la COVID-19. Mais pendant la pandémie, les médias nous permettent de nous informer sur les derniers développements, de nous divertir ou simplement de nous changer les idées; bref, de rester unis, malgré le confinement. Trois animateurs d’émissions populaires témoignent de leur expérience.

• À lire aussi: Une toute nouvelle série à TVA signée par l'auteure de «L'Heure bleue»

Alexandre Dubé: couvrir l’actualité à
Salut Bonjour Weekend

Dominic Gouin


Studios désinfectés, entrevues effectuées sur Skype, maquillage et coiffure à réaliser soi-même, distanciation entre les collaborateurs sur le plateau: les équipes de Salut Bonjour et Salut Bonjour Weekend ont procédé à plusieurs ajustements pour continuer à nous informer en pleine pandémie de coronavirus. 

«Pour se conformer aux plus récentes directives du gouvernement du Québec, l’équipe de Salut Bonjour Weekend a décidé que les chroniqueurs qui habitent sur l’île de Montréal et ses environs resteraient dans la métropole. Nous voulons donner l’exemple, en évitant les déplacements entre les régions. Résultat: Ève-Marie Lortie, qui habite la Vieille Capitale, anime de Québec, accompagnée des membres de notre équipe de production qui sont installés dans cette région, alors que nous, les chroniqueurs, nous sommes dans les studios de Montréal. Présenter en direct une émission produite sur deux plateaux de télévision est tout un défi! Nous sommes vraiment fiers du travail de l’équipe.» 

Cette aventure resserre les liens d’une équipe déjà tissée serré. «Nous formons une famille. Traverser cette crise ensemble nous rapproche... à distance!»

En plus de nous informer à Salut Bonjour Weekend, Alexandre Dubé couvre l’actualité à QUB radio. «Interdiction de tout rassemblement intérieur et extérieur, fermetures des écoles et des garderies, confinement des aînés... J’ai toujours une pensée pour les gens derrière ces nouvelles, qui voient leur vie chamboulée par la COVID-19. Plus que jamais, mon rôle est de donner des informations justes, claires et rigoureuses, tout en rassurant les Québécois.»


Guy A. Lepage: présenter
Tout le monde en parle en direct

Radio-Canada


Pour s’adapter à l’évolution rapide de l’actualité, Tout le monde en parle est diffusée en direct le dimanche soir. Un rendez-vous un peu différent, mais plus que jamais pertinent!

«Jusqu’à présent, la question qui revient le plus souvent sur les réseaux sociaux est: “Est-ce que Tout le monde en parle sera dorénavant toujours présentée en direct?” La réponse est non. Premièrement, en temps normal, dénicher des invités qui accepteraient de venir sur le plateau en direct un dimanche soir serait une mission presque impossible. C’est parce que nous sommes en temps de crise que des ministres et des vedettes acceptent de venir nous parler à la TV la fin de semaine! Deuxièmement, le fait d’être en direct me force à être plus concis sur le plan des questions. J’ai un segment de 12 minutes avec un invité, je prépare 12 questions, plus 2 autres au cas où l’entrevue se déroulerait plus rapidement que prévu. Pour être franc, animer en direct ne change pas grand-chose à mon travail. Par contre, même si j’apprécie piloter la version live de Tout le monde en parle, j’ai hâte de retrouver la version préenregistrée. D’une part, parce que ça signifiera que cette pandémie est derrière nous. D’autre part, parce que ça prend un certain temps à un invité introverti — Roy Dupuis, par exemple — pour se “réchauffer” et parce que, à l’inverse, le discours d’un gars volubile comme Dany Laferrière a besoin d’être resserré. C’est souvent en explorant, en prenant notre temps et en sortant des sentiers battus qu’on a les plus belles surprises en entrevue!»


Jean-René Dufort: continuer d’informer et de divertir avec
Infoman

Le Petit Russe


Jean-René Dufort et ses collègues d’Infoman viennent à notre rescousse en pimentant l’actualité de leur légendaire touche de folie, ce qui nous fait beaucoup de bien en cette période de pandémie.

«Au tout début de la crise, nous nous sommes demandé quel ton adopter. Plus sérieux ou toujours divertissant? La réponse se situe entre les deux. Ces jours-ci, on dirait que notre quotidien ressemble à une succession de conférences de presse, avec des images d’hôpitaux et de gens qui portent des masques, des statistiques de patients atteints de la COVID-19... Quand les gens regardent Infoman, ils ne s’attendent pas à voir les mêmes nouvelles qu’aux chaînes d’information en continu. Comme le Dr Horacio Arruda nous le répète chaque jour, il ne faut pas cesser d’avoir du fun parce qu’on est en confinement! On peut faire des tartelettes portugaises ou de la danse en ligne grâce à Internet, ou encore faire des promenades à 2 m de distance les uns des autres!»

Jean-René et son équipe privilégient le télétravail et les réunions sur FaceTime. Ils adaptent aussi leur façon de réaliser leurs entrevues avec leurs invités. «Pendant que les gens sont confinés à la maison, Infoman représente une fenêtre sur le monde! Nous continuons donc d’aller sur le terrain, en respectant les mêmes normes sanitaires et les mêmes règles de distanciation que les journalistes de Radio-Canada, mais nous nous amusons quand même un peu à travers tout ça!»

Salut Bonjour Weekend, samedi et dimanche 6 h, TVA
Tout le monde en parle, dimanche 20 h, Radio-Canada, jusqu’au 24 mai
Infoman, jeudi 19 h 30, Radio- Canada, jusqu’au 18 juin

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus