Claude Legault et sa fascination pour le crime organisé | 7 Jours
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Claude Legault et sa fascination pour le crime organisé

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Qu’est-ce qui a servi de bougie d’allumage à l’écriture de la décalée série policière Appelle-moi si tu meurs? Une certaine fascination de son coauteur et comédien principal, Claude Legault, pour le crime organisé. Le crime qu’il «pardonne le moins», souligne-t-il. 

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«Je suis capable de comprendre certains types de crimes dans le monde, détaille Claude Legault. Comme quand les gens doivent assurer leur survie. Mais le crime organisé est froidement calculé pour s’enrichir aux dépens de la vie et de l’économie de certains pays, et même du monde. Et mon personnage là-dedans n’a pas trop de pitié non plus!» 

«Pas des bibliothécaires» 

Forte d’un début fulgurant sur Club illico, il y a un an, où elle été visionnée plus d’un million de fois en deux semaines au moment de son lancement, «Appelle-moi si tu meurs» bénéficie maintenant d’une deuxième vitrine sur addikTV, le lundi soir. 

Coécrite par Legault et son vieux complice de plume Pierre-Yves Bernard, réalisée par Claude Desrosiers, la fiction – souvent décrite par ses instigateurs comme un croisement entre «Minuit le soir» et «Dans une galaxie près de chez vous» – mise sur le duo Claude Legault – Denis Bernard en têtes d’affiche. Le premier personnifie un policier ; le second, un mafieux. Et tous deux sont des amis de toujours. Voilà pourquoi Claude Legault décrit l’œuvre comme «une histoire d’amitié compliquée entre deux hommes de clans opposés, mais pourtant de la même famille». 

«Ils ne peuvent pas se résoudre à s’affronter, mais ils seront obligés de le faire, dévoile-t-il. J’aime le côté brutal, mais aussi comique, de cette série-là. Veux, veux pas, la mafia et la police antigang, ce ne sont pas des enfants de chœur, ni des bibliothécaires! (rires) Ils sont un peu sauvages sur les bords...» 

Pour l’instant, Claude Legault ne planifie pas, du moins à court terme, de donner une suite à «Appelle-moi si tu meurs», même si l’idée n’est «pas morte», maintient-il. Mais les adeptes peuvent se tourner vers le balado du même titre sur QUB radio. L’ex-lieutenant-détective Antony Donato, qui a agi comme consultant pendant le développement d’«Appelle-moi si tu meurs», y relate quatre grandes histoires d’enquête exclusives. 

«Tony a vécu toutes les formes d’escouades de polices, il a travaillé dans à peu près tout ce qui existe : crimes majeurs, crimes contre la personne, drogue, antigangs, etc. Il était très ferré, et c’est vraiment un chic type. On a eu beaucoup de plaisir avec lui. Quand on m’a demandé de faire des capsules avec lui, ç’a été facile. C’est vraiment quelqu’un dans qui tu mets un 25 sous, et qui peut parler trois heures!» explique Claude Legault. 

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Projets reportés 

Sans surprise, Claude Legault avait plusieurs projets sur le feu lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé le Québec. Son horaire s’est ainsi dégagé de tout ce qui y était prévu, comme le tournage de la deuxième saison de «Cerebrum», ainsi que l’enregistrement d’une série documentaire d’une dizaine d’épisodes sur la Deuxième Guerre mondiale qu’il doit animer, et qui doit l’occuper durant toute une année. Son partenaire d’écriture Pierre-Yves Bernard étant occupé ailleurs, il ne profite pas non plus nécessairement de cette pause professionnelle pour avancer le scénario du troisième film de «Dans une galaxie près de chez vous». 

«On perd la notion des jours, remarque-t-il. Je suis toujours un peu mêlé. J’ai l’impression qu’on est dimanche quand on est rendus mercredi...», image-t-il, soutenant qu’il n’a aucune idée du moment où ses activités reprendront. 

«Présentement, si on veut se faire des ulcères d’estomac, c’est en se demandant quand ça va repartir, siffle-t-il. Je pense qu’il faut être résilient et juste espérer que la crise passe sans faire trop de victimes. Après, on va voir.» 

«Appelle-moi si tu meurs», lundi, 22 h, addikTV. Le balado dérivé de la série est disponible sur les plateformes de QUB radio.

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