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Le deuxième film de Yan England sur la glace

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Dario Ayala / Agence QMI

C’est dans le plus grand des secrets que Yan England a amorcé l’hiver dernier le tournage de son second long métrage, Sam, un thriller psychologique sportif mettant en vedette Stéphane Rousseau, Antoine Olivier Pilon et Mylène Mackay. Mais comme plusieurs de ses pairs, le cinéaste a été coupé dans son élan et a dû suspendre la production de son film en raison de la pandémie de la COVID-19.  

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« On a pu faire 14 jours de tournage avant de devoir tout arrêter », a indiqué Yan England en entrevue plus tôt cette semaine.  

« Il nous reste neuf jours de tournage qui ont été repoussés. Un peu comme tout le monde, on ne sait pas quand on pourra les reprendre. C’est dommage parce qu’on avait trouvé notre rythme de tournage. La machine fonctionnait bien. Mais je ne suis pas le seul à avoir vécu cela, donc je ne m’en plaindrais pas. » 

C’est Stéphane Rousseau qui a vendu la mèche à propos du film dimanche soir lors d’une entrevue qu’il a accordée à l’émission Tout le monde en parle. Yan England aurait préféré ne pas ébruiter le tournage de ce second long métrage.   

« Personne n’était au courant à part les membres de l’équipe du film, lance le réalisateur qui a été nommé aux Oscars en 2013 avec son court métrage Henry. C’est un peu de cette manière que j’avais tourné 1:54 (son premier long métrage) il y a quelques années. Le film était passé sous le radar jusqu’à sa sortie. »  

Rappelons que 1:54 a connu un beau succès populaire et critique en 2016, en plus d’avoir récolté plusieurs prix dans des festivals internationaux. 

Selon Yan England, tout est allé très vite pendant les quelques jours qui ont précédé l’interruption du tournage de Sam.  

« On voyait que la crise prenait de l’ampleur en Chine puis en Europe, mais on se disait : pour l’instant, ici, ça va. Mais ç’a déboulé très vite à partir des premières mesures imposées par le gouvernement. Au début, il y avait juste les regroupements de 250 personnes qui étaient interdits, donc ça marchait encore pour nous parce qu’on était une petite équipe de tournage. Mais on avait des scènes dans des lieux qui ont été fermés et il a fallu trouver d’autres endroits. On s’est mis en mode solution pendant quelques jours jusqu’à ce qu’on soit obligés d’interrompre le tournage. On s’est mis en pause comme le reste du Québec. » 

Retrouvailles 

Yan England a coécrit Sam avec le scénariste André Gulluni (Roche papier ciseaux, Origami). L’intrigue de ce « thriller psychologique sportif » tournera autour d’un athlète de haut niveau (joué par Antoine Olivier Pilon) et d’un professeur de journalisme dans un cégep (Stéphane Rousseau). « Il va se produire un événement qui viendra tout changer et qui aura des répercussions sur leurs vies et sur celles de plusieurs autres personnes. Ces deux personnages vont se rencontrer et s’aider mutuellement », résume Yan England en prenant soin de ne pas révéler trop de détails.  

Sam marque les retrouvailles entre Yan England et l’acteur Antoine Olivier Pilon, qu’il avait déjà dirigé dans son film 1:54. « J’avais envie de retravailler avec Antoine, souligne le cinéaste. Son personnage est plus vieux que celui qu’il jouait dans 1:54 et comme Antoine aussi a vieilli, ça me permettait d’explorer d’autres zones avec lui, des émotions totalement différentes que celles de son personnage de 1:54

« Quant à Stéphane (Rousseau), ç’a été une belle rencontre. C’est un rôle très différent de ceux qu’il a joués au cinéma dans le passé. Et dans les 14 jours qu’on a tourné ensemble, j’ai trouvé qu’il avait apporté une belle sensibilité et beaucoup d’émotion au personnage. » 

Mylène Mackay, Milya Corbeil-Gauvreau, Pierre-Yves Cardinal, Catherine Sénart joueront aussi dans le film. « On a vraiment réuni un beau groupe d’acteurs. Je me considère super chanceux », souligne le réalisateur. 

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Yan England ignore à quel moment et dans quelles conditions il pourra reprendre le tournage de Sam. Si certains secteurs pourraient reprendre leurs activités au cours des prochains mois, les tournages de films et de séries télé pourraient poser problème à cause notamment de la proximité entre les gens qui y travaillent.  

« La distanciation sociale, sur un plateau de tournage, ce n’est pas évident, observe Yan England. Si deux comédiens doivent s’engueuler ou se faire une accolade pour une scène, ça ne marche plus. Mais on verra. Le plus important pour l’instant, c’est la santé des gens. Je fais confiance à nos dirigeants pour la suite. Les gens respectent tellement bien les règles que j’ai bon espoir qu’on va réussir à se sortir de cette crise tout le monde ensemble. »

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