Véronic DiCaire se confie sur ses années difficiles | 7 Jours
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Véronic DiCaire se confie sur ses années difficiles

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Au secondaire, Véronic DiCaire voulait devenir infirmière... jusqu’à ce que ses professeurs de chimie la convainquent du contraire. La jeune fille d’Embrun, en Ontario, a suivi leurs conseils et s’est tournée vers les arts, mais aujour-d’hui, quand elle consulte les journaux et regarde les nouvelles liées au coronavirus, son rêve d’adolescence revient au galop. « Je veux faire du bien aux gens. Je crois sincèrement que c’est une vocation chez moi. Et c’est probablement la raison pour laquelle je fais mon métier. »  

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Véronic DiCaire aimerait contribuer aux « efforts de guerre » en cette période de confinement. Au moment de notre entrevue téléphonique, elle cherchait des façons de donner au suivant avec Rémon Boulerice, son gérant et conjoint depuis bientôt 30 ans.  

« On est des gens de terrain. On veut être dans l’action pour aider les autres, mais aussi pour s’empêcher de trop penser et d’angoisser tout seuls chez nous. »  

Échappé belle  

Véronic DiCaire et son équipe l’ont échappé belle cet hiver en France. Ils ont réussi à terminer leur série de spectacles sans contracter la COVID-19.  

« On passait notre temps dans notre autobus, notre capsule spatiale. On était toujours enfermés. On était en mode tournée. On n’était pas à l’abri, mais on n’allait pas n’importe où non plus. On sentait venir la crise, mais c’était difficile d’en mesurer l’ampleur. »  

Le 8 mars dernier, juste avant que tout éclate, elle était à Paris pour tourner une émission de télévision. Elle devait profiter de cinq jours de congé en attendant d’enregistrer une deuxième émission, mais en voyant défiler l’actualité, elle a décidé de prendre le premier vol vers Montréal. « On avait prévu des petites vacances au Maroc, mais on a laissé tomber. On est revenu au Québec, pis on s’est mis en quarantaine. »  

Incertitude  

Comme plusieurs artistes, Véronic DiCaire a été contrainte de reporter plusieurs spectacles au Québec en raison des mesures de confinement du gouvernement. Selon toute vraisemblance, elle devra en repousser d’autres, mais pour l’heure, son agenda demeure bien rempli pour les mois de mai et juin.  

« J’ai terminé mes spectacles en France avant que tout s’arrête. Par contre, pour ceux qui sont à venir, ce n’est pas évident. On est tous plongés dans l’incertitude. »  

Véronic DiCaire s’inquiète beaucoup pour son milieu, qui mettra sans doute du temps à retrouver sa vitesse de croisière une fois la crise résorbée. En déployant ses talents d’imitatrice sans relâche des deux côtés de l’Atlantique, elle s’est dotée d’un bon coussin financier au fil du temps, mais elle est consciente qu’elle fait partie d’un club sélect de personnes à pouvoir s’offrir ce luxe.  

« Si c’était arrivé à l’époque où j’enre-gistrais des albums, de quoi j’aurais vécu ? Je sais pas. Je sympathise beaucoup avec mes amis artistes qui n’ont pas cette chance. Je trouve ça très, très triste de voir aller les choses. »

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Un cap important  

Du côté des bonnes nouvelles, Véronic DiCaire a récemment franchi le cap du million de billets vendus au fil de sa carrière. Un exploit qu’elle a réalisé en multipliant les représentations non seulement au Québec, mais en Europe, où elle remplit des salles depuis maintenant 10 ans. Comptons également son spectacle en résidence au Bally’s Las Vegas, qu’elle a donné de 2013 à 2015. « Ça a été un feu roulant. C’est extrêmement touchant de voir à quel point les gens sont toujours au rendez-vous. »  

Quand elle jette un regard derrière, Véronic DiCaire pense aux personnes qui l’ont épaulée durant cette période : de Marc Dupré à Geneviève Dorion-Coupal, en passant par Josée Fortier et René Angélil. Elle pense aussi au travail acharné derrière sa réussite.  

« J’ai braillé en essayant de trouver des voix qui n’allaient juste pas. Aujourd’hui, je trouve ça drôle, mais des heures d’angoisse, j’en ai connu. »  

Véronic DiCaire rigole en racontant quelques-unes des meilleures anecdotes de tournée qu’elle a accumulées au fil des années, comme la fois où son équipe et elle ont été obligées de faire le trajet Rimouski Sept-Îles de nuit en autobus, en passant par Québec, en raison d’un traversier capricieux.  

« On n’avait pas le choix : on avait un spectacle le lendemain. On est arrivé vers 6 h du matin. On n’avait pas dormi. Les techniciens se sont tout de suite mis à défaire les camions parce qu’ils avaient peur de s’endormir et passer tout droit ! »  

Côté français, la chanteuse et imitatrice se rappelle ses débuts, alors qu’elle avait comme seuls éléments de décor un banc et une table. « Pis on s’est rapidement retrouvé devant 3500 personnes avec cette même table ! Ça allait tellement vite qu’on n’avait pas pu s’adapter ! »  

 

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