Tribal | Peuples du monde
Vendredi 10 avril à 21 h, TV5
Guillaume Dulude nous emmène à la rencontre des peuples tribaux de la planète.
Il y a 15 ans, une rencontre percutante avec les Massaïs du Kenya a convaincu Guillaume Dulude que sa vie devrait désormais être faite de voyages, de films d’aventure, de tribus et d’études de l’humain. L’ex-athlète de natation devenu docteur en neuropsychologie et explorateur nous entraîne sur le terrain grâce à Tribal.
Armé de son arc et de toutes ses théories sur la communication humaine, Guillaume parcourt le globe à la rencontre de tribus aux mœurs bien particulières. Selon une technique qu’il a utilisée des dizaines de fois, il se présente à des peuples et s’infiltre dans leur quotidien pendant quelques jours afin de manger, chasser, cueillir et dormir avec eux. Que ce soit chez les très armés Karos d’Éthiopie ou chez les Kirghizes, des éleveurs de chevaux du Kirghizistan, il arrive à les présenter au monde sans filtre.
Le respect avant tout
Le secret de ses contacts privilégiés est certainement le respect que Guillaume porte aux gens qu’il rencontre. «Quand je les vois au loin, je me fais entendre pour ne pas les surprendre. Je les laisse plutôt prendre le contrôle. Lorsqu’ils me voient, je ne fais plus rien tant qu’ils m’observent. Je veux leur faire comprendre que je ne ferai jamais rien sans leur consentement. Je leur montre que je respecterai leurs moindres émotions et ne ferai jamais ce que moi, je veux», explique Guillaume.
Parfois, les regards échangés peuvent durer des heures avant que les choses ne bougent, mais l’explorateur sait se montrer patient. Après avoir prouvé qu’il est inoffensif, il est souvent «kidnappé» par le meneur du groupe et puis hop, l’intégration commence.
Attention, c’est froid
Les rencontres de Guillaume sur le terrain ne sont pas sans danger. Le froid extrême du nord de la Mongolie aurait bien pu lui coûter des doigts ou des orteils. Là-bas, il a été émerveillé par les techniques des berkutchis, ces fauconniers qui chassent avec leurs rapaces et qui lui ont enseigné les rudiments de leur art. Il a aussi beaucoup appris de leurs manières de vaincre les températures glaciales.
«En les observant, j’ai pu voir quel combustible ils utilisent et comment le froid amène une planification de la vie complètement différente de celle des pays chauds. Ils doivent, par exemple, casser de la glace la veille s’ils veulent boire au matin. Ils ont développé beaucoup d’habiletés», raconte Guillaume.
Une vraie jungle
Pendant sa quête, Guillaume a marché sur les territoires des ours et des tigres dans la jungle d’Indonésie et s’est baigné dans les mêmes eaux que des crocodiles en Afrique. Habitué à guider des voyageurs dans la savane, il a dormi au grand air dans ces environnements dangereux. «J’avais mon arc et des flèches spéciales, capables de traverser un éléphant si le besoin s’en faisait sentir. Le problème, c’est souvent quand le feu s’éteint, la nuit, et que des animaux rôdent», affirme le jeune homme, qui semble n’avoir peur de rien. Même les guerres que les Karos mènent, mitraillette à l’épaule, contre les tribus voisines ne l’ont pas empêché d’en apprendre davantage sur eux.
Il faut dire que ces peuples, qui vivent parfois comme l’humain le faisait il y a des milliers d’années, ont beaucoup de choses à nous apprendre. En Thaïlande par exemple, chez les Mokens, des nomades des mers, le gaspillage n’existe pas. Le vocabulaire de ces pêcheurs, qui ont des capacités exceptionnelles en apnée, n’a même pas de mot pour parler de possession individuelle! Ce sont ces spécificités et les points communs entre les hommes qui captivent tant Guillaume. «Je veux voir ce qu’il y a récurrent chez les humains malgré nos apparences. Qu’est-ce qui est le cœur de l’humain? J’ai cette fascination depuis l’enfance et je ne veux pas seulement l’étudier théoriquement, je veux le voir», explique-t-il.
Une autre nouveauté à surveiller
Dans Skate le monde (mardi 19 h, TV5), Mathieu Cyr nous emmène à la rencontre de communautés de planchistes de plusieurs pays du globe. Au fil des 13 épisodes de cette série documentaire, il s’intéresse à une culture qui leur est propre et qui fait des adeptes partout.