«Ça m'a donné les outils pour sensibiliser mes fils», -Mariloup Wolfe | 7 Jours
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«Ça m'a donné les outils pour sensibiliser mes fils», -Mariloup Wolfe

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Photo : Toma Iczkovits, Agence QMI

La réputation de Mariloup Wolfe à titre de réalisatrice n’est plus à faire depuis la sortie de son deuxième long métrage, Jouliks, l’an dernier. L’artiste, qui signe la réalisation de la minisérie Mon fils, disponible sur Club Illico, nous ouvre la porte de son univers et nous parle de ses projets.

Mariloup Wolfe a de quoi être fière du travail accompli sur le plateau de la minisérie Mon fils, qui raconte l’histoire de Jacob (Antoine L’Écuyer), un jeune étudiant de 18 ans qui reçoit un diagnostic de schizophrénie. Une situation difficile qui changera le quotidien de toute sa famille. Afin de mettre ce drame en six épisodes en images, la réalisatrice déclare avoir fait appel à son père, Marcel Wolfe, qui est psychiatre de profession. «Il m’a ouvert les portes de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, spécialisé en santé mentale. Il a les clés de tous les départements et, grâce à lui, j’ai pu y avoir un accès privilégié. J’ai ainsi pu discuter avec ses collègues et entrer en contact avec les bonnes personnes, qui m’ont aidée à mettre en images la maladie mentale.» 

Cette expérience a aussi permis à Mariloup Wolfe de mieux comprendre le métier qu’exerce son père. «Il s’agit d’un métier très mystérieux. À la maison, mon père ne nous a jamais parlé des cas qu’il devait traiter. Pour la première fois, grâce à mon travail, j’ai pu entrer dans son hôpital et mieux comprendre ce qu’il fait dans la vie.»

Une série qui fait réfléchir

Mère de Miro et de Manoé, âgés de huit et neuf ans, Mariloup Wolfe déclare en avoir beaucoup appris sur le développement de la schizophrénie chez les jeunes. «Mon fils m’a sensibilisée à la maladie et m’a fait réaliser qu’on n’est à l’abri de rien. En tant que parent, on a toujours le souci que ça puisse arriver à nos enfants. Je constate qu’il y a plusieurs déclencheurs à la schizophrénie, tels qu’une dépression, une peine d’amour ou la prise de psychotropes. Je ne veux pas vivre dans l’angoisse, mais cette série m’a donné les outils pour demeurer à l’affût et sensibiliser mes fils à ce sujet. Pour l’instant, ils sont en santé, et je touche du bois pour ne pas voir leur vie basculer un jour.»

D’autres réalisations

Par ailleurs, Mariloup Wolfe travaille depuis plusieurs mois à la réalisation de la nouvelle série documentaire Le grand move, qui sera diffusée l’automne prochain à Canal Vie. «C’est très prenant. Il s’agit de 50 jours de tournage à travers le Québec, sans compter l’étape de la postproduction. Cette série mettra en lumière le vécu de familles qui décident de quitter la ville pour aller vivre dans différentes régions du Québec.» 

Sur le plan cinématographique, la réalisatrice a un nouveau projet sur la table, actuellement en attente de financement. À noter que ce long métrage, intitulé Je suis Arlette, est développé par Caramel Films et raconte l’histoire d’une femme de 33 ans recrutée pour rajeunir l’image du gouvernement du Québec. «Il s’agit d’un scénario de Marie Vien, qui signe aussi le film 14 jours 12 nuits, paru récemment. Ça se passe dans le milieu de la politique, à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’un monde que je ne connais pas du tout et sur lequel je vais devoir me documenter. J’ai toutefois vraiment accroché à l’histoire. Si tout se passe bien, les tournages débuteront à l’automne.» 

Face au loup

Dans le cadre des tournages de Mon fils, Mariloup Wolfe a passé une journée entière à la campagne pour tourner des scènes avec une louve en compagnie d’une spécialiste. «Dans la série, il y a des moments où le personnage de Jacob fait face à un loup. Les scènes avec l’animal ont été tournées séparément, en forêt. Pour que la louve ait l’air menaçante, on devait mettre un steak devant elle et le lui enlever. C’était un gros défi à relever, mais je suis très contente du résultat.» 

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