Mon fils | Les ravages de la schizophrénie | 7 Jours
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Mon fils | Les ravages de la schizophrénie

Club illico

Antoine L’Écuyer, Patrice Godin, Émilie Bierre et Élise Guilbault.
Photo : Julien Faugère

Antoine L’Écuyer, Patrice Godin, Émilie Bierre et Élise Guilbault.

Être confronté à la maladie mentale de son enfant et se sentir totalement impuissant, c’est l’un des pires cauchemars que peut vivre un parent. La nouvelle série Mon fils raconte le combat bouleversant de Marielle, qui se dévoue corps et âme pour que son fils, Jacob, atteint de schizophrénie, retrouve une certaine qualité de vie. 

Les auteurs, Michel d’Astous et Anne Boyer.

Photo : Julien Faugère

Les auteurs, Michel d’Astous et Anne Boyer.

Les auteurs Anne Boyer et Michel d’Astous ont déjà traité de la maladie mentale dans leurs séries, notamment dans Deux frères, Nos étés, Yamaska et L’heure bleue. Cependant, c’est la première fois que le duo écrit et produit une série entièrement consacrée à ce sujet. «Jacob, 18 ans, réussit bien au cégep, pratique plusieurs sports et possède un bon groupe d’amis. C’était primordial pour nous de montrer sa vie d’avant pour casser les préjugés, car certaines personnes croient à tort que les gens atteints de schizophrénie sont bizarres dès leur tout jeune âge», mentionne Anne Boyer. 

«Il était aussi important pour nous de montrer le long processus qui mène au diagnostic. Comme Jacob consomme de la marijuana, l’urgentologue soupçonne d’abord une psychose toxique. Malheureusement, les épisodes psychotiques suivants indiquent que la situation est beaucoup plus complexe», ajoute Michel d’Astous.  

Trouver la perle rare 

Mariloup Wolfe, la réalisatrice, et Élise Guilbault discutent avant le tournage d’une scène.

Photo : Julien Faugère

Mariloup Wolfe, la réalisatrice, et Élise Guilbault discutent avant le tournage d’une scène.

Mariloup Wolfe, la réalisatrice de ce drame psychologique, est heureuse d’avoir déniché la perle rare pour interpréter Jacob. «Lorsque j’ai lu dans le scénario que le personnage principal avait 18 ans, j’ai craint que ce soit difficile de trouver un jeune comédien capable de jouer des scènes de psychose aussi intenses. Mais dès les premières auditions, j’ai réalisé que la difficulté serait plutôt de choisir parmi tous les candidats potentiels celui qui camperait Jacob tant nous en avions d’excellents sous la main. Parmi nos coups de cœur, Antoine L’Écuyer s’est démarqué car il possède le charisme, la mélancolie, la force et la vulnérabilité de Jacob.» 

Les scènes de crises à l’hôpital figurent parmi les préférées d’Antoine L’Écuyer. «Lorsque Mariloup criait “Coupez!”, je n’avais plus de voix et j’étais complètement vidé, mais j’étais fier de ce qu’on avait accompli. Nous avons travaillé fort pour bien représenter la maladie sans tomber dans la caricature ou les clichés.»

Photo : Julien Faugère

Les scènes de crises à l’hôpital figurent parmi les préférées d’Antoine L’Écuyer. «Lorsque Mariloup criait “Coupez!”, je n’avais plus de voix et j’étais complètement vidé, mais j’étais fier de ce qu’on avait accompli. Nous avons travaillé fort pour bien représenter la maladie sans tomber dans la caricature ou les clichés.»

L’intéressé le souligne d’emblée: incarner Jacob était un beau défi. «Contrairement aux autres personnages que j’ai incarnés, je ne peux pas me fier à mon bagage personnel pour jouer Jacob, car il est vraiment loin de moi. Je me suis donc beaucoup préparé, notamment en rencontrant le psychiatre Pierre Lalonde, spécialisé dans la clientèle schizophrène de moins de 30 ans à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine. Par un beau hasard de la vie, j’ai aussi discuté avec une jeune femme schizophrène qui désirait m’aider à incarner Jacob. Elle m’a entre autres conseillé d’avoir des tics, par exemple bouger les mains rapidement ou piétiner le sol, lorsque mon personnage est en psychose», explique le comédien.  

Dommages collatéraux 

Émilie Bierre incarne Laurence, la sœur de Jacob. «Elle est l’une des premières à remarquer les changements chez son frère, qu’elle ne reconnaît plus. Elle en parle à sa mère, qui met ça sur le dos des hormones. Comme les parents consacrent beaucoup de temps au rétablissement de Jacob, Laurence se sent mise de côté», raconte la comédienne.

Photo : Julien Faugère

Émilie Bierre incarne Laurence, la sœur de Jacob. «Elle est l’une des premières à remarquer les changements chez son frère, qu’elle ne reconnaît plus. Elle en parle à sa mère, qui met ça sur le dos des hormones. Comme les parents consacrent beaucoup de temps au rétablissement de Jacob, Laurence se sent mise de côté», raconte la comédienne.

Élise Guilbault interprète le rôle de Marielle, une femme prête à tout pour épauler son fils dans son combat contre la schizophrénie. «Nous plongeons non seulement dans le drame de Jacob, mais également dans celui de ses parents et de sa sœur, puisque la maladie entraîne des dommages collatéraux», mentionne la comédienne, qui est heureuse que le tandem d’auteurs ait pensé à elle pour camper la mère de Jacob. 

Élise Guilbault est ravie qu’on lui ait confié le rôle de Marielle, la mère de Jacob.

Photo : Julien Faugère

Élise Guilbault est ravie qu’on lui ait confié le rôle de Marielle, la mère de Jacob.

«Dans Unité 9, j’incarnais une avocate; dans Cheval-Serpent, je me suis glissée dans la peau d’une enseignante universitaire émérite, tandis que dans Mon fils, mon personnage est une femme très terre à terre, qui évolue dans un milieu ouvrier, et qui aime cuisiner et veiller sur ses proches. Avant que la maladie mentale vienne chambouler le quotidien de sa famille, Marielle menait une vie normale, pour ne pas dire banale.»  

Retrouvailles 

Patrice Godin prête ses traits à Vincent, le père du jeune schizophrène. Vincent et son fils ne sont pas en bons termes.

Photo : Julien Faugère

Patrice Godin prête ses traits à Vincent, le père du jeune schizophrène. Vincent et son fils ne sont pas en bons termes.

Élise Guilbault et Patrice Godin se sont donné la réplique il y a plusieurs années dans la dramatique Emma. «Lorsqu’on décroche un rôle, on a toujours hâte de voir qui seront nos partenaires de jeu. J’ai été heureux d’apprendre qu’Élise Guilbault allait incarner mon ex-femme, car j’avais adoré travailler avec elle. Lorsqu’on s’est retrouvés autour de la même table pour la première lecture de Mon fils, Élise et moi avons fait le calcul: ça fait déjà presque 20 ans qu’on a joué dans Emma. C’est fou comme le temps passe vite!» confie Patrice, qui incarne Vincent, le père de Jacob. «Mon personnage vit à l’étranger depuis son divorce. Son fils et lui ne sont pas en bons termes, car Jacob lui en veut d’être parti. La maladie les rapprochera-t-elle? C’est ce qu’on verra», conclut le comédien.  

Mariloup Wolfe sur le plateau.

Photo : Julien Faugère

Mariloup Wolfe sur le plateau.

Le saviez-vous?  

  • La série Mon fils compte six épisodes. 
  • Le rôle du psychiatre de Jacob a été confié à Luc Senay. 
  • Élise Guilbault a collaboré à quelques reprises avec les auteurs Anne Boyer et Michel d’Astous: elle a notamment joué dans Deux frères et Yamaska.  

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