Basement East: «C’est assez troublant», −Yoan | 7 Jours
/magazines/echosvedettes

Basement East: «C’est assez troublant», −Yoan

Image principale de l'article Basement East: «C’est assez troublant», −Yoan
Photo : Valérie Blum, Échos Vedettes

Il y a cinq ans, Yoan a fait un spectacle à la salle The Basement East, à Nashville; une première pour le jeune chanteur qu’il était à l’époque. La salle de spectacle, qui se trouvait malheureusement dans la trajectoire de la tornade, n’a pas survécu. La toiture a été arrachée, des murs se sont effondrés et tout l’équipement a été détruit. Yoan a accepté de nous livrer quelques souvenirs.

Yoan, comment avez-vous réagi à la nouvelle de la tornade qui a touché Nashville?

J’ai eu du mal à le réaliser, car j’ai chanté au Basement East en 2015. Pour moi, c’était un événement marquant, parce que c’est une place mythique remplie d’histoire. C’est assez troublant de voir que la salle s’est écroulée. C’est bizarre comment la vie est faite. 

À quelle occasion avez-vous joué dans cette salle?

C’était à l’occasion d’une soirée durant laquelle plusieurs artistes se succédaient sur scène. J’avais fait mon propre spectacle. Des Québécois étaient venus en autobus pour assister au show. Il y avait aussi des gens de Nashville ainsi que des gens de l’industrie. Il y avait là une ambiance très spéciale: j’avais l’impression d’être chez moi. Je me souviens avoir fait quelques reprises d’artistes américains, qu’on connaît peut-être un peu moins ici, et tout le monde chantait avec moi. J’étais vraiment surpris et très content. J’étais resté un peu plus d’une semaine à Nashville pour participer également à des rencontres et à des séances d’écriture avec des auteurs. 

Quel est votre lien avec la ville de Nashville?

J’ai grandi en écoutant de la musique country américaine. Et quand on pense au country américain, on pense immédiatement à Nashville. La première fois que j’y suis allé, j’avais 16 ans. Ç’a été la première ville des États-Unis que j’ai visitée; j’avais été très impressionné. Tout nous parle de musique dans cette ville, et pas seulement du country. Cette première fois avait été très marquante. Un de mes oncles m’avait dit: “Profites-en, parce que tu y vas cette fois pour visiter. La prochaine fois, ce sera pour travailler!” J’avais seulement 16 ans et je commençais à chanter. Il faut croire que mon oncle croyait véritablement en moi. La seconde fois que j’y suis allé, c’était réellement pour travailler. 

Travaillez-vous encore sur votre prochain album?

C’est un processus qui est un peu plus long, parce que l’album sera un peu plus important que mes précédents, et j’ai beaucoup plus de collaborateurs. Par contre, je ne produirai pas l’album cette fois-ci, alors je suis en période de négociation de contrat. Je travaille aussi avec quelqu’un aux États-Unis pour la coordination de tout ça. Disons qu’il y a plus de pièces à mettre en place dans le puzzle. Mais si rien ne change, je devrais sortir un album en anglais à l’automne et certainement un premier extrait d’ici l’été. 

Allez-vous rester dans le même style musical que vos deux premiers albums?

Je savais déjà ce que je n’aimais pas, mais j’ai trouvé encore plus ce que j’aimais. C’est vraiment plus clair pour moi. Avec ce troisième album, je me sens totalement dans mes souliers. Ce sont des chansons dans le style new country complètement assumées et aussi plus musclées au niveau du son. J’ai vraiment hâte de vous faire entendre ça! 

À lire aussi

Et encore plus