2Frères: Deux papas en tournée | 7 Jours
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2Frères: Deux papas en tournée

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Photo : Bruno Petrozza, Groupe TVA

C’est au lendemain du lancement de leur troisième opus, À tous les vents, et du premier spectacle de leur nouvelle tournée que nous avons rencontré le duo. Sonny et Érik Caouette étaient encore fébriles après la soirée magique qu’ils venaient de vivre. Tous deux pères et artistes, les frères partagent un même bonheur de la simplicité.

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Votre disque À tous les vents vient de sortir. Étiez-vous stressés de nous le présenter?

Érik: Oui! Dans la vie, en général, nous ne sommes pas stressés, Sonny et moi. Mais dans une situation de première comme celle-là, c’était doublement stressant de se retrouver à la fois devant les médias, notre famille et les fans. 

Sonny: Après avoir fait la première toune du show, je n’étais plus nerveux; ça ne prenait que ça pour décoller et chasser le stress. 

Avez-vous senti un bon accueil?

S.: On a fait écouter l’album à des amis, à la famille, et chacun a sa préférée. Plusieurs pièces retiennent l’attention, et c’est bon signe.

É.: On a beaucoup entendu parler de Grande personne, parce qu’on l’a faite au lancement. Cette chanson-là (dont les paroles et la musique sont signées Amélie Larocque) suscite beaucoup de réactions, même pour nous! On est tous les deux papas, et Sonny, qui devait l’apprendre au piano pour la jouer sur scène, trouvait ça difficile parce qu’elle venait le chercher. 

S.: Il y a aussi Mon ici, qui est l’une de mes favorites. À mon goût à moi, c’est le meilleur de nos trois albums.

Le 20 février, le duo a présenté ses nouvelles chansons d’À tous les vents.

Photo : Steve Madden, Agence QMI

Le 20 février, le duo a présenté ses nouvelles chansons d’À tous les vents.

Comment vous est venue l’idée de reprendre Snack-bar chez Raymond, de François Pérusse?

S.: Quand on a dit à des collègues qu’on interpréterait cette chanson, la plupart trouvaient que c’était une bonne idée.

É.: Elle existe depuis plus de 20 ans et personne ne l’a reprise. C’est Steve Marin qui a proposé de refaire une chanson cachée de François Pérusse. On a demandé à François s’il voulait y participer et il a dit oui. On était chez lui et je peux dire qu’on a vécu tout un trip! C’était vraiment cool.

Dans le livret de l’album, vous remerciez les gens d’avoir acheté votre disque. Dans un contexte où les ventes dans ce domaine ont diminué, c’est une belle pensée....

É.: C’est sûr que depuis qu’on a lancé notre premier album, le marché du disque en général a subi une grosse baisse. Mais jusqu’à présent, selon les réactions, j’ai confiance qu’on va pouvoir tirer notre épingle du jeu. On ne sait jamais, on verra. On mise beaucoup sur la tournée, il y a un renouveau sur le plan de l’éclairage et des décors, de la mise en scène. C’est un beau spectacle qu’on présente.

Vous êtes deux musiciens et chanteurs, des complices, mais vous êtes avant tout des frères qui passez beaucoup de temps ensemble. Vous arrive-t-il de vous dire que vous avez besoin d’un peu d’air?

S.: Non, c’est plutôt rare. On n’est pas toujours ensemble quand on ne travaille pas et sinon, je ne ressens pas le besoin de prendre des vacances de mon frère! 

É.: On se connaît! On dormait dans la même chambre, on a tellement partagé de niaiseries, de choses entre frères, et on a appris à travailler ensemble. Ce n’était pas facile au début, parce qu’entre frères, quand t’es plus jeune, ta job, c’est un peu de te chicaner et de ne pas t’entendre! En vieillissant, on devient plus matures, et on réalise que ça ne donne rien. On trouve les moyens de s’entendre, même si on n’est pas toujours d’accord, mais pour les décisions professionnelles, on est à 98 % du temps d’accord. Ce ne serait pas vivable si on ne s’entendait pas aussi bien. 

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail?

É.: Faire de la route. On a commencé à faire la tournée des bars en 2010, et on a gagné notre vie en se promenant un peu partout durant six ans. Tous les aspects du métier sont l’fun, comme d’entrer en studio, mais le gros bonheur est d’aller à la rencontre de nos fans. Après les spectacles, les gens se confient beaucoup. Certains nous disent qu’on les a aidés à traverser des périodes difficiles avec notre musique. 

Avec la tournée, avez-vous le temps de voir vos filles?

É.: C’est sûr que ces temps-ci, je ne la vois pas aussi souvent que je le voudrais. Elle a huit ans, celle de Sonny aussi. Elle est en deuxième année, ça va bien à l’école, et j’ai une belle relation avec sa mère. On forme une bonne équipe. 

Vous font-elles des commentaires concernant vos chansons?

É.: Oui, la préférée de ma fille est 100 fois et Guérir nos mémoires.

S.: Pour la mienne, c’est Tout en blanc, la chanson qui parle de mariage.

Dans la pièce À tous les vents, vous dites que vous ne cherchez pas le bonheur parce que vous l’avez. Au jour le jour, le bonheur, où le trouvez-vous?

É.: C’est sûr que la famille et les amis, c’est important, mais il n’y a pas grand-chose qui me grounde autant que mon rôle de père. Un être humain est dépendant de moi, et ça me pousse à me casser la tête pour être un meilleur père, et d’être le plus présent possible malgré mes horaires. 

S.: Je dirais la même chose, mais j’ajouterais qu’un de mes bonheurs, c’est aussi de ne pas avoir à mettre mon réveil le matin! (rires)

En outre, Sonny, vous avez un nouvel amour dans votre vie.

S.: Oui. Marie-Claude (Imbeault) m’a enseigné quand j’étais en secondaire cinq. Elle a 10 ans de plus que moi. Nous formons un couple depuis juillet.

Photo : Gracieuseté

  • Pour connaître toutes les dates de spectacles du duo, consultez son site, 2freres.com.
  • Son album À tous les vents est en vente.

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