La servante écarlate | Futur imparfait | 7 Jours
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La servante écarlate | Futur imparfait

Lundi le 17 février à 22 h, Vrak (Début)

Loin de sa famille, Defred (Elisabeth Moss) mène une existence marquée par la peur et la haine de ses bourreaux.
Photo : Vrak

Loin de sa famille, Defred (Elisabeth Moss) mène une existence marquée par la peur et la haine de ses bourreaux.

Dans un monde glauque où les femmes fertiles sont gardées prisonnières et endoctrinées par un régime totalitaire religieux, une jeune mère doit maîtriser sa colère afin de survivre aux traitements les plus inhumains qu’on puisse imaginer. Le tout sans perdre son âme et l’espoir de s’en sortir un jour. 

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Que nous réserve l’avenir? La colonisation de l’espace? Des autos volantes? L’éradication de la famine et des maladies les plus graves? 

Loin des prédictions de progrès scientifiques et technologiques qui permettraient aux êtres humains de mener une vie plus facile, cette série inspirée du classique de l’auteure Margaret Atwood nous entraîne plutôt dans un univers on ne peut plus inquiétant. 

Soumission et endoctrinement 

Photo : Vrak

Dans cette version du monde à venir, l’Amérique est depuis peu sous l’emprise d’un régime totalitaire dirigé par des fanatiques. Les femmes fertiles sont pour la plupart réduites au statut d’esclaves dont le seul rôle notable dans la société est de porter les enfants de ceux qui sont devenus leurs maîtres. 

Parmi elles, les spectateurs sont invités à suivre Defred, une jeune mère de famille séparée de force de son conjoint et de son enfant. Elle doit apprendre à survivre dans un monde hostile sans se perdre elle-même ni perdre l’espoir de retrouver les siens un jour. Autour d’elle, cependant, les murs qui l’enferment, les gardiens et les corps pendus des parias exhibés en guise d’avertissement lui rappellent que le moindre faux pas peut coûter cher à celles qui se laissent tenter par l’idée de se rebeller.  

Dès les premiers instants, Defred est à même de constater que le régime qui la garde prisonnière n’en est pas un de pardon: une de ses consœurs est éborgnée en guise de punition pour son attitude jugée insolente. 

Un trio malsain 

Tante Lydia (Ann Dowd), un des visages peu sympathiques du régime.

Photo : Vrak

Tante Lydia (Ann Dowd), un des visages peu sympathiques du régime.

Tandis que Defred est soumise à des séances d’endoctrinement dirigées par la sadique Tante Lydia, son esprit est habité par les souvenirs de sa vie d’autrefois, une existence qu’elle ne pourra sans doute jamais retrouver. Une réalité d’autant plus difficile à accepter que la jeune femme ignore ce qui est advenu de ceux qu’elle aime.  

Malgré la révolte qui bout en elle, Defred doit apprendre à demeurer silencieuse si elle veut rester vivante, et suivre l’exemple des autres femmes, qui n’hésitent pas à se montrer du doigt les unes les autres au gré de la volonté de leurs bourreaux, ne serait-ce que pour échapper au châtiment qu’elles pourraient subir à leur tour. 

Tandis que le commandant Waterford (Joseph Fiennes) soumet Defred à sa volonté...

Photo : Vrak

Tandis que le commandant Waterford (Joseph Fiennes) soumet Defred à sa volonté...

Pour la servante vêtue de son bonnet blanc et de sa robe d’un rouge vif, le plus troublant est cependant d’avoir à subir les viols ritualisés du commandant Fred Waterford, qui est aujourd’hui le maître et le propriétaire de son corps. Ces séances auxquelles elle doit se soumettre sans résistance se déroulent sous l’œil attentif de Serena Joy, l’épouse de Waterford, qui ne prend guère de plaisir au rôle qui lui est conféré lors de cet acte sexuel froid et mécanique. 

... son épouse, Serena Joy (Yvonne Strahovski), maudit la servante écarlate.

Photo : Vrak

... son épouse, Serena Joy (Yvonne Strahovski), maudit la servante écarlate.

Profondément haïe par Serena Joy, qui voit sa propre infertilité comme une malédiction, Defred doit donner un enfant à son maître et à sa conjointe, sinon elle risque d’être envoyée dans les colonies, où elle serait condamnée à nettoyer les déchets toxiques — une mission qui lui assurerait une vie de maladie et une mort aussi lente que douloureuse.  

Sanglante sentence 

Malgré la terreur profonde que Defred ressent au quotidien, quelques lueurs subsistent dans sa vie: son amitié naissante avec une autre captive au regard candide, Deglen, la joie de pouvoir proférer de gros mots à voix basse quand aucun gardien n’est à l’écoute... C’est bien peu, mais c’est tout de même quelque chose pour cette femme combative. 

La possibilité de se perdre dans la noirceur demeure cependant bien réelle dans la nouvelle République de Gilead. Defred prend conscience de ses sombres pulsions lorsqu’un homme accusé de viol est amené devant le groupe de servantes dont elle fait partie pour subir son châtiment. 

 

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