«J’étais prêt pour ce rôle» -Guillaume Cyr | 7 Jours
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«J’étais prêt pour ce rôle» -Guillaume Cyr

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Photo : Eric Myre, Groupe TVA

chausse les souliers du ministre Laurent Demers dans la série Épidémie, à TVA. Le comédien voit dans ce personnage une occasion de montrer une facette différente de son jeu. Devenu papa pour une deuxième fois cet automne, il a pris plaisir à relever le défi. 

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Dans Épidémie, vous incarnez le ministre de la Sécurité publique. Que représente ce personnage pour vous?

Ce rôle, c’est une surprise! Je ne m’attendais pas à me faire offrir de jouer un ministre maintenant! Je le vois comme un nouveau chapitre de ma carrière, car c’est la première fois qu’on m’offre un personnage à fonction, un personnage de monsieur. J’ai joué beaucoup de rôles de «bébittes» jusqu’ici, des jeunes adultes pas trop à l’aise avec les filles ou des gars plus rustiques. C’est aussi mon plus gros rôle à la télé. C’est aussi la première fois que je suis dans tous les épisodes d’une série et que ma ligne dramatique est aussi bien développée. C’est un beau défi!

D’ailleurs, les auteurs Bernard Dansereau et Annie Piérard ont écrit le rôle de Laurent Demers expressément pour vous...

Oui, j’étais vraiment flatté lorsque je l’ai appris, surtout qu’ils m’ont avoué ne jamais avoir créé un personnage pour un acteur spécifique auparavant! Ils l’ont fait parce qu’ils aimaient mon talent. Je pense qu’ils avaient le désir de retravailler avec moi après L’imposteur, pour ma sensibilité et, sans vouloir paraître prétentieux, pour ma palette de jeu.

Il joue le ministre de la Sécurité publique dans <em>Épidémie</em>.

Photo : Yan Turcotte, TVA

Il joue le ministre de la Sécurité publique dans Épidémie.

Êtes-vous un féru de la joute politique comme Laurent Demers?

Je ne suis pas impliqué en politique, mais je m’y intéresse grandement et je suis politisé. Quand j’ai su que je participerais à Épidémie, j’ai senti le besoin de m’attacher à un modèle. Je me suis inspiré d’Alexandre Boulerice pour créer mon personnage. J’ai envoyé sa photo aux membres de l’équipe de production pour leur suggérer de recréer son look. J’ai demandé qu’on grisonne ma barbe comme lui, entre autres choses. Je trouve que nous nous ressemblons un peu. J’aime son côté sympathique, mais aussi son côté sérieux. C’est un gars compétent qui sait où il s’en va, mais qui garde le sourire et une certaine bonhomie.

Est-ce stressant de porter des chaussures de ministre, même si c’est dans une fiction?

C’est la veille de la première journée de tournage que le stress m’est rentré dedans! Je me disais: «Oh, mon Dieu, les gens n’y croiront pas!» Finalement, ç’a bien été. Ça fait 12 ans que je suis sorti de l’école de théâtre, et j’ai pas mal roulé ma bosse à la télévision, au théâtre et au cinéma. Avec toutes ces heures de vol, j’étais prêt! N’empêche que je suis heureux que ce défi ne soit pas arrivé plus tôt dans ma carrière, à un moment où je n’aurais peut-être pas été aussi prêt à le relever.

Quelle relation entretenez-vous avec Félix-Antoine Tremblay, qui interprète votre conjoint dans la série?

Je ne connaissais pas du tout Félix-Antoine avant la dernière étape des auditions. Je n’étais pas là lors des premières auditions, mais j’ai donné la réplique aux derniers candidats retenus. Quand Félix-Antoine est entré dans le local, il s’est tout de suite passé quelque chose; nous étions à l’aise. J’avais l’impression de le rendre meilleur et qu’il me rendait meilleur. C’était important pour moi de sentir cette complicité, car dans l’émission, Laurent et Pascal sont ensemble depuis déjà huit ans. Je voulais croire aux raisons de la longévité de leur couple. À la fin de la journée d’audition, Félix-Antoine était le premier sur ma liste, et j’ai été heureux d’apprendre qu’il l’était aussi pour le réalisateur. 

Sur le plan personnel, vous êtes devenu papa pour la deuxième fois cet automne. Comment va votre petite famille?

Tout va bien! Vivianne est magnifique et exceptionnelle. Ma conjointe, Alexandra, et moi touchons du bois, mais pour l’instant, c’est un bébé facile. Edmond est un grand frère tout aussi exceptionnel! Chaque matin, la première chose qu’il souhaite faire, c’est d’aller dire bonjour à sa petite sœur.

Est-ce que l’équipe de tournage a été compréhensive par rapport à votre nouvelle réalité?

Tout le monde m’a bien taquiné avec mes petits yeux fatigués! L’horaire d’un acteur est une lame à double tranchant. Autant on peut avoir trois semaines d’accalmie durant l’année qui nous permettent d’être très présent pour notre famille, autant quand on est en période de tournage on doit être sur le plateau coûte que coûte.

Plus tôt cette année, vous êtes parti avec votre papa en Italie. Était-ce pour fêter un moment spécial?

C’était son cadeau pour son 65e anniversaire. Je suis parti seul avec lui pendant 10 jours à Rome et à Venise. C’était la toute première fois que mon père voyageait en avion. Ç’a été spectaculaire comme voyage. C’était important pour moi de faire ça.

Pourquoi était-ce si important pour vous?

Tu ne parles pas des mêmes sujets avec ton père lorsque tu es seul avec lui que quand tu le vois dans un souper avec la famille réunie. Ça sort de la routine. Ce voyage
a été très émotif. Je le suis encore juste en me le remémorant... Nous avons pleuré ensemble. J’avais besoin de vivre ça, j’avais besoin de voir l’émerveillement dans ses yeux. 

  • Suivez Guillaume Cyr dans Épidémie le mardi à 21 h, à TVA, et dans Une autre histoire le lundi à 20 h, à Radio-Canada. 

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