La Voix: Place à la compétition! | 7 Jours
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La Voix: Place à la compétition!

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Photo : Andréanne Gauthier ©

Un vent de renouveau souffle sur la huitième saison de La Voix! Pierre Lapointe et Garou, qui font un grand retour, et Cœur de pirate, qui occupera l’un des sièges rouges pour la première fois, feront concurrence au vétéran Marc Dupré. Alors que s’amorcent les auditions à l’aveugle, les coachs se confient à propos de la nouvelle saison, qui s’annonce riche en émotion!  

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PIERRE LAPOINTE  

Photo : Andréanne Gauthier ©

Pierre, comment se passe ton retour à La Voix? 

Ça se passe très bien. Je suis heureux d’être là. Je suis très serein et impliqué, et comme c’est ma quatrième saison, je suis en terrain connu et je m’amuse beaucoup. 

As-tu une approche différente de celle que tu avais lors des autres saisons? 

Je suis plus lucide face à cette expérience-là. J’ai aussi un détachement qui me permet d’être encore plus impliqué qu’avant. Le fait de bien connaître la machine m’aide beaucoup à me laisser aller. J’ai développé de bons réflexes au fil des années.  

Tu as accepté de remplacer Éric Lapointe au pied levé, peu de temps avant le début des auditions. Pourquoi as-tu accepté? 

J’avais arrêté La Voix un peu à contrecœur parce que de belles opportunités se présentaient pour moi en France. Je venais de signer un contrat chez Columbia et j’avais des engagements à remplir. Cette année, ça adonnait bien parce que j’avais quelques mois de répit avant de commencer ma tournée. C’était comme si tout était placé pour que je reprenne mon siège.  

Qu’est-ce que tu apprends à propos de toi-même à travers cette expérience? 

Au départ, j’avais un problème avec le fait d’être filmé constamment et je manquais de naturel. Mais je m’y suis habitué. Ma participation à cette émission a surtout permis au public d’apprendre à me connaître. Les gens ont une vision de moi qui correspond plus à ce que je suis dans la vraie vie. 

Tu as vu passer beaucoup de candidats depuis ta première saison en tant que coach. Y en a-t-il qui t’ont particulièrement marqué? 

J’ai une affection très particulière pour David Marino. Sa présence sur scène est hallucinante. Je l’aime beaucoup. J’ai aussi été marqué par Matt Holubowski et Dominique Fils-Aimé. Ils commencent à faire leur marque dans le milieu artistique, et ça me rend fier.  

Et toi, aurais-tu tenté ta chance à La Voix si l’émission avait existé au début de ta carrière? 

Oui, probablement. Je suis conscient qu’aujourd’hui, c’est le meilleur moyen pour se faire connaître. On va se le dire: toute l’industrie de la musique écoute La Voix.  

Cette année, tu travailles pour la première fois avec Garou et Cœur de pirate. Comment ça se passe avec eux? 

Ça va très bien. Mais je suis moins compétitif qu’avant; j’ai comme un détachement qui me permet d’être plus efficace. J’ai quand même gagné une saison grâce à Stéphanie St-Jean, qui avait été éliminée par Éric Lapointe. Ça prouve que ce n’est pas toujours ceux qu’on pense qui terminent en finale. C’est une course qui se déroule sur plusieurs mois; il y a donc plusieurs possibilités de rebondissements.  

Est-ce qu’il y a quand même une saine compétition entre vous? 

Je dirais plutôt qu’on joue les uns avec les autres. Parfois, on sait très bien à quelle équipe un candidat a envie de se joindre, mais on beurre épais par plaisir et pour parfois conjurer le sort. Il m’arrive de tenter le tout pour le tout. C’est souvent beaucoup plus par plaisir que par esprit de compétition.  

MARC DUPRÉ 

Photo : Andréanne Gauthier ©

Marc, tu es le seul coach de la septième saison à revenir cette année. Comment te sens-tu? 

Je me sens bien et à ma place. J’aime toujours ça et je suis toujours aussi passionné. Je me suis rendu compte que chaque année je doute: je me demande si la passion est encore là et si je vais encore avoir des frissons. J’ai eu ma réponse dès le premier candidat. J’aime la musique, c’est un cadeau de faire ça. Et avec les années, le stress est moins élevé. 

J’ai entendu dire que tu n’occupais plus le même fauteuil cette année... 

Je le confirme! On a voulu brasser les cartes. Ce changement fait du bien. Je suis plus attaché au concept de l’émission et à l’équipe qu’au fauteuil. Ce qui est important pour moi, c’est que mon fauteuil tourne quand je pèse sur le bouton. 

Que peut-on dire de cette nouvelle saison? 

Du côté des styles musicaux, ça va encore plus dans tous les sens et c’est encore plus difficile de prédire qui va gagner. Le niveau de compétition est fort, on a affaire à des chanteurs de haut calibre. Il y en a qui ont de belles personnalités cette année. 

Le niveau de compétition entre les coachs est-il monté d’un cran? 

Oui. Je pense aussi que tout le monde est compétitif avec moi. C’est peut-être parce que je suis moi-même très compétitif; j’ai mené de chaudes luttes avec tous les coachs, mais ça a particulièrement brassé avec Garou. Et Pierre Lapointe ne lâche pas facilement le morceau. Il est très physique, il se lève et vient me voir à mon fauteuil. Il veut beaucoup et il a un charisme énorme. 

Comment ça se passe avec Cœur de pirate? 

J’ai été paternel avec elle au début, mais j’ai rapidement vu qu’elle pouvait être coriace, alors je suis devenu compétitif avec elle aussi. En même temps, j’ai appris à lâcher le morceau. Quand j’ai dit ce que j’avais à dire pour tenter de convaincre un candidat, je me tais et je laisse la place aux autres. Je suis galant, je suis rendu là: j’ai compris que je dois laisser le candidat faire son choix. Chaque coach a sa propre couleur, donc c’est vraiment à lui de décider. 

Vois-tu une différence entre le coach que tu es devenu et celui que tu étais lors de la première saison? 

Non, pas vraiment. Je suis toujours le même gars qui donne tout. Je suis comme ça dans la vie de tous les jours. Mais je dirais que j’ai plus confiance en moi. Et je suis beaucoup moins stressé qu’avant; au début, j’avais peur de ne pas avoir de candidats dans mon équipe. J’ai un nouveau lâcher-prise et je fais confiance à la vie. 

Qu’est-ce que toutes ces années à La Voix t’ont apporté personnellement? 

J’ai plein de nouveaux amis avec qui je peux faire de la musique. J’ai fait des rencontres exceptionnelles et j’ai appris encore plus que j’ai donné. J’ai aussi pu partager ma passion à un autre niveau. C’est tellement un beau cadeau de pouvoir vivre cette expérience année après année. 

GAROU  

Photo : Andréanne Gauthier ©

Garou, comment se déroule ton retour à La Voix après une pause d’un an? 

J’ai surtout hâte de travailler avec de nouveaux talents. L’équipe de coachs est vraiment géniale et diversifiée. C’est le fun cette année parce que nous avons vraiment une dynamique différente d’un coach à l’autre. 

Pourquoi n’avais-tu pas repris ton siège l’année dernière? 

Franchement, je ne pensais même pas revenir pour une deuxième saison. Mais on dirait que tout était placé pour faire en sorte que je revienne. L’année passée, mon horaire ne me le permettait pas. Cette année, c’est comme si toutes les étoiles s’étaient alignées pour que je fasse un retour. J’ai du fun, et ça me permet de passer le plus de temps possible au Québec.  

Quelle est la dynamique avec les trois autres coachs? 

Honnêtement, l’une des raisons pour lesquelles je suis de retour, c’est que je peux enfin travailler avec Marc Dupré. Il avait pris une pause en 2018, et j’avais vraiment envie de faire ça avec lui. On se connaît depuis longtemps; on se croisait souvent à nos débuts, mais on n’a jamais pu passer beaucoup de temps ensemble. C’est génial de travailler avec lui. Et il y a un bel esprit de compétition entre les coachs, même si nous provenons d’univers totalement différents.  

Quel souvenir gardes-tu de ta première saison, que tu as gagnée avec Yama Laurent? 

Cette rencontre avec Yama a été fantastique! Je ne vais jamais oublier ça. J’ai passé de merveilleux moments lors de ma première saison. Dans tout le processus, ce que je préfère, c’est le moment où on commence à travailler avec les candidats. J’aime partager l’expérience que j’ai avec eux, les écouter et apprendre de nouvelles choses à travers eux. C’est une expérience très formatrice, même pour nous, les coachs. 

Qu’est-ce que tu retiens des auditions à l’aveugle? 

Je trouve ça magnifique de voir à quel point le bassin de talents est immense au Québec. On en parle même en France, tellement le talent musical semble inépuisable ici. On vous réserve encore de belles surprises cette année. 

Vois-tu des différences entre la version française de La Voix et celle du Québec? 

Oui, surtout dans la façon de procéder et dans ce qu’on recherche. Il y a un mouvement qui s’installe depuis quelques années. En France, on recherche plus des voix puissantes. Au Québec, c’est l’inverse: on veut aller ailleurs et faire des choix qui ne sont pas uniquement influencés par la puissance vocale des participants. Il y a un nouveau bassin de voix différentes; on est davantage dans l’identité vocale que dans la puissance, et ça rend le concept encore plus intéressant. 

COEUR DE PIRATE  

Photo : Andréanne Gauthier ©

Béatrice, pourquoi avoir accepté d’être coach à La Voix? 

Parce que c’est vraiment une belle expérience. On dirait que tout le monde est positif, ici, et c’est aussi très formateur. Si on m’avait proposé ça plus tôt dans ma carrière, j’aurais dit non. Je ne me serais pas sentie assez outillée pour le faire. Mais aujourd’hui, ça fait 10 ans que je mène une carrière dans la musique, et je me dis que si je peux aider de nouveaux talents et leur donner un coup de pouce, c’est tant mieux. 

Tu as fait partie du jury du concours Nouvelle Star, en France, en 2017. En quoi l’expérience La Voix est-elle différente? 

Ce sont deux émissions bien différentes. Nouvelle Star nous amenait à juger des prestations, alors que La Voix nous permet d’accompagner les candidats et de les aider. La direction artistique et l’accompagnement que demande La Voix sont vraiment intéressants. Nous avons l’occasion d’amener les candidats à un autre niveau. 

Quel genre de coach es-tu? 

Je ne sais pas encore... C’est tout nouveau pour moi. Mais je sais que je suis très proche de mes sentiments. Je sais par où ils sont passés, donc je vais tout faire pour les aider. Je pense que je serai une coach empathique et à l’écoute des candidats.  

Les coachs doivent être persuasifs pour convaincre un candidat de rejoindre leurs rangs. As-tu un esprit compétitif? 

Je ne pensais pas être compétitive, mais je me suis surprise à l’être lors des auditions à l’aveugle. Je me suis vraiment découvert un côté compétitif. Disons que je ne donnais pas ma place quand venait le temps de convaincre un candidat que j’aimais de joindre mon équipe. Mais, au final, les candidats ont déjà une bonne idée du coach qu’ils vont choisir. 

Qui est le coach le plus coriace quand vient le temps de se battre? 

Pierre est pas pire du tout. Il est très compétitif et il m’a donné du fil à retordre. J’ai parfois eu à lui livrer de chaudes batailles. 

Qu’est-ce que tu apprends sur toi à travers cette aventure? 

Je réalise que j’ai beaucoup de patience, de clémence et de volonté. Je suis aussi très protectrice. Je le suis avec ma fille, mais j’étais étonnée de voir que je l’étais aussi avec les candidats. Ils vivent des moments angoissants, et je veux vraiment les mettre en confiance. 

Aurais-tu participé à La Voix si ça avait existé au début de ta carrière, il y a 10 ans? 

Non. Je n’ai jamais fait de concours parce qu’ils n’en avaient que pour les chanteurs à voix, et je ne fais pas partie de cette catégorie. Je me suis imposée à mes débuts, mais à l’époque, je ne me serais pas sentie à ma place dans un tel concours. Mais si je commençais ma carrière aujourd’hui, peut-être que je le ferais. 

Que peut-on dire des candidats de cette saison? 

Ce sont des artistes extrêmement polyvalents et étonnants. J’ai vraiment hâte que le Québec les découvre. 

  • La Voix, dès le 9 février à 19 h, à TVA
  • La Voix Extra, mardi 19 h 30, à TVA

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