«J’ai travaillé au pic pis à pelle» -Sam Breton | 7 Jours
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«J’ai travaillé au pic pis à pelle» -Sam Breton

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Photo : Valérie Blum, Échos Vedettes

Diplômé de l’École nationale de l’humour en 2013, Sam Breton a fait son petit bonhomme de chemin depuis. En 2019, il a gagné l’Olivier de la découverte de l’année et le voilà qui vient de lancer son premier one man show, Au pic pis à pelle, pour lequel sa blonde a notamment été une source d’inspiration. Rencontre avec un sympathique gaillard!

Jeudi matin. Sam Breton nous a donné rendez-vous à TVA. Il revient de sa chronique humoristique à Salut Bonjour. La veille (le 22 janvier), c’était la première médiatique de son premier one man show, Au pic pis à pelle. Même s’il n’a pas beaucoup dormi, il est d’aplomb et tout sourire pour notre jasette.

Un raconteur-né

Originaire de Laurier-Station dans le comté de Lotbinière, Sam Breton a à la fois grandi sur la ferme de sa mère et de son beau-père et avec son père, qui a longtemps fait du remorquage avant d’être président de l’Association des professionnels du dépannage du Québec. Bien que son père ait déjà fait du théâtre amateur et animé des soirées, c’est surtout de son arrière-grand-père paternel, qui déclamait sur le perron de l’église, que lui vient son côté raconteur.

En quatrième secondaire, alors qu’il jouait La guerre des tuques en pièce de théâtre et qu’il a fait rire toute la salle, il a su qu’il ferait de l’humour dans la vie. Même s’il est le seul de sa famille à faire de l’humour, sa sœur Mélanie, 32 ans et de deux ans son aînée, a failli entrer à l’École nationale de l’humour, mais elle a été écartée dans la dernière ligne droite des auditions. Elle fait des voix et des publicités à la radio. Quant à son frère, Kaven, 34 ans, il travaille en conception de jeux vidéos.

En décembre dernier, Sam a remporté l’Olivier de la découverte de l’année. «Je pense que ça m’a donné une crédibilité aux yeux des gens qui ne me connaissaient pas.» Salut Bonjour, où il fait ses chroniques humoristiques tous les jeudis depuis 2018, lui a aussi ouvert des portes. «On me donne carte blanche. Je fais des bien-cuits aux invités. J’adore ça.»

Une aide précieuse

José Gaudet a été une belle rencontre dans son parcours en tant que script-éditeur de son spectacle. «José n’a pas écrit de numéro. Il passait une fois par mois pour voir le show et dire ce qu’il aimait et ce qu’il couperait. Il m’a beaucoup aidé dans la dernière année pour savoir sur quoi mettre ou non de l’énergie.»

Au pic pis à pelle représente tout le travail acharné de Sam pour se rendre où il est. «Je suis un raconteur, un gars d’expressions, et je me suis demandé ce qui exprimerait bien mon show. Je me suis dit que j’ai travaillé fort, “au pic pis à pelle”.» Dans son spectacle, il parle notamment de la région, du suicide et du fait que sa blonde et lui ont pris la décision de ne pas avoir d’enfant. «Depuis que je fais ce numéro-là, on m’en parle beaucoup à la fin de mes spectacles. Des gens me disent: “Merci de le dire.” Pour moi, c’était important d’en parler. C’est un choix de ne pas en vouloir.» Leur bébé, c’est Genji, un chien akita inu de neuf mois. 

Le destin

Sa blonde, Myranie, est cadre en relations de travail. Ils se sont rencontrés un jour où il animait une soirée d’humour sur la rive sud de Québec et qu’elle était venue le voir avec une cousine à lui, une amie du secondaire qu’elle n’avait pas revue depuis deux ans. «Je ne serais pas tout ce que je suis en ce moment si ce n’était pas de cette femme-là, avec qui je suis depuis sept ans. On a commencé à sortir ensemble quand j’étais à l’École nationale de l’humour. Je vois tous les sacrifices qu’elle fait, les soupers où elle passe dans le beurre parce que tout le monde veut savoir ce qui se passe avec moi. Quand j’ai commencé à sortir avec elle, elle me disait que l’humour, ça allait être prenant. Je lui ai toujours dit que l’humour allait toujours être en premier, mais que j’allais tout faire pour qu’elle ne se sente jamais deuxième. C’est ce qui a cimenté notre relation.» 

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