Alex Godbout: Un comédien qui n’a pas fini de faire jaser! | 7 Jours
/magazines/7jours

Alex Godbout: Un comédien qui n’a pas fini de faire jaser!

Image principale de l'article Un comédien qui n’a pas fini de faire jaser
Photo : Aurélie Girard, TVA Publications

Depuis qu’il a terminé ses études à l’École de théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe, il y a moins de cinq ans, les rôles se sont succédé pour Alex Godbout. On se souvient de son interprétation de Yan dans O’, mais c’est véritablement son personnage de Thomas dans L’heure bleue qui lui a permis de se distinguer comme l’un des comédiens les plus prometteurs de sa génération. Nous l’avons rencontré pour en savoir davantage à son sujet.

Alex, ton personnage dans L’heure bleue n’est pas simple. Comment le décrirais-tu?

Dans le cas de Thomas, je dirais qu’il est le fruit de son environnement! C’est sûr que le fait d’être né dans cette famille dysfonctionnelle, reconstituée, avec un père qui, comme un grand adolescent, ne pense qu’à son propre profit, ne peut pas faire de Thomas le gars le plus équilibré sur la planète. Au premier regard, il ne semble pas nécessairement être une bonne personne, mais je pense qu’il a un bon fond et qu’il a une très grande sensibilité. C’est un hypersensible, et c’est ce qui l’amène à faire des excès. C’est un personnage bouillant, avec une formidable capacité d’aimer. C’est incroyable, les sentiments qu’il éprouve!

Peut-il aussi être colérique?

Oui, dès qu’on touche à une personne qu’il aime, sa colère est décuplée. Il a bien de la misère avec les injustices. Tout le monde en vit au quotidien, mais Thomas, lui, ne les laisse pas passer. Il pense qu’il est capable de contrôler tous les paramètres de sa vie et comme ce n’est pas le cas, ça lui crée beaucoup de frustrations. Il peut être considéré comme une bombe à retardement, comme c’est le cas pour tous les personnages rejetés à répétition. Il ne faut pas oublier, au sujet de Thomas, qu’il a été vraiment pénible avec Clara (Alice Morel-Michaud). Au début, il ne voulait pas de l’enfant et il souhaitait que Clara se fasse avorter, mais après ça, avec la paternité imminente, il a voulu garder cet enfant dans sa vie et ç’a été au tour de Clara de vouloir s’en défaire en le donnant en adoption. Thomas et elle ont réagi de façon opposée, et ça s’est équilibré à un moment donné. Je trouve qu’on oublie parfois de voir que ce sont deux enfants qui ont essayé de devenir des adultes à un rythme effréné. Et c’est sûr que dans de telles circonstances, ça cause des frictions.

Qu’est-ce qui attend Thomas pour cette nouvelle saison?

Je dirais qu’on va commencer à retrouver le Thomas qu’on a connu au cours des autres saisons. Rien de grave, rien d’intense ni d’explosif, mais je pense qu’il est beaucoup plus mature et essaie de s’affranchir de la façon de faire de son père en tant que jeune papa. Il a encore un kick sur Clara, et son désir de vouloir faire partie de sa vie est vraiment sincère, mais est-ce que ça va continuer à aller dans ce sens-là? Je n’en dis pas plus...

Dans L’heure bleue, son personnage tente de prouver qu’il est un père responsable.

Photo : Yan Turcotte, TVA

Dans L’heure bleue, son personnage tente de prouver qu’il est un père responsable.

Quels commentaires les fans de L’heure bleue te font-ils au sujet de ton personnage?

On m’en parle beaucoup et récemment, j’étais au Musée des beaux-arts à Québec et une dame m’a demandé si c’était bien moi qui jouais le rôle de Thomas, puis elle m’a dit: «Ah, que je vous haïs la face, là-dedans!» Je constate que c’est un personnage qui est polarisant et, en général, j’ai un super bel accueil du public. Il y a beaucoup de personnes qui me disent qu’elles sont prêtes à lui pardonner. Les gens font aussi beaucoup de commentaires sur la page Facebook de L’heure bleue; c’est intéressant.

En jouant le rôle du père de l’enfant de Clara, as-tu retrouvé une bonne amie en Alice Morel-Michaud?

Oui, on s’entend très bien tous les deux. Je sortais tout juste de l’école de théâtre quand j’ai décroché mon tout premier rôle à la télévision avec Alice, dans Subito texto. C’était un rôle épisodique et c’était drôle, parce qu’elle faisait semblant de tomber dans les pommes pour que je lui fasse le bouche-à-bouche. Je trouvais ça spécial. Deux mois plus tard, j’ai auditionné pour jouer le rôle de son copain dans L’heure bleue. Nous avions donc déjà une certaine complicité quand on a commencé à jouer ensemble, et nous avons maintenant beaucoup d’amis en commun.

Tu es originaire de Val-d’Or. Le chemin a-t-il été difficile pour réaliser ton rêve de devenir comédien?

Ça faisait un bon bout de temps que je voulais faire ce métier, mais, en vieillissant, quand on s’imagine devenir comédien alors qu’on vit en région, c’est spécial. On pense que ce n’est pas possible... Et c’était encore plus spécial pour mes parents, qui se disaient que leur petit gars qui est bon à l’école, qui a un avenir à l’université, veut partir de l’Abitibi pour s’en aller au cégep à Sainte-Thérèse faire du théâtre. J’ai passé deux auditions et, finalement, c’est à l’École de théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe que j’ai été admis.

Avec le temps, tes parents sont-ils devenus tes fans les plus fidèles?

Oh oui! Mon père, qui était le plus réticent à me laisser partir de Val-d’Or pour entreprendre ce chemin-là, est mon plus grand fan à ce jour. Ma mère, elle, m’a encouragé à partir du moment où elle a vu que j’étais sérieux, et elle a tout donné pour que je réussisse. La première année suivant ma sortie de l’école de théâtre a été difficile, et mes parents ont toujours été là. Ils m’ont fait confiance et, maintenant, je veux ne jamais les décevoir. Je veux faire honneur à la confiance qu’ils ont eue en moi.

Photo : Aurélie Girard, TVA Publications

Tu es âgé de 25 ans et tu es assez discret au sujet de ta vie personnelle. On sait peu de choses à ton sujet...

Oui, normalement, je suis assez secret, je ne donne pas trop de nouvelles sur moi. Il y a un petit article qui a été fait il y a quelques années: j’ai été en couple avec la comédienne Laurie Babin durant trois ans. Nous sommes séparés depuis quelques mois et je ne veux pas m’étendre sur le sujet. Je suis assez conservateur au sujet de ma vie privée, mais s’il y a quelque chose à dire, c’est que notre rupture a été à l’image de notre relation, c’est-à-dire que c’était une super belle relation et la rupture s’est faite dans le respect. Nous nous parlons encore souvent, nous sommes complices.

• À lire aussi: Laurie Babin: célibataire

En plus de L’heure bleue, tu fais aussi du théâtre...

Oui, je joue dans Les Plouffe depuis le 14 janvier (jusqu’au 8 février) au Théâtre du Trident, à Québec. J’y incarne Guillaume, le sportif de la famille. J’ai aussi deux projets d’écriture que je mène en tandem. J’ai aussi un nouveau projet que je vais entreprendre en avril et qui sera en ondes l’automne prochain, mais je ne peux malheureusement pas en parler tout de suite, parce que ça n’a pas été annoncé. Ce sera un rôle-titre dans une nouvelle série et j’en suis bien content, car c’est un bon pas en avant. On va aussi me voir dans la deuxième saison de Clash, où je joue le rôle de Christophe. Sinon, les tournages de L’heure bleue sont terminés, et si je peux dire une chose au sujet de la nouvelle saison qui vient de débuter, vous ne voudrez pas manquer le dernier épisode!

  • L’heure bleue, mardi 20 h, à TVA.
  • Clash, du lundi au jeudi à 19 h 30, dès le 3 février, à Vrak.

À lire aussi

Et encore plus