Expat | Une nouvelle vie au bout du monde | 7 Jours
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Expat | Une nouvelle vie au bout du monde

Vendredi le 31 janvier à 19 h, CASA

L’animateur, Jean-Michel Péloquin, à Tokyo.
Photo : © CASA

L’animateur, Jean-Michel Péloquin, à Tokyo.

Pour certains, le bonheur est ailleurs! Jean-Michel Péloquin est reparti dans un périple autour du globe pour rencontrer une trentaine de Québécois qui ont choisi de s’installer à l’étranger. Dépaysement et chocs culturels sont à prévoir dans cette deuxième saison d’Expat!

Jean-Michel, qu’est-ce qui vous a donné envie de tourner une deuxième saison d’Expat?

Le succès de la première saison a été très motivant. C’est vraiment une belle émission, l’expérience d’une vie, même! J’en profite pendant que c’est là et je me considère comme chanceux d’y participer.

Le tournage est-il aussi exigeant que celui de la première saison?

Oui, je suis tout aussi brûlé! Nous avons visité une vingtaine de pays afin de rencontrer 30 expatriés québécois. Le tournage a commencé en septembre et se terminera à la fin de janvier. Je vous parle en direct de San Diego, avant de m’envoler vers le Mexique et les Antilles. Le tournage se terminera à Hawaii; c’est plutôt cool!

Comment s’est passé le recrutement?

Super bien! Nous avons reçu des centaines de candidatures. Le bouche-à-oreille ayant fait son effet, j’ai trouvé plusieurs expatriés moi-même, parce qu’on m’en a proposé certains dans des messages privés.

Pour quelles raisons les expatriés de la deuxième saison ont-ils décidé de quitter le Québec?

Il n’y a pas deux histoires pareilles. Ils partent pour un emploi, pour l’amour ou à cause du climat. Dans Expat, on se questionne beaucoup sur leurs motivations.

Quelle histoire fera le plus jaser cette saison?

C’est sûrement celle d’un couple qui a vendu sa maison, son bateau et ses automobiles pour fonder la plus grosse ferme de grillons du monde, au Panama. Ils élèvent ces insectes pour en faire une poudre protéinée. Cette farine serait la protéine de l’avenir. C’est fascinant de constater qu’ils se sont jetés dans le vide pour vivre cette expérience!

Rencontrez-vous des familles?

Oui, entre autres celle d’un mannequin abitibien de 48 ans qui vit au Japon depuis des dizaines d’années. Il a deux petites filles et vit dans une maison typiquement japonaise où il ne peut pas passer dans les cadres de porte sans se pencher, tellement il est grand. Il parle japonais et est bouddhiste.

Vous l’avez dit, on s’expatrie souvent par amour. Avez-vous été touché par une histoire de cœur?

Jean-Michel a rencontré un couple expatrié en Afrique du Sud.

Photo : © CASA

Jean-Michel a rencontré un couple expatrié en Afrique du Sud.

J’ai rencontré la journaliste Lucie Pagé en Afrique du Sud. Elle a déménagé là-bas il y a 29 ans, pendant un conflit armé, et s’est mariée avec un Sud-Africain qui était l’un des bras droits de Nelson Mandela. Elle a vécu toute une histoire, car à cette époque elle n’avait même pas le droit d’habiter avec son époux parce que c’était un homme de couleur. Ils devaient se cacher pour se voir.

Quelles sont vos destinations préférées cette saison?

En Suisse, l’animateur a eu l’occasion de se rendre à Zurich...

Photo : © CASA

En Suisse, l’animateur a eu l’occasion de se rendre à Zurich...

Mes trois pays préférés dans le monde sont l’Afrique du Sud, la Suisse et le Japon. J’ai eu la chance de les visiter tous les trois durant cette deuxième saison! J’aime l’Afrique du Sud pour les montagnes et l’océan, le Japon pour le dépaysement culturel et la Suisse pour ses paysages à couper le souffle.

Qu’est-ce que tous ces expatriés ont en commun?

Ils ont le même plan B. Ils savent que si ça ne fonctionne pas pour eux à l’étranger, ils pourront toujours rentrer au Québec. C’est leur parachute.

... et à Lutry.

Photo : © CASA

... et à Lutry.

Des téléspectateurs vous ont-ils confié avoir décidé de partir grâce à Expat?

J’ai reçu plusieurs messages de gens inspirés par ce qu’ils ont vu à l’émission, mais personne encore ne m’a dit être parti après l’avoir regardée. Bien sûr, l’idée de tout laisser derrière soi pour se lancer dans le vide intrigue les gens. Moi-même, je me pose des questions là-dessus.

Auriez-vous le courage de le faire?

Jamais je ne m’expatrierais dans le fin fond des montagnes colombiennes pour faire pousser du café! Au Québec, on peut bien se loger, bien se nourrir, être soigné et avoir un bon emploi. De plus, les femmes sont belles, et tout le monde est libre! J’aime partir pour mieux revenir. J’étoufferais à l’étranger, loin de mes repères.


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