Écureuils, histoire de famille | Champions de la survie | 7 Jours
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Écureuils, histoire de famille | Champions de la survie

Dimanche le 26 janvier à 17 h, Canal D

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Photo : Canal D

Présents autant dans les villes que dans la nature, les écureuils ont du panache! Plus brillants qu’on pourrait le croire, ces adorables mammifères ont des capacités surprenantes étudiées partout dans le monde. Ce documentaire brosse leur étonnant portrait de famille.

Mis à part l’Océanie et l’Antarctique, les écureuils — ou, plutôt, les membres de la famille des sciuridés — ont peuplé tous les continents de la planète. De l’impressionnant écureuil géant de l’Inde, qui mesure jusqu’à 1 m du museau à la pointe de la queue, au minuscule tamia, qui pèse quelque 30 g, les 300 espèces de cette famille se sont adaptées à toutes sortes d’environnements de façon assez impressionnante.

Photo : Canal D

Braver le froid

Le froid est un des défis que la nature lance à ces petits êtres. Comme ils doivent dépenser énormément d’énergie pour l’affronter, mais que leur nourriture est souvent ensevelie sous la neige au cours de la saison froide, certains écureuils hibernent. C’est entre autres le cas de l’écureuil terrestre arctique, qui vit dans le nord du Canada, en Alaska et en Sibérie. Il se glisse dans son terrier dès septembre — parfois même dès le mois d’août — pour n’en ressortir qu’en avril après une longue période de jeûne. Au pire de l’hiver, la température dans son nid frôle les -25 °C et celle de son sang est inférieure à zéro. Pourtant, l’animal ne gèle pas. Pourquoi? Les scientifiques l’ignorent toujours. Ils savent néanmoins que toutes les deux ou trois semaines, le minuscule dormeur fait remonter sa température à 36 °C en frissonnant ardemment.

De taille trop menue pour se faire des réserves de graisse, le tamia, lui, se réveille une fois par semaine pour manger des noisettes qu’il a accumulées dans son terrier durant la belle saison. Il arrive à récolter cette montagne de provisions grâce à ses abajoues, qui lui épargnent des va-et-vient vers son nid lorsqu’il trouve de la nourriture, puisqu’elles peuvent contenir jusqu’à sept noisettes par voyage!

Un énorme butin

Photo : Canal D

Quant aux écureuils fauves et aux écureuils gris, que les citadins connaissent très bien, ils enterrent leurs noisettes pour les jours plus difficiles. Pour être certains de ne pas se faire chiper tout leur butin par d’autres écureuils, ils cachent leurs provisions à des milliers d’endroits différents. Et que ceux qui croient qu’ils oublient où ils ont enfoui leurs noix se détrompent! Une chercheuse de l’Université de Californie a découvert — grâce à des centaines de noisettes qu’elle a préalablement munies de micropuces et distribuées aux écureuils du campus — que ces animaux retrouvent 90 % de leurs provisions durant l’hiver. Elle soupçonne même que les noix qui n’ont pas été déterrées étaient en surplus. Elle affirme donc que, sur les 10 000 noisettes qu’il enterre par an, un écureuil parvient à en retrouver au moins 9000! Cette découverte expliquerait pourquoi les sciuridés arboricoles ont un cerveau plus développé que leurs congénères terrestres, qui ne font pas de réserves, et que leur cerveau grossit à l’automne, à l’image de la carte de leurs cachettes secrètes.

Photo : Canal D

Champions sauteurs

Si les sciuridés arboricoles ont de plus grandes capacités mentales, c’est aussi parce que la vie dans la canopée demande de plus grandes capacités que la vie au sol. Champions des distances, les écureuils font des sauts puissants adaptés autant aux branches souples qu’aux branches fixes. Par exemple, un écureuil gris peut sauter sur une distance de 3 m sans problème. Pour l’égaler proportionnellement, un homme devrait être capable de franchir 20 m sans prendre d’élan!

Toutefois, le champion des sauts chez les sciuridés est le grand polatouche. Cet écureuil volant qui peuple le Canada d’est en ouest arrive à planer sur une distance de 45 m à la vitesse de 30 km/h.

L’histoire de billy

En plus de visiter les sciuridés des quatre coins du globe, le documentaire de la BBC suit les progrès du petit Billy, un écureuil roux accueilli dans un refuge à l’âge de cinq jours. Les yeux fermés, sans poils ni dents, ses chances de survies n’étaient pas des plus élevées. Le petit orphelin mène toutefois un combat saisissant pour vivre et retrouver un jour son entière liberté au cœur de la forêt écossaise.

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