Seule sur scène dans Les filles et les garçons: «Je n’aurais pas pu le faire avant» −Marilyn Castonguay | 7 Jours
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Seule sur scène dans Les filles et les garçons: «Je n’aurais pas pu le faire avant» −Marilyn Castonguay

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Photo: Kelly Jacob, Collaboration spéciale

Après avoir joué avec Denis Bernard dans la série Fatale-Station, Marilyn Castonguay est maintenant dirigée par lui dans son premier solo au théâtre: Les filles et les garçons. Un défi de taille pour la comédienne, qui souligne cette année ses 10 ans de carrière.

Quand Denis Bernard lui a passé un coup de fil pour lui proposer de faire le monologue Les filles et les garçons, de l’auteur britannique Dennis Kelly, Marilyn Castonguay n’a pas hésité à se lancer dans le vide pour une première fois en solo au théâtre, même si c’est un défi un peu vertigineux. «Denis, c’est un homme que j’admire beaucoup. Je trouve que c’est un acteur extraordinaire, et il est toujours très gentil et très respectueux quand on se voit. J’étais très surprise qu’il pense à moi pour le solo, parce qu’on a joué ensemble seulement une fois. J’étais très honorée qu’il me fasse confiance en tant qu’actrice, alors qu’il ne me connaissait pas tant que ça. Ce qui m’a convaincue de le faire, c’est le texte formidable. Il faut aussi avoir confiance en la personne qui nous dirige. Dans mon cas, comme c’était Denis, tout était là pour que je me lance. Même si c’est le metteur en scène, on partage beaucoup d’idées. Je ne sens jamais qu’il me donne des ordres. C’est vraiment un travail d’équipe.»

Ça demeure tout un défi pour la jeune femme de 35 ans. «Je n’aurais pas pu le faire avant, parce que c’est énorme, autant la charge de travail que le stress à gérer. Je suis une fille de gang, mais là il faut que j’affronte ça toute seule et que chaque soir les gens me trouvent intéressante. Je ne pensais pas être capable de faire ça un jour, et pourtant j’ai trouvé mon plaisir là-dedans.»

L’actrice porte à bout de bras l’histoire d’une femme assez colorée qui raconte son parcours de vie, avec ses beaux et ses moins beaux côtés. Elle parle entre autres de sa rencontre avec le père de ses enfants et de son retour de voyage, ainsi que de ses ambitions professionnelles. «À travers ce qu’elle raconte de façon très éclatée et humoristique, on sent toujours sa réflexion sur la société, sur notre rapport à la violence — ce qui fait qu’on succombe à notre propre violence ou pas — et sur le fait qu’on n’a aucune leçon à donner à personne. La force de cette femme et sa capacité à rester en vie à travers toutes les adversités font en sorte que c’est une pièce puissante et forte.»

10 ans de carrière

L’année 2020 marque les 10 ans de carrière de Marilyn Castonguay. «Je suis bénie des dieux. J’ai 10 belles années de métier derrière moi. Je me trouve extrêmement privilégiée d’avoir la confiance des metteurs en scène et des agents de casting, qui m’appellent pour me faire essayer des rôles même si, à l’audition précédente, j’étais complètement pourrie et que je ne voulais plus faire ça dans la vie! Ç’a été 10 ans de gros défis et de beaux rôles différents, tant à la télé et au théâtre qu’au cinéma. Je sens que je suis plus en possession de mes moyens.» 

La comédienne ne pourrait pas être plus choyée qu’en ce moment. Celle que l’on peut voir dans Alix et les Merveilleux, à Radio-Canada, est aussi de la série C’est comme ça que je t’aime, qui sera diffusée en mars sur l’Extra de Tou.tv, et de Jusqu’au déclin, de Patrice Laliberté, le premier film de Netflix qui a été réalisé au Québec, à voir cet hiver. De plus, elle remontera sur les planches en avril, à l’Espace Libre, dans Une conjuration. «Je n’ai pas vraiment eu d’arrêt en 10 ans de carrière, sauf quand Salmigondis s’est terminé, en 2017. Je ne savais pas ce qui m’attendait. Je faisais beaucoup d’auditions et ça ne marchait pas. Je me disais que c’était peut-être là que tout allait s’arrêter, mais finalement j’ai eu Alix et les Merveilleux, C’est comme ça que je t’aime et le solo Les filles et les garçons. Comme quoi ce n’est pas parce que tu as des bas qu’il n’y aura plus de hauts!» 

  • La pièce Les filles et les garçons est à l’affiche de La Licorne jusqu’au 22 février.

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