Brigitte Lafleur et Mario Provencher: En quête d’un nouveau nid | 7 Jours
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Brigitte Lafleur et Mario Provencher: En quête d’un nouveau nid

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Photo : Bruno Petrozza, TVA Publications

Brigitte Lafleur et son mari, Mario Provencher, ont décidé de bouger. Après trois ans passés dans leur maison de Saint-Hilaire, dans laquelle ils ont effectué des travaux majeurs, le temps est venu pour le couple passionné par les rénos et la déco de dénicher une autre résidence qui saura correspondre à ses goûts et à ceux de sa fille, Agathe. 

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Vous avez décidé de vendre votre propriété. Pour quelles raisons? 

Brigitte: Trois ans dans la même maison, c’est un record pour notre couple. L’appel de la nouveauté nous est revenu. L’an dernier, nous y avions pensé, mais là, c’est vrai: on la quitte. 

Pourtant, dès le début, vous aviez décidé d’y entreprendre des travaux. 

B.: Oui, avant même de faire la moindre décoration, on savait qu’il y avait l’électricité à refaire, la ventilation, des choses qui ne paraissent pas. On a aussi enlevé deux cheminées. On a souvent rénové des maisons, et on le fait par passion. Et dans bien des cas, c’était avec l’idée que nous allions rester longtemps à cet endroit!   

Vous n’aviez pas l’idée de rénover pour vendre? 

B.: Non, on ne fait jamais ça. Chaque fois qu’on se lance dans de gros travaux, on le fait pour nous, pas pour faire du home staging. C’est juste que l’appel d’un autre projet nous vient tout le temps. Mario s’est mis à aimer ça de plus en plus. 

Mario: Même si ça ne paraît pas, je suis un sédentaire! Quand j’ai rencontré Brigitte, sa mère et sa sœur habitaient sur la rue à côté de chez elle. Elles venaient de déménager et avaient le projet de repartir, Brigitte venait d’acheter sa maison... Ils ont ça dans leur ADN.  

Photo : Bruno Petrozza, TVA Publications

Les photos avant et après rénovation de l’aire centrale au rez-de-chaussée illustrent l’ampleur des transformations. «Comme c’est une pièce à aire ouverte, on ne pouvait pas juste changer la cuisine. Il fallait tout harmoniser.» 

Photo : Bruno Petrozza, TVA Publications

Il y a combien de temps que vous êtes ensemble? 

B.: Quinze ans... On s’est mariés en 2005, un an après s’être rencontrés.  

M.: Je savais qu’elle était la femme de ma vie. 

B.: Ça faisait deux mois qu’on se connaissait et il a acheté la moitié de ma maison. Ça s’est fait vite, on le savait que nous étions faits l’un pour l’autre. 

M.: Moi, j’aime l’architecture, et on a un point en commun: on aime les mal-aimées. Une maison qui est à vendre depuis six ans, ça nous excite! On essaie de comprendre pourquoi elle est depuis si longtemps sur le marché. Il y a des demeures qu’on a visitées trois, quatre fois, pour voir ce qu’elles nous inspiraient, ce qu’on pourrait faire pour qu’on s’y sente chez nous. Dès qu’on trouve, c’est gagné. On l’achète, on arrache les murs, on recommence. 

Cette fois, les travaux ont-ils duré longtemps? 

B.: Je dirais trois ans! Pendant les rénos, j’ai habité durant deux mois chez mes parents, dans le sous-sol, avec ma fille et mon chum. C’est une chance d’être entourés comme ça, ce n’est pas tout le monde qui a le luxe d’aller squatter chez quelqu’un.  

M.: Pendant un gros six mois, c’était inhabitable chez nous. On a eu une cuisine avec un comptoir en plywood durant quelques mois. Il y a un côté l’fun à cette aventure, mais notre réalité a changé: on a un enfant. Nos prochains choix seront faits en fonction de la petite qui grandit. 

B.: Il y a eu une grande période où Agathe n’aimait pas la maison parce qu’elle était blanche et noire. Elle trouvait ça laid, sauf sa chambre, où il y avait un mur rouge.  

Lequel d’entre vous a le plus la bougeotte dans le couple? 

M.: Je pense que ça commence à être ex æquo! 

B.: Il y a un côté tripant à rénover parce tous les deux, on est créatifs, on a des visions. On aime changer une cuisine de place, imaginer les matériaux. On s’envoie des photos pour s’inspirer. Ça nous allume, imaginer ce qu’on va faire avec une maison. 

B.: Et puis nos goûts changent aussi, et on se tient à l’affût du design parce qu’on adore ça. Presque tous les genres de maisons me plaisent. C’est normal pour nous qu’après trois ans, on en soit rendus à rêver d’un autre décor, de repartir à neuf. 

M.: Brigitte est plus game que moi, mais je vais au bout de ses idées, et c’est magique. J’adore aussi la relation qu’on a avec les ouvriers, les sous-traitants. Je me plais beaucoup dans le milieu de la construction qui est un peu plus tough, alors que le monde dans lequel j’évolue, celui des arts, en est un plus feutré. 

B.: Il est bon avec les humains, mon chum, ce n’est pas pour rien qu’il est producteur. Il a une facilité à mettre le monde à l’aise, et on se ramasse avec des gangs qui ont envie de travailler avec nous et que notre maison soit sur la coche. Plusieurs deviennent d’ailleurs des amis.  

M.: Ça a pris quelques années, mais on a réussi à s’entourer de monde qui accepte notre ingérence. Une designer, par exemple, accepte que ce sera un projet collaboratif avec Brigitte qui va arriver avec ses idées. Elle a déjà ses plans qui sont faits. 

Combien de propriétés avez-vous eues jusqu’à maintenant? 

B.: J’ai perdu le compte, mais je pense que c’est notre 15e en 15 ans! Je me demande comment on a fait!  

Avez-vous une idée de ce que sera votre prochain nid? 

M.: Moi, je vise un rond-point, c’est mon rêve pour ma fille, pour qu’elle puisse jouer dans la rue. Et idéalement près de l’école, pour qu’elle ait des amis près de chez nous.  

B.: Ce serait parfait. Je ne veux pas que ma fille soit obligée de changer d’école. En fait, Agathe dicte tous nos choix! 

Retrouvez Brigitte dans Les pays d’en haut, le lundi à 21 h, à Radio-Canada, et dès le lundi 17 février dans Faits divers, à 21 h, aussi à Radio-Canada. En outre, elle est en tournée dans Les voisins. Pour voir ses toiles: brigittelafleur.com.

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