Florence K fait un plaidoyer à propos de la santé mentale | 7 Jours
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Florence K fait un plaidoyer à propos de la santé mentale

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STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Il y a huit ans aujourd'hui, Florence K était admise à l’hôpital Juif de Montréal pour y être traitée en psychiatrie. Pour marquer cette date importante, la chanteuse a fait un plaidoyer important sur ses réseaux sociaux à propos de la santé mentale.

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Complètement transparente, Florence K a choisi de témoigner de cet événement dans sa vie sur son compte Instagram, tout en envoyant un message d'espoir à ceux qui hésiteraient peut-être à aller chercher de l'aide à cause de la honte et de la peur du jugement.
  


«Il y a huit ans jour pour jour j’étais admise à l’hôpital Juif de Montréal pour y être traitée en psychiatrie. J’étais alors terrorisée à l’idée que ça se sache. Au point de ne pas avoir cherché de l’aide pendant plusieurs mois, alors que d’être soignée au début de la maladie m’aurait évité le pire... J’étais convaincue que si on apprenait que j’étais malade, plus personne ne m’engagerait jamais, qu’on me jugerait, qu’on me traiterait de folle, de paresseuse, je croyais que j’étais faible, je me sentais coupable de tout...tant de pensées qui ne faisaient qu’aggraver mon état... Mais aujourd’hui, huit ans plus tard, toute ma perception de la santé mentale a complètement changée. Je suis au Jewish ce matin pour mon rdv de routine, comme quelqu’un y viendrait pour n’importe quelle autre maladie chronique physique. J’en ai tellement parlé dans mon livre, les médias et mes études que pour moi, c’est comme si je vous racontais que j’étais allée pour une prise de sang ce matin. Mais la santé n’est-elle pas un tout, après tout?», a écrit celle qui est également auteure.

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Elle poursuit: «Autant en 2011-2012, au cœur de la crise, ma plus grande peur était que l’on apprenne que je souffrais mentalement, autant aujourd’hui je vois la vie avec la bipolarité II comme s’il s’agissait de devoir faire avec un problème de santé physique dont on surveille la récurrence. Zero shame, zéro honte à avoir. La santé ne se résume pas à deux entités séparées, soit santé physique et santé mentale. Notre tête est attachée à notre corps et vice-versa», a-t-elle ajouté.

 


Florence K a terminé son message en insistant sur l'importance de faire fi de la peur du jugement, et de ne pas hésiter à aller chercher de l'aide.

«La honte, la peur du stigma social et du jugement empêchent d’aller chercher de l’aide. Et empêchent même de reconnaître qu’on en a besoin. Souvent, celui ou celle qui vit son premier épisode de trouble psychique n’aura aucune idée de ce qui est en train de lui arriver... il faut continuer d’en parler mais aussi pousser la conversation plus loin. En apprendre sur les différents problèmes de santé mentale et surtout, savoir vers qui se tourner. C’est l’étape où nous sommes rendus. On lâche pas la patate, on continue !», a-t-elle conclu.

Son message cumule plusieurs centaines de commentaires, tant sur son compte Instagram et sa page Facebook.

On salue son implication et on espère que ses mots résonneront chez ceux qui en ont besoin!

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