Sur le plateau d'Épidémie | 7 Jours
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Sur le plateau d'Épidémie

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Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Le suspense médical à voir dès le 7 janvier à TVA promet de faire craindre le pire aux hypocondriaques. Alors qu’un virus inconnu fait rage à Montréal, Anne-Marie Leclerc doit trouver un vaccin pour le contenir. Y arrivera-t-elle avant l’hécatombe? 

Trouver l’inspiration... en avion! 

Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

C’est au moment où ils partaient en vacances tous les trois que les auteurs Annie Piérard, Bernard Dansereau et leur fils Étienne ont eu l’idée d’Épidémie. «Pendant que nous étions dans l’avion, un monsieur s’est mis à tousser quelques rangées devant nous. Nous nous sommes dit que ce n’était vraiment pas l’endroit pour attraper un virus. En plus, j’avais acheté une revue à l’aéroport qui comprenait un dossier sur les épidémies dans l’histoire. Nous avons tous été fascinés par le sujet, qui s’est imposé de lui-même», raconte Annie Piérard. Bernard Dansereau y a aussi vu une fabuleuse façon de raconter une histoire: «Ça nous permet de créer une intrigue un peu à la manière d’une enquête policière, mais d’une façon que nous n’avons jamais vue au Québec, car le méchant qu’on recherche est une maladie.» 

De beaux défis d’actrice 

Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Mélissa Désormeaux-Poulin a eu plus d’un défi à affronter sur le plateau d’Épidémie, où elle joue l’urgentologue Chloé Roy-Bélanger. «J’ai vraiment de la misère avec le sang. Je tombe sans connaissance quand j’en ai sur moi. Comme il faut que ce soit le mien pour que je me sente mal, j’étais correcte, mais j’avoue que ç’a été une préoccupation constante dans mon esprit», raconte la comédienne. Celle qui a joué durant cinq saisons la bien-aimée Ariane dans Ruptures attaque ici un personnage qui ne s’attirera peut-être pas la sympathie de tous. «Le terrain sur lequel elle joue n’est pas clair. Mon petit défi, c’est que les gens l’aiment quand même! En même temps, ça fait partie de mon métier. Je ne veux pas juste jouer des filles parfaites. Ce serait inintéressant», affirme-t-elle. 

Silence, on tourne! 

Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

C’est dans une aile désaffectée de l’Hôtel-Dieu de Montréal que l’équipe d’Épidémie a invité les médias à découvrir la série. Par souci de discrétion, on ne peut dévoiler le contexte de la scène tournée ce jour-là, mais on pouvait y voir Guillaume et Mani se donner la réplique. 

Apprendre avec de vrais infectiologues 

Photo : TVA Publications

Mani Soleymanlou prête ses traits au Dr Quentin Buy, infectiologue en chef. Il a eu la chance d’être savamment coaché pour son rôle. «De vrais infectiologues sont venus nous rencontrer sur le plateau de tournage. Ils m’ont aidé à être le plus vrai possible devant les machines et avec une seringue à la main. J’ai copié leurs gestes très souvent pour qu’ils deviennent un automatisme et que mon jeu soit aussi crédible que mon texte», raconte le comédien. 

Une belle complicité 

Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Dans le scénario initial d’Épidémie, le personnage de Pascal, qui est le conjoint du ministre de la Sécurité publique, interprété par Guillaume Cyr, était plus âgé que ne l’est Félix-Antoine Tremblay. L’audition du comédien a changé la donne. «L’équipe a tant aimé mon audition qu’elle m’a demandé d’en faire une deuxième. Cette fois, c’était Guillaume qui me donnait la réplique. Il s’est alors passé quelque chose de magique entre lui et moi. Je ne le connaissais pas, je n’avais jamais joué avec lui, mais notre connexion a été instantanée. Guillaume est vraiment devenu mon coup de cœur. C’est un acteur ultra-généreux et gentil», raconte Félix-Antoine. 

Un rôle en cadeau 

Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Les auteurs d’Épidémie ont écrit le rôle du ministre de la Sécurité publique, Laurent Demers, expressément pour Guillaume Cyr. Il leur en est très reconnaissant. «Je suis extrêmement flatté. Quand j’ai su que TVA me donnait ce rôle, j’ai pensé que ça venait du réalisateur Yan Lanouette Turgeon, avec qui j’ai travaillé sur le plateau de L’imposteur. Je l’ai appelé quasiment en larmes pour le remercier, et c’est là qu’il m’a appris que ça venait des auteurs. C’est exceptionnel! Si on avait demandé aux maisons de casting de trouver quelqu’un pour ce rôle de ministre de la Sécurité publique, un homme homosexuel de surcroît, je ne pense vraiment pas qu’on m’aurait appelé!» affirme-t-il. 

«J’ai toujours voulu être médecin» — Julie Le Breton 

Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Julie, es-tu à l’aise dans la peau d’une scientifique? 

J’adore ça, j’ai toujours voulu être médecin! J’ai même étudié en sciences pures au cégep, mais ç’a été un échec lamentable. J’adore tout ce qui est médical. Dès qu’il y avait un mot dans mon texte que je ne comprenais pas, je faisais des recherches avec joie. J’ai aussi regardé une foule de tutoriels montrant comment ausculter une personne. Je tripe vraiment sur cet univers-là! 

Quel genre de femme est Anne-Marie Leclerc? 

C’est une scientifique très rationnelle et qui sait se contrôler. Elle est vraiment bonne dans ce qu’elle fait. Bien entendu, elle vit plein d’émotions durant l’épidémie, mais elle les contient pour ne pas nuire à son travail. Elle est toute en retenue. Sa panique, c’est souvent par ses yeux qu’elle l’exprime. 

Est-ce agréable de jouer une femme aussi maîtresse d’elle-même? 

Oui, c’est super intéressant à interpréter, parce que la plupart du temps on joue des personnages emportés par l’émotion, qui s’épanchent sur plein d’affaires lorsqu’ils vivent des situations difficiles. C’est fascinant de jouer une femme d’exception comme elle. Ces gens-là doivent faire preuve de sang-froid malgré les situations de crise. 

Allons-nous en apprendre plus sur son intimité? 

Elle a un conjoint et une fille de 16 ans. Je ne peux pas en dire trop pour le moment, mais le public va découvrir que sa vie personnelle ne va pas super bien. Elle est très bouleversée par un événement qu’elle doit mettre de côté pour pouvoir bien faire sa job. Ce n’est vraiment pas facile pour elle mais, là encore, cette épreuve démontre sa force de caractère et sa détermination.   

  • Épidémie, dès le mardi 7 janvier à 21 h, à TVA. 

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