Eaux turbulentes | Le poids du passé | 7 Jours
/magazines/tvhebdo

Eaux turbulentes | Le poids du passé

Vendredi le 13 décembre à 19 h, ARTV (Début)

À Queensbury, Marianne Desbiens (Hélène Florent) renoue avec Joe (Charles Bender), son ex, et traque un meurtrier avec Mike (Jean-Michel Le Gal).
Photo : © ARTV

À Queensbury, Marianne Desbiens (Hélène Florent) renoue avec Joe (Charles Bender), son ex, et traque un meurtrier avec Mike (Jean-Michel Le Gal).

Hélène Florent incarne l’enquêteuse Marianne Desbiens dans Eaux turbulentes, une minisérie tournée en Ontario. De retour malgré elle dans son patelin à la suite d’une bavure policière, Marianne enquête sur le meurtre d’une jeune autochtone.

Marianne Desbiens n’a aucune envie de se réinstaller dans la petite municipalité nordique (fictive) de Queensbury 10 ans après l’avoir quittée. Loin de la réconforter, ce retour aux sources ravive plutôt de vieilles blessures du passé. Toutefois, Marianne n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort car, dès son arrivée en ville, elle est forcée d’enquêter sur la mort d’une jeune autochtone dont le cadavre a été trouvé près de la rivière qui longe la municipalité minière. Elle se dévoue corps et âme à cette enquête, que l’identité de la victime rend personnelle.

Une erreur coûteuse

«Marianne n’a pas été mutée d’Ottawa à Queensbury parce qu’elle fait mal son travail. Au contraire, c’est une excellente enquêteuse, mais elle a été victime d’une erreur professionnelle que les téléspectateurs découvriront au cours de la série. C’est une femme passionnée et déterminée qui s’investit beaucoup — parfois trop — dans ce qu’elle fait. Elle a aussi un très bon instinct. J’ai adoré incarner ce personnage», raconte Hélène Florent, qui, dans Eaux turbulentes, campe pour la première fois une policière.

Marianne est mère d’un garçon de 15 ans, mais leur relation est chambranlante. «Billy n’avait pas du tout envie de déménager loin de ses amis et de son univers. Il a l’impression de se retrouver dans un trou. Puisqu’il a quitté Queensbury à cinq ans, il ne s’en souvient pas. Par ailleurs, il revoit son père, Joe Naveau, un artiste autochtone avec qui il n’a pas vraiment eu de contact depuis des années. Billy vit donc des bouleversements émotifs», explique l’actrice. L’adolescent doit notamment composer avec un conflit de loyauté, car ses parents séparés ne s’entendent pas très bien. «Marianne et Joe ne se sont pas parlé depuis longtemps, car leur relation s’est mal terminée, mais à cause de l’enquête, ils sont obligés de se revoir. Queensbury est une petite municipalité dont tous les habitants ont un lien avec la victime», raconte Hélène.

Billy (Jacob Whiteduck-Lavoie) revoit son père, qu’il a à peine connu.

Photo : © ARTV

Billy (Jacob Whiteduck-Lavoie) revoit son père, qu’il a à peine connu.

Des paysages différents

Écrite par Marie-Thé Morin et réalisée par Lyne Charlebois, la minisérie de quatre épisodes a été tournée en six semaines au printemps dernier, surtout à Sudbury et dans la région d’Onaping, à mi-chemin entre Sudbury et Timmins. «Je me trouvais un peu loin de mon garçon, mais pour tout le reste, c’était super! J’ai vu les images: on sent vraiment qu’on est ailleurs. Il y avait des paysages magnifiques. Le hic, c’est qu’il y avait vraiment beaucoup de mouches, une année record, m’a-t-on dit. Je n’ai jamais utilisé autant d’insecticide! On voit même parfois les insectes à l’écran», raconte Hélène Florent en riant.

L’enquêteur Carignan (Gabriel Sabourin) travaille aux côtés de Marianne et de Mike.

Photo : © ARTV

L’enquêteur Carignan (Gabriel Sabourin) travaille aux côtés de Marianne et de Mike.

La minisérie compte une riche distribution formée de comédiens autochtones, ontariens et québécois, dont le jeune Jacob Whiteduck-Lavoie (Billy), Gabriel Sabourin (l’enquêteur Carignan), Charles Bender (Joe Naveau) et Jean-Michel Le Gal (l’enquêteur Mike). «C’était une équipe agréable. J’ai rencontré beaucoup d’acteurs formidables. Nous avons développé une belle complicité... Cette production nous amène ailleurs. De plus, ce n’est pas une série policière prétentieuse avec un budget à l’américaine. C’est réaliste: on y suit des gens ordinaires qui tentent de résoudre un meurtre. J’aime le rythme et la couleur spéciale d’Eaux turbulentes. Je suis très fière d’y avoir participé», conclut la comédienne avec enthousiasme.

Patrick Drolet joue également dans la série.

Photo : © ARTV

Patrick Drolet joue également dans la série.

Madaagami

C’est de la rivière Mattagami, qui coule au nord de l’Ontario, que la série tire son nom. En effet, en langue crie, madaagami signifie «eau turbulente». Le titre fait ainsi référence à la rivière comme moyen de communication entre les peuples et aux courants troubles qui la brouillent parfois.

À lire aussi

Et encore plus