Bruno Landry: Le retour de «Robert, le motivateur» | 7 Jours
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Bruno Landry: Le retour de «Robert, le motivateur»

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Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

En rassemblant ses différents personnages emblématiques dans RBO, ses talents de scripteur, de metteur en scène et de scénariste ainsi que ses habiletés d’animateur, on constate que Bruno Landry est un artiste polyvalent. Et voilà que l’humoriste bifurque vers un autre domaine, celui de conférencier lors d’événements d’entreprises où il présente Les dix commandements de Bruno, lesquels lui ont inspiré un livre. 

Bruno, que pouvez-vous me dire sur votre conférence pour les entreprises intitulée Les dix commandements de Bruno?

Moi, je suis humoriste et je me suis dit que les gens voudraient m’embaucher parce qu’ils s’attendent à rire... mais ce n’est pas le but d’une conférence. Le but, c’est de faire ressortir des éléments positifs que je peux apporter aux gens. Je suis donc parti du travail que j’ai fait avec les membres de RBO pendant quelques décennies. On se voit d’ailleurs encore beaucoup. Entre autres, je travaille avec André (Ducharme) pour le Bye Bye et je suis allé à Las Vegas en juillet avec Guy (A. Lepage).

Quel est le lien avec votre conférence?

Au début, on était, bien sûr, des amis, mais... on a surtout travaillé ensemble comme des fous! On a créé quelque chose, et ça a tissé des liens très forts entre nous. Nous avions pourtant tous des personnalités fortes, des têtes de cochon; on était des individualistes. Et je trouvais, avec le recul, qu’il y avait un message à tirer de ça: tu peux prendre des gens qui sont individualistes, qui ont des idées très affirmées, et les regrouper en fonction d’un objectif commun. 

Avec ses complices de RBO, Guy A. Lepage, André G. Ducharme, Yves P. Pelletier, qui ont marqué l’humour au Québec.

Photo : SRC

Avec ses complices de RBO, Guy A. Lepage, André G. Ducharme, Yves P. Pelletier, qui ont marqué l’humour au Québec.

C’est un de vos «commandements»?

Oui, on peut réussir à faire en sorte que des gens fassent des compromis pour mieux travailler ensemble. Le travail en groupe, c’est comme dans un couple, une famille, et ce sont les mêmes principes qui s’y appliquent. Nous ne choisissons pas toujours nos collègues et nous ne savons pas ce qui va arriver ni quels écueils nous devrons affronter ensemble. Dans le fond, le but de tous mes commandements est de faire en sorte que les gens soient plus motivés, mais surtout plus fiers de travailler ensemble, qu’ils acceptent les différences entre les individus et voient ce que les autres peuvent apporter.

D’où vous est venu l’élan qui vous a poussé à créer cette conférence? Est-ce que ce serait méchant de penser que c’est parce que vous aviez besoin de travail?

Non, ce n’est pas méchant, car c’est tout à fait ça! Cela dit, j’ai travaillé énormément depuis la fin de RBO, mais surtout derrière la caméra: des textes, de la conception, des voix, du doublage... J’ai même écrit des infopubs, sans joke. Sauf qu’effectivement, au moment de préparer ma conférence, j’ai traversé une période où j’avais plus de temps. J’ai donc travaillé là-dessus avec un ami, Jean Gravel.

C’est ce qui a marqué le début de cette aventure...

En fait, on n’avait rien de vraiment terminé, et je suis allé à un tournoi de golf. Après le tournoi, je me suis retrouvé à une table où il y avait un président de compagnie, un anglophone. On a beaucoup ri, même si le gars n’avait aucune idée de qui j’étais. Il m’a demandé ce que je faisais dans la vie, et j’ai répondu: «Je suis humoriste, je fais des shows, de l’écriture, de la télé, des voix...» Il m’a lancé: «Fais-tu des conférences?»

Comment avez-vous réagi?

J’ai répondu: «Je ne sais pas...» Je ne voulais pas dire oui, parce que c’était encore en chantier. Puis, il m’a expliqué: «C’est parce qu’à l’automne prochain, on a une conférence à Cancun...» On était en juillet: ça laissait un peu de temps, alors, j’ai tout de suite répondu: «Cancun?! Ben oui, je fais des conférences!» (rires) Il m’a demandé de lui faire une offre, et j’ai été engagé. Là, je n’avais plus le choix: il fallait que je termine ma conférence. On a réussi à monter quelque chose qui se tenait, et ça a bien marché. Je ne voulais pas perdre la face et, surtout, je ne voulais pas que celui qui m’avait engagé soit déçu.

Incarnez-vous certains de vos alter ego de RBO lors de vos présentations?

L’humour est toujours présent, ça va de soi, mais je ne fais pas de personnages ou de choses comme ça. C’est moi qui parle aux gens, tout simplement. Cela dit, un autre de mes thèmes aborde l’importance d’avoir le sens de l’humour. Un petit truc: force-toi à faire un grand sourire pendant 30 secondes et tu te sentiras de meilleure humeur après. Ça marche!

Vous venez aussi de publier un livre qui porte le même titre que votre conférence...

C’est exact, mais il n’est pas un genre de reproduction écrite de la conférence, bien qu’il en ait été inspiré. Ce sont 10 idées, pour tout le monde, qu’on peut appliquer au quotidien. C’est certain, par contre, que, comme dans la conférence, un des principaux fils conducteurs consiste à accepter les différences. Il faut voir ce qu’il y a de meilleur chez l’autre.

Dans un tout autre ordre d’idées, il paraît que vous avez renoué avec votre passion pour la motocyclette?

J’avais déjà fait de la moto quand j’étais un jeune homme... mais là, j’ai recommencé à en faire plus sérieusement il y a trois ou quatre ans. J’en ai parlé à mon frère Dominique, qui, lui, en a toujours eu une. Je lui ai dit: «Je pense que je vais m’acheter un scooter.» Il m’a regardé en disant: «Ben voyons donc, un scooter! Qu’est-ce que tu vas faire s’il faut que tu roules sur l’autoroute?» Alors je me suis acheté une grosse motocyclette. En ce moment, je conduis une Kawasaki Versys de 1000cc. J’adore ça! Je me suis promené un peu partout avec mon frère: au Québec, dans le Maine...

  • Pour vous informer sur les conférences Les dix commandements de Bruno, consultez orizon.ca. Le livre qui en a été inspiré est offert en magasin.

Photo : Courtoisie

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