Zoom | Félix-Antoine Duval | 7 Jours
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Zoom | Félix-Antoine Duval

«Pour Sarah a été un tremplin»

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Photo : Karine Levesque

La carrière de Félix-Antoine Duval a pris son envol très rapidement. Depuis 2015, il cumule les rôles autant dans les émissions jeunesse que dans les séries de fiction. On fait un survol de sa carrière et on discute de son rôle dans La malédiction de Jonathan Plourde, qu’on a pu voir à Vrak.

Depuis combien de temps fais-tu ce métier, Félix-Antoine?

Je suis sorti de l’école de théâtre de Sainte-Thérèse en 2013, mais c’est en 2015 que les choses ont vraiment commencé à rouler. J’ai appris le 5 janvier que j’avais un rôle dans Subito texto. À ce moment, je me rappelle m’être dit qu’enfin, je travaillais comme acteur.

Avec Rémi-Pierre Paquin, Luka Limoges, Josquin Beauchemin et Marie Turgeon dans Subito Texto.

Photo : Yanick Macdonald

Avec Rémi-Pierre Paquin, Luka Limoges, Josquin Beauchemin et Marie Turgeon dans Subito Texto.

Y a-t-il eu un tournant dans ta carrière?

Les contrats ont déboulé en 2015, avec la série Pour Sarah qui est arrivée un mois après Subito texto. J’ai senti que ma carrière prenait son envol. Pour Sarah a été un tremplin, et depuis, je n’ai pas arrêté de travailler.

Dans Pour Sarah.

Photo : © TVA

Dans Pour Sarah.

Est-ce que le métier d’acteur ressemble à l’idée que tu t’en faisais avant de devenir professionnel?

Quand j’étais enfant, je voulais faire des films d’action comme Jackie Chan. J’aimerais encore ça, mais je sais qu’il y a peu de débouchés dans ce genre de productions, ici. Quand je suis arrivé au secondaire, ma vision des choses a changé. J’ai commencé à m’intéresser plus aux scénarios de films, à regarder de vieux classiques et j’ai observé le jeu des acteurs, comme Al Pacino. Avec ma formation en théâtre, j’ai pu plonger dans l’être humain et découvrir sa nature. J’ai le sentiment que ma formation m’a permis de mieux comprendre les gens et les émotions, et ça m’a amené à réfléchir et à me poser des questions du genre: «Qu’est-ce que le personnage vit, et pourquoi?»

Te prépares-tu pour tes rôles en te posant ces questions?

Je me fais souvent coacher. Depuis deux ans, je le fais pour les auditions et quand je sais que j’ai un rôle. Je l’ai fait entre autres pour La malédiction de Jonathan Plourde. Nous passons au travers des textes, non pas pour lire ce qui est écrit, mais pour comprendre ce que les mots veulent dire. Cette façon de faire peut aussi être un piège, puisque parfois, je trouve que je suis trop cérébral. 

Parle-moi de la série La malédiction de Jonathan Plourde, qu’on a pu voir à Vrak cet automne...

J’avais tellement hâte que les gens voient la série! La première fois que j’en ai entendu parler, c’était par Josée Desrosiers, avec qui j’ai travaillé dans Marche à l’ombre — qui, soit dit en passant, est une série extraordinaire. Josée m’a appelé pour me dire qu’elle avait pensé à moi pour le rôle principal. Je trouvais ça super flatteur! Quand elle m’a parlé de l’histoire, celle d’un gars dont la blonde meurt chaque fois qu’il tombe amoureux, ça a tout de suite capté mon intérêt. J’avais terriblement hâte de lire les textes. Il y a un humour fin dans la série. C’est subtil, dosé, très habile. Je lève mon chapeau à Stéphane Lapointe et à ses coscénaristes!

Dans La malédiction de Jonathan Plourde.

Photo : © VRAK TV

Dans La malédiction de Jonathan Plourde.

Comment s'est passé le tournage?

Nous avons tourné à Ottawa et dans les environs en avril, mai et juin 2018. Il y a eu 32 jours de tournage pour six épisodes, ce qui se regarde très bien! Je trouve agréable de travailler ailleurs qu’à Montréal. J’ai découvert plein de choses, dont l’accent franco-ontarien, dont j’avais entendu parler, mais que je ne connaissais pas. Vivre à Montréal, c’est comme vivre dans une bulle, et j’étais presque fâché de voir tout ce qui se passe ailleurs et qu’on ne connaît pas. Je me suis senti ignorant. Je ne généralise pas, puisque c’est mon avis très personnel. J’aime le fait que mon métier me permette de voyager et de voir autre chose. 

La série a été présentée la saison dernière à Super Écran. Quelle a été la réaction du public?

Les gens me reconnaissent plus pour L’Échappée que pour cette série, mais ceux qui l’ont vue m’en parlent très positivement. Le plus beau commentaire que j’ai reçu vient de mon père, qui m’a dit que c’est une série rafraîchissante. Ça m’a fait du bien qu’il utilise ce mot.

Avec Charlotte Aubin dans L’Échappée.

Photo : Eric Myre

Avec Charlotte Aubin dans L’Échappée.

Tu parlais de L’Échappée. Que peux-tu me dire au sujet de ce qui attend Xavier, ton personnage?

Xavier revient de sa cure de désintoxication au cours du troisième ou quatrième épisode. Je pense que ça a fonctionné pour lui. Il est entré en cure parce qu’il avait une dépendance aux pilules, qu’il a remplacées par la marijuana. La cure lui a permis de se poser d’importantes questions. Je crois que dans sa vie, plus tard, il comprendra que c’est formateur pour lui. Cela dit, ça ne sera pas vraiment facile pour Xavier. Les gens ont découvert qu’il a un «dark side», et ça continue...

On a pu te voir récemment dans la deuxième saison de Victor Lessard. Que retiens-tu de cette série?

C’est un plateau où il y a un rythme effréné pour faire une série lourde de 10 épisodes. Je suis super fier de ce que l’équipe a accompli. C’était un plateau formidable et mon personnage était vraiment le fun à jouer. Jouer dans ce type de série à la Seven, un personnage plus grand que nature, m’a permis d’explorer des choses que j’avais apprises à l’école, mais que je n’avais pas encore utilisées. 

Avec Laurie Babin dans Victor Lessard.

Photo : Yan Turcotte

Avec Laurie Babin dans Victor Lessard.

Quels sont tes autres projets?

J’ai tourné dans un film assez flyé en mai et juin; c’est la première fois que je jouais en anglais. Le film s’appelle Saint-Narcisse et est réalisé par Bruce La Bruce. Il faut savoir que Bruce La Bruce est une icône du cinéma gai, LGBT, etc. Ses films ont toujours une grande charge sexuelle. Le film est coscénarisé par Martin Girard et se déroule dans les années 1970. J’y incarne des jumeaux qui ont été séparés à la naissance. C’est une réflexion sur le narcissisme, l’obsession de l’image. Je ne sais pas quand le film sortira, mais il devrait faire la tournée des festivals. On me verra peut-être aussi la face dans Midway, un film américain de Roland Emmerich. Je devais faire des cascades dans ce long métrage, mais je suis finalement apparu devant la caméra. Je n’ai pas de texte à dire, mais on me voit en ouverture: j’aide un jeune garçon à sortir d’un bateau qui coule. 

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