À vos manettes | Ingrid Falaise | 7 Jours
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À vos manettes | Ingrid Falaise

«J’ai la série virginie tatouée sur le cœur!»

Image principale de l'article Ingrid Falaise
Photo : Frédéric Auclair

Les artisans de la télé sont des télévores comme vous, chers lecteurs. Voici ce qui fait vibrer au petit écran la comédienne Ingrid Falaise, qui anime Notre premier flip à Canal Vie avec son mari, Cédrik Reinhardt.

Quel est votre premier souvenir télé?

Je ne serai pas originale en disant Passe-Partout, mais j’ai une anecdote mignonne à ce propos. Ma mère, qui arrivait de Suède, a appris ses premiers mots de français en regardant l’émission avec nous. Et quand j’ai joué dans Virginie, à 13 ans, elle a été épatée de rencontrer Jacques L’Heureux. En quelque sorte, c’est Passe-Montagne qui lui a appris le français! 

Quelle émission vous a passionnée à l’adolescence?

Watatatow a été marquante au début de mon adolescence. Je tripais tellement sur les personnages de Patrick Huneault et d’Hugo St-Cyr! Comme tous les gens de ma génération, je me souviens encore parfaitement de la chanson du générique d’ouverture. 

Étienne de Passillé et Élyse Aussant, Watatatow.

Photo : © Radio-Canada

Étienne de Passillé et Élyse Aussant, Watatatow.

Quelle a été votre première apparition à la télévision?

J’ai commencé toute jeune en faisant de la figuration dans Virginie. Ç’a été un bon gagne-pain pour moi. J’étais une étudiante permanente dans l’école et j’avais beaucoup de journées de tournage. J’ai même été dans le générique d’ouverture. C’est drôle, parce que plusieurs années plus tard, j’ai décroché un rôle important dans l’émission, celui de Martine Larose. Fabienne Larouche et son mari, Michel Trudeau, m’ont fait faire un montage de mes scènes, du début de la série jusqu’à la dernière scène où j’apparais. J’ai la série Virginie tatouée sur le cœur!

JiCi Lauzon et Chantal Fontaine, Virginie.

Photo : © Radio-Canada

JiCi Lauzon et Chantal Fontaine, Virginie.

Quel est votre coup de cœur télé de la dernière année?

C’est La servante écarlate (The Handmaid’s Tale). J’ai été ébranlée par cette série. J’ai regardé toutes les saisons et pleuré à chacun des épisodes. J’ai même eu parfois de la difficulté à dormir tellement l’histoire m’a habitée. En tant que femme, on se rend compte que nos droits peuvent être bafoués en un clin d’œil. Il y a énormément d’horreurs dans le monde qui ne sont pas si loin de la réalité des personnages de cette série. C’est frappant et dérangeant. 

Elizabeth Moss, La servante écarlate.

Photo : Club Illico

Elizabeth Moss, La servante écarlate.

Qui vous fait rire immanqua-blement à la télévision?

La publicité m’a beaucoup fait rire à la télévision. Benoît Brière, Pierre-Alexandre Fortin et Sylvain Marcel m’ont fait rigoler dans leurs publicités respectives. Florence Longpré m’amuse aussi beaucoup dans Like-moi!. J’ai joué avec elle dans Mémoires vives une série dans laquelle elle avait un tout autre registre à défendre. Ça montre à quel point elle est polyvalente. 

Sonia Cordeau et Florence Longpré, Like-moi!.

Photo : © TQc

Sonia Cordeau et Florence Longpré, Like-moi!.

Quelle série avez-vous regardée plus d’une fois? 

Ce n’est pas moi, mais plutôt mon amoureux qui a regardé des séries deux fois, justement pour que nous puissions les continuer ensemble. Il a revu les quatre premières saisons de Game of Thrones avec moi. C’est beaucoup d’amour!

Quelle émission québécoise vous a le plus marquée?

La minisérie Des fleurs sur la neige m’a touchée. La violence envers les femmes et les enfants, ça me trouble et ça me touche depuis toujours. J’étais quand même jeune lorsque j’ai eu le droit de la regarder et je ne pouvais pas croire qu’un enfant puisse subir ça. J’ai encore des images très dures en tête.

Céline Dion, Des fleurs sur la neige.

Photo : © Archives TVA Publications

Céline Dion, Des fleurs sur la neige.

Quel est votre plus grand plaisir coupable au petit écran? 

J’adore En direct de l’univers! C’est fantastique d’entrer dans l’univers musical des invités. J’aime autant les prestations que les émotions qu’elles provoquent chez les participants. 

Quel documentaire ou série documentaire suggérez-vous à nos lecteurs de regarder?

J’ai beaucoup aimé le documentaire Avicii: True Stories, qui porte sur la vie du DJ suédois qui est mort à 28 ans. Ça m’a émue parce que, dans notre société, les jeunes veulent toucher à la gloire, mais ce mode de vie-là peut tuer. Dans le documentaire, on voit l’envers de la médaille. Avicii est mort parce qu’on l’a utilisé et amené jusqu’au bout de ce qu’il pouvait faire créativement. On n’a pas pris soin de lui. J’ai trouvé ce documentaire très bien fait.

Quelle émission du passé aimeriez-vous revoir dans une version moderne?

Je voudrais que La Fureur revienne chaque vendredi! Honnêtement, je payerais pour y être invitée. Je connais encore la chorégraphie, je demeure une grande fan!

Véronique Cloutier, La fureur.

Photo : © Radio-Canada

Véronique Cloutier, La fureur.

Quel est le plus gros défi que vous avez dû affronter durant le tournage de Notre premier flip?

Ce sont de grosses rénovations, qui ont pris beaucoup plus d’envergure que nous ne l’imaginions. Au début, nous pensions faire un duplex avec un logement locatif en haut, mais comme nous avons dû installer des pieux à l’immeuble, il a fallu concevoir deux condominiums pour rentrer dans notre argent. Alors qu’un appartement peut être beau, bon, pas cher, avec deux condos à concevoir, nous avons dû tout refaire de A à Z sur les deux étages.

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