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Marathonien de l’information

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Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Même s’il fait partie du paysage télévisuel depuis six ans, nous connaissons peu Alexandre Dubé. Discret de nature, celui qui présente les nouvelles à Salut Bonjour Weekend a accepté de partager avec nous, pour la première fois, ce qui le fait vibrer.

Alexandre, tu es un nouveau Montréalais, n’est-ce pas?

Oui, tout à fait. Ces dernières années, comme je travaillais principalement à Salut Bonjour Weekend, je vivais dans les Laurentides. Je suis un sportif de nature et j’ai amplement profité de mon petit coin de paradis. Comme je travaillais les week-ends, je menais quasiment une vie de préretraité, et je skiais quatre fois par semaine! (rires) Puis, lorsque j’ai accepté de présenter les bulletins de nouvelles à l’émission matinale Dutrizac, à QUB radio, j’ai décidé de déménager en ville, question de simplifier mes déplacements. Comme je travaille sept jours sur sept et que j’ai un horaire de nuit, chaque minute de sommeil est précieuse! 

«Ève-Marie Lortie est la femme dotée de la plus grande culture générale que je connaisse! J’apprends énormément à ses côtés.»

Photo : Instagram d'Alexandre Dubé

«Ève-Marie Lortie est la femme dotée de la plus grande culture générale que je connaisse! J’apprends énormément à ses côtés.»

Est-ce que les paysages des Laurentides te manquent?

Je me promets de continuer à skier, même si je suis rendu à Montréal, parce que ce sport est une véritable passion pour moi. Mes parents m’ont initié au ski alpin quand j’avais cinq ans, et c’est rapidement devenu une passion. Adolescent, j’ai même fait du ski de compétition. 

Cette passion te permet aussi de joindre l’utile à l’agréable en t’impliquant pour de bonnes causes...

Effectivement, je suis engagé dans le 24h de Tremblant, dont le principal bénéficiaire est la Fondation Charles-Bruneau. Je suis aussi l’un des porte-parole du Tour CIBC Charles-Bruneau. Cet engagement me tient à cœur depuis six ans déjà. Ma mère a combattu un cancer du sein il y a quelques années, et j’ai une profonde sympathie envers tous les gens malades et leurs proches. Ces événements sportifs me permettent également de côtoyer Pierre Bruneau, un homme fort inspirant sur les plans tant professionnel que personnel. C’est d’ailleurs lui qui a inspiré mon choix de carrière.

«Je suis heureux de m’impliquer auprès de la Fondation Charles-Bruneau, puisque le cancer est une grande injustice.»

Photo : Instagram d'Alexandre Dubé

«Je suis heureux de m’impliquer auprès de la Fondation Charles-Bruneau, puisque le cancer est une grande injustice.»

De quelle façon?

Au primaire, je regardais Pierre Bruneau livrer son bulletin de nouvelles, et je me disais: «C’est ça que je veux faire plus tard: raconter des histoires à la télé.» Plus tard, au collège, je disais à mes professeurs que j’allais être chef d’antenne. Même s’ils me répétaient que c’était une profession avec «beaucoup d’appelés et peu d’élus», je n’ai jamais eu de plan B. Il faut dire que j’ai la chance d’avoir des parents qui m’ont toujours encouragé à poursuivre mon rêve.  

Tes parents évoluent dans quel milieu?

Ma mère était travailleuse sociale, et mon père, comptable, mais les deux sont retraités. Ç’a donné un fils qui aime beaucoup parler et écouter, et qui sait compter! (rires) Ma famille est ma plus grande richesse. Je suis fils unique, et je suis très proche de mes parents. Nous nous parlons tous les jours! J’étais aussi très proche de mes grands-parents, qui nous ont malheureusement quittés au cours des dernières années. 

Deux deuils sûrement difficiles à traverser...

J’ai perdu mon grand-père il y a trois ans, le jour de mon anniversaire. Je travaillais à Salut Bonjour Weekend et je sortais des ondes quand j’ai reçu un appel de ma mère. Elle m’a souhaité un bon anniversaire, puis m’a annoncé le décès de mon grand-père. Ma grand-mère nous a quittés il y a quelques mois. Au-delà du vide qu’ils ont laissé, je m’estime très chanceux de les avoir eus dans ma vie aussi longtemps. 

«J’étais très proche de mes grands-parents. Je conserve de magnifiques souvenirs avec eux.»

Photo : Instagram d'Alexandre Dubé

«J’étais très proche de mes grands-parents. Je conserve de magnifiques souvenirs avec eux.»

Te regardaient-ils à la télévision? 

Bien sûr! Les dernières années, j’allais les visiter à la résidence de personnes âgées où ils habitaient, en Abitibi. Je me souviens de la fierté que je voyais dans leurs yeux, lorsqu’ils se promenaient d’une table à l’autre à la cafétéria, pour présenter leur petit-fils, lecteur de nouvelles à Salut Bonjour Weekend! Ça me fait chaud au cœur de penser qu’ils ont eu le temps de me voir m’accomplir dans mon métier. 

En parlant d’accomplissement... Tu suis présentement des cours à l’université!

J’aime beaucoup apprendre. L’an dernier, je me suis inscrit à une formation à distance: un certificat en sciences politiques à l’Université Laval. Ma première année d’études à temps plein, que j’ai faite en parallèle avec mon emploi à Salut Bonjour Weekend, n’a pas été de tout repos, mais je suis fier d’avoir relevé le défi. Cette année, je poursuis mes études, mais à temps partiel. Je devrais obtenir mon certificat d’ici un an et demi.

Avec tout ça, as-tu le temps d’avoir quelqu’un dans ta vie?

L’année 2019 marque la fin d’une relation qui aura duré une dizaine d’années: j’ai perdu non seulement mon amoureuse, mais aussi ma meilleure amie. Je suis donc célibataire, en cette ère où les gens font connaissance via des applications numériques. Je ne suis inscrit à aucun site de rencontres; ce n’est pas mon genre et je préfère de loin le réel au virtuel. Cela dit, en 2019, je trouve ça difficile de rencontrer quelqu’un de sérieux, qui désire s’engager et bâtir une relation à long terme. Mes parents sont mariés depuis 43 ans. Même si je suis en retard sur eux, je ne perds pas de vue le souhait de célébrer un jour autant d’années de mariage avec mon âme sœur. 

  • Salut Bonjour Weekend, les samedis et dimanches dès 6 h, à TVA.
  • Dutrizac, du lundi au vendredi à 6 h, à QUB radio.

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