«À 4 ans, mon fils cuisine avec moi» -Abeille Gélinas | 7 Jours
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«À 4 ans, mon fils cuisine avec moi» -Abeille Gélinas

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Photo : Sébastien Sauvage

Reconnue pour son énergie débordante, Abeille Gélinas aime avoir une vie bien remplie! Maman branchée le jour, DJ passionnée le soir, la pétillante touche-à-tout jongle à merveille avec ses multiples occupations. Et ces jours-ci, elle ajoute une corde à son arc en se lançant en affaires avec Cajou Cuisine.

Abeille, vous avez récemment lancé le projet Cajou Cuisine. Comment êtes-vous devenue entrepreneure?

Comme beaucoup de parents, je prends le temps de bien nourrir mon enfant, tandis que, moi, je grignote souvent quelque chose sur le pouce ou je mange sur le coin d’une table. C’est un non-sens! Mais la vie nous envoie souvent les bonnes personnes, au bon moment. Dans la période où je réfléchissais à cette problématique, mes amies Carla Beauvais et Marjorie Morin-Lapointe m’ont contactée pour m’offrir d’être ambassadrice de leur projet: Cajou Cuisine. Elles ne pouvaient pas mieux tomber!

Photo : Sébastien Sauvage

Pourquoi donc?

Parce que je cherchais justement des trucs pour faire participer mon fils, Zayne, à la préparation des repas, de façon à ce que le souper ne soit plus une tâche parmi tant d’autres, mais une occasion de passer du temps de qualité avec lui. Belle coïncidence: c’est exactement le principe de base des boîtes et ateliers thématiques Cajou Cuisine. J’ai eu un tel coup de cœur pour ce projet que j’ai dit aux filles que j’embarquais à une seule condition: qu’elles m’accueillent en tant qu’associée! 

La cuisine figure donc parmi vos grandes passions!

Ce n’est pas d’hier que je m’intéresse à ce que je mets dans mon assiette. À 12 ans, lorsque j’ai réalisé que le jambon dans mon sandwich, c’était en fait du cochon, j’ai cessé de manger de la viande sur-le-champ. Mais ce n’est pas parce que je suis végétarienne que je ne suis pas épicurienne pour autant! Au contraire, je suis une foodie assumée et je me fais un devoir de transmettre ma passion pour la bouffe à mon fils. 

Vous donne-t-il un coup de main pour les repas?

Bien sûr! À quatre ans, il veut participer! Mesurer les quantités, mélanger les ingrédients, ajouter les épices, c’est l’équivalent d’un jeu pour lui! De mon côté, je trouve que le fait de cuisiner ensemble nous donne une belle occasion de nous ouvrir sur le monde. Et puisque mon mari, Na’eem, est d’origine indienne, Zayne fait déjà preuve naturellement d’une belle curiosité culinaire. 

Photo : Sébastien Sauvage

Faites-vous de la cuisine indienne à la maison?

Peu souvent. Par contre, lorsqu’il visite sa grand-mère maternelle, elle lui prépare des plats typiquement indiens, comme un bol de dahl ou de succulents samoussas. 

Votre amoureux, Na’eem Adam, est l’un des initiateurs de la Burger Week et de la Poutine Week, à Montréal. Il mange de la viande, et vous, non. Comment gérez-vous cette situation à la maison?

De façon très organique, le plus simplement du monde! Dans notre cuisine, nous appliquons la règle du «vivre et laisser vivre». Si Na’eem a le goût de manger de la viande, il s’assure de faire fonctionner la hotte, parce qu’il sait que je n’aime pas l’odeur. Il peut même aller jusqu’à allumer une petite chandelle parfumée, question de camoufler l’odeur ambiante. (rires) Quant à notre fils, il est principalement végétarien, mais il mange du poisson. C’est ce qu’il a choisi pour le moment, et c’est parfait comme ça. Chez nous, on n’impose rien: chacun fait ses choix alimentaires. 

Vous êtes maman, DJ et nouvellement entrepreneure. Comment faites-vous pour conjuguer tout ça? 

C’est simple, je suis bien entourée. D’abord, Na’eem et moi formons une bonne équipe. Il y a aussi ma maman, qui est toujours là pour moi, puis ma famille, mes amis. Avec mon horaire atypique de DJ, je serais complètement dépassée si je ne pouvais pas compter sur l’aide de mes proches. Par ailleurs, depuis quelques mois, je fais aussi preuve d’un nouveau lâcher-prise.

De quelle façon?

Quand Zayne était plus jeune, je voulais tellement être une «top maman» que je me mettais trop de pression: je culpabilisais dès que je travaillais à l’extérieur. Puis, à un moment donné, j’ai réalisé que si j’étais heureuse, mon fils serait heureux. Lorsque je raconte avec fierté à Zayne que les gens ont adoré danser jusqu’au petit matin au son de ma musique, le fait que j’aie passé une nuit dans la ville de Québec lui importe peu; tout ce qu’il retient, ce sont les étoiles que j’ai dans les yeux. 

Cajou Cuisine 

En compagnie de ses associées, Carla Beauvais et Marjorie Morin-Lapointe.

Cette initiative donne un coup de pouce aux familles pour leur faciliter la planification des repas. «Aider les gens à s’inspirer, à partager l’art de cuisiner avec leurs enfants, à découvrir des saveurs, à s’ouvrir sur la cuisine du monde et à simplifier la préparation des repas, voilà la mission de Cajou Cuisine. Le kit que vous recevez à la maison vient avec la liste des ingrédients que vous devez vous procurer, des fiches recettes illustrées, des épices exotiques, plein d’infos et des activités thématiques à réaliser avec vos minichefs», explique Abeille, avec enthousiasme. 

Commandez vos kits ou informez-vous sur le site cajoucuisine.com

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