Maripier Morin: Sans filtre, audacieuse et vulnérable | 7 Jours
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Maripier Morin: Sans filtre, audacieuse et vulnérable

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Malgré son bagage télévisuel désormais imposant, Maripier Morin semblait un brin craintive et nerveuse, le 22 octobre, lors du visionnement de presse de Mais pourquoi? On pouvait la comprendre, puisqu’elle dévoile dans cette docusérie en six épisodes des pans très intimes de sa vie privée.   

«Après avoir animé des shows de variétés et des jeux, j’avais envie de me lancer dans quelque chose de très personnel, dans un projet où il y aurait non seulement une quête, mais aussi une résonance, confie Maripier. J’avais envie d’amorcer la discussion par rapport à des sujets tabous en 2019 au Québec. C’est un projet dont je suis très fière!» Les thèmes de cette série immersive et informative? Le fitness, la parentalité, la nudité, l’argent, la religion et les jeux vidéos.   

L’émission ayant pour thème les jeux vidéos sera diffusée le 4 décembre.

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L’émission ayant pour thème les jeux vidéos sera diffusée le 4 décembre.

Remise en question  

Le prochain épisode, celui du 6 novembre, porte sur la parentalité. «On a filmé celui-là en premier, il y a un an. Évidemment, ma réalité à ce moment-là était différente...» Brandon Prust, l’ex-conjoint de Maripier, est présent dans l’épisode. Le couple a confirmé en septembre avoir mis fin à sa relation, alors que des rumeurs couraient depuis quelque temps à cet effet. «On s’est posé la question lorsqu’on s’est séparés: est-ce qu’on l’enlève au montage? Mais on l’aurait ressenti, parce qu’il y a un an, on formait un couple et on avait quand même le désir de fonder une famille. La vie étant ce qu’elle est, on arrive à la conclusion que l’on connaît aujourd’hui... Ce documentaire a été fait dans un grand désir de transparence et d’honnêteté, et ma réalité était celle-là à ce moment-là! Même si Brandon est à l’écran, je pense que c’est la quête en soi qui est intéressante. On se pose tous ces questions: si mon corps refuse de porter un enfant, est-ce que j’adopte? Est-ce que je fais appel à une mère porteuse? Quelles sont mes options? Combien ça coûte? Suis-je un monstre si je ne désire pas d’enfant? La parentalité est le sujet le plus complexe, le plus beau et le plus déchirant qu’on a abordé. Je suis bouleversée chaque fois que je regarde l’épisode. J’espère que l’émission va toucher beaucoup de gens.»  

Retour à la case départ  

Au fil des rencontres et des témoignages, entre autres avec une femme qui a les trompes de Fallope ligaturées et avec une femme qui veut un enfant à tout prix, la quête de cet épisode porte sur la question du désir qu’a ou non Maripier d’avoir des enfants. Elle décide de faire congeler ses ovules. Cet acte qui, au départ, semblait répondre aux besoins de l’émission s’est transformé en un amer constat. «Ça m’a fait énormément de peine de réaliser que ma fertilité était peut-être complexe ou qu’elle avait des lacunes. Et de ce sentiment est né mon désir d’avoir des enfants. Avec ma séparation, je retourne à la case départ, mais avoir fait congeler mes ovules demeure une belle sécurité. Ils m’appartiennent et ils m’attendent.»   

Ce n’est pas donné!   

«Le processus a été extrêmement complexe et coûteux, dit-elle. Je mentionne dans l’émission que la somme totalise 12 500 $, mais finalement ça a coûté 16 000 $! Qui a de l’argent pour se payer ça? Lors de mon premier rendez-vous, les médecins ont évalué les coûts à 5000 $. J’ai appelé toutes mes amies célibataires pour qu’elles viennent le faire avec moi: pour 5000 $, je voulais toutes les financer! Finalement, on se rend compte qu’avec la médication et les autres frais, les dépenses montent vite...»   

L’émission du 13 novembre porte sur la nudité. L’animatrice pose seins nus devant plusieurs artistes.

Photo : Production ©

L’émission du 13 novembre porte sur la nudité. L’animatrice pose seins nus devant plusieurs artistes.

Transformée par une expérience   

L’un des autres épisodes, particulièrement déstabilisant pour Maripier, porte sur la nudité. La jeune animatrice décide en effet de poser nue pour des artistes, et même de danser (presque) nue au cabaret Lady Mary Ann! «Je mentionne souvent dans l’épisode que je n’aime pas mes seins, révèle-t-elle. Je fais probablement de la dysmorphie corporelle, comme plusieurs filles. Au départ, j’avais peur que les téléspectateurs disent que je me plains le ventre plein. Mais j’ai le droit de ne pas aimer mon corps. Il y a des journées où je me trouve belle, mais c’est un exercice quotidien d’apprendre à aimer son corps. Autant j’ai détesté danser, autant poser seins nus devant des artistes m’a redonné confiance en moi. Je suis sortie de là plus grande, plus saine, plus sereine. Par contre, je ne pense pas que je répéterais l’expérience de la danse. Je n’étais plus la femme que je crois être, j’étais un objet. C’est quelque chose contre quoi chacune de nous se bat tous les jours: ne pas devenir cet objet de désir et de sexualité. Je n’en suis pas sortie indemne. C’est la portion où je suis peut-être allée le plus loin.»  

Son salaire dévoilé  

Dans l’épisode sur l’argent (le 20 novembre), Maripier dévoile son revenu de 2018 et analyse ses dépenses. «On a vraiment de la difficulté à parler d’argent au Québec, souligne l’animatrice. Les chiffres rendent les gens profondément mal à l’aise.» Puis, dans l’épisode sur la religion (le 27 novembre), elle intègre une communauté religieuse. Maripier s’y prendrait-elle différemment avec le recul? «Les réactions sont toutes spontanées dans Mais pourquoi? Il n’y a rien de contrôlé. Le réalisateur ne m’a jamais dit “on va la refaire”, même si je ne me trouvais pas toujours à mon avantage. J’ai des émotions intenses, je pleure, je chiale, je sacre, je suis vulnérable, mais le message n’en est que plus fort, plus vrai.» Maripier est tout de même un peu anxieuse face à la réaction du public. «J’espère que les gens vont comprendre la mission, qu’ils vont aller au-delà des expériences qui peuvent paraître choquantes. Le but ultime de cette série est d’ouvrir la discussion.»  

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Des cours de diction à Paris  

Outre Mais pourquoi?, on retrouve Maripier à l’animation de Studio G, à TVA. Elle est aussi une des têtes d’affiche de la série La faille, diffusée dès le 12 décembre sur Club illico. Avec tous ces projets, Maripier donne l’impression de ne jamais prendre de pauses, mais ce n’est plus vrai! «Les tournages de Studio G sont terminés: nous serons en diffusion jusqu’en décembre. Le 4 novembre, je pars m’installer à Paris pour un mois. Je vais rencontrer des gens et suivre des cours de diction pour arriver à transformer mon accent. Lorsque j’ai appris l’anglais, je suis allée à New York, et comme je n’ai plus rien au Québec pour l’instant, aussi bien aller à Paris!»  

Désire-t-elle une carrière chez nos cousins français? «J’ai un agent là-bas mais, s’il se passait quelque chose, ça constituerait une belle surprise. Ma carrière va bien au Québec et je suis super satisfaite, donc je prends ça comme un mois de vacances. Je suis très contente de m’installer là, d’aller me reposer, parce que ç’a été un automne assez rock!»  

Et les amours dans tout ça?   

Avec tous ses projets, la belle a-t-elle le temps pour l’amour? «Comme ma rupture est récente, je me concentre sur le travail en ce moment. J’ai 33 ans, j’ai juste envie d’être bien dans ma peau et de me consacrer à mes projets. Je me trouve pas mal privilégiée, malgré tout...»  

  • Mais pourquoi?, le mercredi à 21 h, à Z. 
  • Studio G, le dimanche à 20 h 45, à TVA.
  • La faille, dès le 12 décembre, à Club illico.

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