Le petit bijou de Mariloup Wolfe | 7 Jours
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Le petit bijou de Mariloup Wolfe

«J’ai sorti mes trucs de maman pour mettre Lilou de mon côté.»
Photo : Bertrand Calmeau ©

«J’ai sorti mes trucs de maman pour mettre Lilou de mon côté.»

Aussi à l’aise devant que derrière la caméra, la talentueuse Mariloup Wolfe nous présente ces jours-ci son deuxième long métrage, Jouliks. Un film à la fois lumineux et mélancolique qui raconte, à travers les yeux d’une enfant, l’histoire tragique de l’amour fusionnel de ses parents. 

Mariloup, le défi avec la réalisation de ce film, c’était de trouver celle qui allait camper Yanna, puisque l’histoire est racontée par cette petite fille de sept ans...

Il fallait dénicher LA perle rare! Nous avons vu plus de 230 enfants en audition, d’abord en faisant appel à des agences artistiques pour enfants, puis en effectuant ce qu’on appelle dans le jargon du métier un casting «sauvage», c’est-à-dire en faisant un appel à tous, via une publication Facebook. Vers la toute fin du casting, j’ai rencontré Lilou Roy-Lanouette et ç’a été un coup de foudre immédiat!

Pourquoi?

Parce que Yanna, c’est elle! Il me fallait une petite fille à la fois tomboy et féminine, avec un petit je-ne-sais-quoi de sauvage. En tant que réalisatrice, je peux diriger une enfant vers certaines intentions, certaines émotions. Mais se promener avec une poule sous le bras, grimper aux arbres, avoir une attitude de petit garçon manqué, tu l’as ou tu ne l’as pas. Et Lilou, elle l’a! Elle est drôle, attachante et intelligente, et son regard possède une profondeur hallucinante pour une petite fille de son âge.

Crois-tu que le fait d’être maman de deux garçons sensiblement du même âge que Lilou t’a donné un petit coup de pouce pour diriger cette enfant?

Bien sûr. J’ai sorti quelques trucs de maman pour mettre Lilou de mon côté, notamment lorsque je la sentais plus fatiguée. Tourner un film, c’est long! Et même si cette petite comédienne possède une belle maturité, elle était parfois tannée de recommencer la même scène encore et encore. Alors, je lui disais: «OK, c’est le temps de s’amuser!» Nous faisions alors une course, elle et moi, et je la laissais gagner. De retour sur le plateau, son cerveau était à on, et elle me donnait ce que je lui demandais en une seule prise!

Comment as-tu abordé les scènes plus dramatiques?

Habituellement, les enfants-acteurs ont des coachs qui les préparent aux différentes scènes. Moi, je voulais un jeu le plus naturel possible, alors j’ai travaillé de concert avec la maman de Lilou. Cette dernière m’a donné quelques pistes pour émouvoir sa fille lors des scènes plus tristes et délicates. Une fois la scène tournée, l’équipe au grand complet s’affairait à changer les idées de Lilou, afin qu’elle apprécie son expérience sur le plateau et qu’elle conserve de merveilleux souvenirs de l’été de ses sept ans.

En terminant, outre la promotion du film Jouliks, qu’est-ce qui t’occupe présentement?

Je suis en studio de montage pour la série Mon fils (qui sera présentée sur Club illico l’an prochain) jusqu’en janvier. Cette série raconte l’histoire d’un jeune homme de 18 ans atteint de schizophrénie. Sinon, je viens de sortir une collection de vêtements, une belle collaboration avec les boutiques San Francisco. Et je poursuis mon association avec Chevrolet. Comme la campagne publicitaire explore différents univers cinématographiques, je peux autant me glisser dans la peau d’une Bond Girl que dans celle d’une aventurière à la Indiana Jones. J’adore ça, et ça me permet de revenir à mon premier amour: le jeu.

  • Jouliks, en salle le 1er novembre.

Créer un couple fusionnel

Photo : Bertrand Calmeau ©

Dans Jouliks, la jeune Yanna raconte l’histoire de Zak et Véra, ses parents, qui sont amoureux fous. «Pour trouver ce couple fusionnel qui s’aime autant qu’il se déchire, il fallait dénicher des comédiens entre lesquels il y a une chimie naturelle. Pour Zac, je voulais un acteur viril, un mâle alpha avec une touche d’exotisme, comme l’impose l’histoire. Pour le rôle de Vera, plusieurs actrices ont été considérées, dont des visages connus. Deux comédiens et cinq comédiennes se sont rendus aux toutes dernières auditions. Ils étaient tous excellents, mais ce qui a tranché, c’est ce que dégageaient Victor Andrés Trelles Turgeon et Jeanne Roux-Côté ensemble. Oui, les acteurs peuvent jouer l’amour, mais il faut que le courant passe entre eux. Et dans le cas de Victor et Jeanne, c’est électrisant!»

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