Pleins feux sur... Ève Lemieux | 7 Jours
/magazines/7jours

Pleins feux sur... Ève Lemieux

Image principale de l'article Pleins feux sur... Ève Lemieux
Photo : Guy Beaupré, TVA Publications

Après avoir joué dans Les rescapés, Providence et Fugueuse, la comédienne incarne dans Une autre histoire une jeune mère porteuse. Véritable touche-à-tout, elle a aussi publié son premier roman récemment.   

Ève, tu as commencé ta carrière très jeune, notamment grâce au soutien de tes parents. Travaillent-ils dans le milieu artistique?  

Ma mère est traductrice. C’est une amoureuse des langues, une femme de lettres et de mots. J’ai toujours aimé écrire, et c’est certain que ça me vient d’elle. Quant à mon père, il n’est pas du tout dans le milieu, mais il m’a déjà dit qu’il aurait voulu être acteur.  

Avant de jouer Joannie dans Fugueuse, tu avais un casting de jeune fille. On dirait que ce rôle t’a fait passer à un autre niveau, à des personnages plus matures...  

Ça m’a amenée ailleurs. Mon rôle dans Fugueuse en est un dont je rêvais depuis toujours, vraiment! Il y a bien des comédiennes qui veulent jouer des filles compliquées, malheureuses, démunies. Ça me tentait d’aller dans cette zone, mais on ne m’avait jamais confié un rôle comme ça.  

Dans Une autre histoire, tu incarnes une mère porteuse. Quel effet ça t’a fait de te voir avec le ventre d’une femme enceinte?   

Depuis l’âge de 13 ans, je rêvais de porter une prothèse de femme enceinte. Dans Les rescapés, la fille que je jouais était enceinte, mais il y a eu un saut dans le temps et, du jour au lendemain, le bébé était né! Quand j’ai su que Chantal (Cadieux) m’avait écrit un rôle et que j’allais avoir ma grosse bedaine, j’étais contente! J’ai savouré le moment: je la flattais tout le temps! (rires) C’était une très grosse bedaine. C’était vraiment le fun!  

Tu viens de publier ton premier roman, Comme des animaux. Était-ce quelque chose que tu rêvais de faire?  

Ça fait longtemps que le désir d’écrire est en moi. J’ai d’ailleurs étudié en création littéraire à l’université. J’ai écrit des recueils de nouvelles qui n’ont pas été publiés, mais ça m’habitait depuis un bon moment. Écrire un premier roman était l’un de mes plus grands rêves.  

Comment s’est passé le processus de création?  

Je n’avais pas eu le temps d’écrire une seule ligne au Conservatoire. C’était trop intense; j’étais dédiée à l’école à 100 %. Par contre, quand je suis sortie, je me suis dit que c’était le temps de le faire. À un moment donné, je me suis installée dans un café. Je suis partie très instinctivement. Je n’avais pas de plan ou d’idée précise, je n’avais même pas d’idée de personnage. Les mots ont commencé à arriver et, au fur et à mesure que je continuais d’écrire, j’ai compris où je m’en allais. Ensuite, j’ai réalisé qu’il y avait plein de situations, plein de personnages que j’avais déjà créés avant dans des carnets d’écriture.  

Tu as donc regroupé le tout comme les morceaux d’un casse-tête?  

Exactement. Il y avait beaucoup de thématiques et de personnages que je portais en moi depuis plusieurs années. Ils étaient là, mais ils sont nés pour vrai à ce moment-là.  

De quoi parle ton livre?  

C’est l’histoire d’une jeune femme qui est prise dans la tourmente de sa dépendance affective et de sa blessure de l’abandon. Elle évolue là-dedans et essaie de composer avec sa part de lumière et sa part d’ombre. C’est une éternelle amoureuse qui a de la misère à se laisser aimer et à bien aimer.  

Pourquoi avais-tu envie de parler de ça? Tu as toi-même l’air d’une jeune femme assez joyeuse.  

Oui, mais quelquefois, on porte des blessures et des secrets en nous, même si on n’a pas «l’air de». Je pense que ce sont des sujets qui sont importants pour moi. Je porte certaines blessures à l’intérieur de moi. Ce ne sont pas celles de mon personnage par contre. Mon livre est une fiction...    

  • Une autre histoire, lundi 20 h, à Radio-Canada.  
  • Comme des animaux, publié aux Éditions XYZ, est offert en librairie.   

Photo : Courtoisie

Un voyage de noces de rêve!  

Photo : Marie Lassiat ©

  

L’an dernier, tu as épousé ton conjoint, Mathieu Aumont, qui est lui aussi comédien, et vous êtes allés en voyage de noces au Mexique. Pourquoi avoir choisi cet endroit?  

La vérité, c’est qu’on regardait un site de voyages à rabais et il y avait Mexico City dans les options. On a regardé et on était intrigués. On ne connaissait pas la ville autrement que de nom.  

C’est vrai que les vacanciers qui vont au Mexique choisissent généralement les sites côtiers....  

Oui, mais nous, on aime faire des affaires pas comme les autres. On a décidé d’aller là et, quand on a acheté nos billets, tout le monde nous a dit: «Mexico, c’est dangereux! C’est une des villes les plus criminelles au monde!» «Attention! Mexico, c’est pollué!» On s’est vraiment demandé dans quoi on s’était embarqués, mais ç’a été un véritable coup de cœur!  

La culture est importante au Mexique, et on mange bien...  

La bouffe est extraordinaire! C’est coloré, dans tous les sens du terme. Et ça se voyage hyper facilement! Les gens sont gentils et accueillants. Nous avons visité plein de musées, plein d’affaires. Pour moi, c’était important de faire un voyage avec mon chum, parce qu’on se révèle beaucoup en voyage. C’est plein de situations imprévues...  

À lire aussi

Et encore plus