Les Louanges, une ascension fulgurante | 7 Jours
/magazines/echosvedettes

Les Louanges, une ascension fulgurante

Image principale de l'article Les Louanges, une ascension fulgurante
Photo : Valérie Blum, Échos Vedettes

Depuis la sortie il y a un an de son premier album, La nuit est une panthère, la carrière de Vincent Roberge alias Les Louanges connaît une ascension fulgurante. Rencontrée dans un café du Plateau-Mont-Royal, la révélation musicale de l’heure se confie. 

En un an, Les Louanges s’est hissé dans la liste des 10 finalistes au prestigieux Prix Polaris, a obtenu neuf nominations à l’ADISQ, a signé la bande sonore du film Jeune Juliette de la réalisatrice Anne Émond et a lancé un EP intitulé Expansion Pack le 27 septembre. Surfant ainsi sur la vague du succès de son album La nuit est une panthère, paru un an plus tôt, l’artiste de 24 ans admet qu’il apprend à gérer son côté hyperactif. «À vrai dire, je suis incapable de prendre un break. Mon père peut travailler jusqu’à perdre connaissance, et je crois que la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. J’ai été tellement occupé dans la dernière année que je n’avais plus le temps de voir personne. J’ai donc emménagé à Montréal avec deux amis d’enfance dans un six et demie pour les voir plus souvent. Au lieu de m’acheter un condo, j’ai fait le chemin inverse et j’ai opté pour la colocation», rigole-t-il. 

Tracer son chemin

Comblé par son succès croissant ici comme en Europe, l’auteur-compositeur-interprète déclare avoir toujours été soutenu dans ses choix de carrière. «Mes parents travaillent comme graphistes et sont tous les deux mélomanes. Personne n’est venu m’écœurer lorsque je suis entré en guitare jazz au Cégep de Sainte-Foy. Les albums Rêver mieux, de Daniel Bélanger, et Play, de Moby, jouaient beaucoup à la maison. J’ai donc appris à me forger une culture musicale en m’inspirant d’artistes qui faisaient ce qu’ils voulaient et qui n’avaient pas de style précis. On pourrait catégoriser ma musique comme étant du R&B alternatif. Par contre, je n’ai pas le désir d’entrer dans un moule bien précis.» 

Sa sœur a participé à La voix

Sur le plan personnel, l’artiste célibataire partage sa passion pour la musique avec sa sœur, Rosalie Roberge, qui a participé cette année à La Voix. «Ma petite sœur a 20 ans et elle est depuis peu la chanteuse du groupe The Lost Fingers. Rosalie fait les back vocals sur presque tous mes projets. Elle connaît bien la musique et je la trouve très bonne.» 

De plus, Les Louanges ne cache pas son immense affection pour sa grand-mère, Dorothée Beaulieu, une fervente lectrice d’Échos Vedettes qu’il prend plaisir à saluer affectueusement dans cet article. 

Amener de l’eau au moulin

C’est en 2015, alors qu’il est finaliste au Festival international de la chanson de Granby, que Les Louanges décide de quitter sa ville natale pour s’établir à Montréal. «À la même époque, j’enregistrais mon EP Mercure — paru en 2016 — au studio Le Pantoum, à Québec; le même endroit où Hubert Lenoir a enregistré son album. Lui et moi, on a le même âge et on se connaît. Lui vient de Québec, et moi, de Lévis. On a d’ailleurs déjà discuté de la possibilité de faire un jour quelque chose ensemble.» 

Par ailleurs, Les Louanges fait le bonheur de ses fans en lançant son EP Expansion Pack, actuellement disponible. «Je veux ainsi pousser l’expérience de La nuit est une panthère plus loin. J’étais prêt à lancer du nouveau matériel et je suis très fier de ces nouvelles chansons. Je travaille constamment sur mon ordinateur à amener de l’eau au moulin.» 

En ce qui a trait à son nom d’artiste, Vincent Roberge déclare avoir été gentiment affublé du surnom Les Louanges alors qu’il était encore étudiant au secondaire. «Dans notre gang de gars, chacun avait un surnom de ce genre. En 2015, ça ne me tentait pas de faire carrière sous le nom de Vincent Roberge. Un ami d’enfance m’a donc conseillé de choisir Les Louanges, puisqu’on m’appelait déjà comme ça.» Une chose est certaine, ce nom sied à merveille à ce jeune artiste dont le talent n’a pas fini d’être louangé.

À lire aussi

Et encore plus