Alexandra Stréliski, de l'ombre à la lumière | 7 Jours
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Alexandra Stréliski, de l'ombre à la lumière

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Photo : Collaboration spéciale, Raphaël Ouellet

Figure emblématique de la musique néoclassique au Québec, la pianiste Alexandra Stréliski a le don de toucher le cœur des gens par le biais de ses compositions. Un an après la sortie de son deuxième album, Inscape, certifié disque d’or, l’artiste se confie sur sa vie et son parcours. 

Jointe au téléphone à Amsterdam, où elle était de passage dans le cadre de sa tournée européenne, Alexandra Stréliski se dit choyée de pouvoir maintenant vivre de sa musique. Après avoir vécu une période sombre il y a trois ans, l’artiste prend aujourd’hui la vie du bon côté et se réalise pleinement à travers son métier. «Peu avant la sortie d’Inscape, j’ai vécu une période de ma vie où j’avais perdu tous mes repères. Je me suis séparée, j’ai vécu un burnout ainsi qu’un déménagement. Heureusement, le temps m’a aidée à m’en sortir. J’ai suivi plusieurs thérapies, dont des traitements d’acupuncture et d’ostéopathie. J’ai aussi pris du temps pour moi. Je constate à présent que ma nouvelle vie a sur moi un effet thérapeutique. Grâce à mon métier, j’ai récemment pu surmonter mes peurs de faire de la scène et de prendre l’avion. Je n’ai plus peur non plus de me montrer vulnérable. En surpassant ainsi nos limites, on devient à la fois plus forts et plus heureux.»   

Le piano dans la peau 

Depuis sa tendre enfance, Alexandra Stréliski a l’habitude d’exprimer ses émotions au piano. «C’est à six ans que j’ai manifesté mon désir d’apprendre à jouer d’un instrument. Le compositeur François Dompierre, qui est un ami de mon père, lui avait conseillé à l’époque de me mettre au piano. C’est ainsi que la musique est entrée dans ma vie. Toute petite, j’improvisais déjà. Au fil des ans, mon piano est devenu mon meilleur ami. J’exprime d’ailleurs mieux mes émotions en musique qu’avec des mots.»   

Un coup de pouce de Marc-andré Grondin 

À la suite d’études en musique classique et quelques premiers contrats en publicité, la jeune femme lance en 2010, dans l’anonymat du grand public, son premier album, Pianoscope. «De fil en aiguille, les pièces de cet album se sont rendues aux oreilles du comédien Marc-André Grondin. C’est lui qui a ensuite fait connaître ma musique au réalisateur Jean-Marc Vallée. Ce dernier a immédiatement eu un coup de cœur pour ce que je fais et il m’a contactée. C’est ainsi que ma pièce Prélude s’est retrouvée, en 2013, sur la trame sonore de son film Dallas Buyers Club. Depuis ce temps, j’ai travaillé avec Jean-Marc sur son film Demolition, en 2016, ainsi que sur la série télé Big Little Lies, sortie en 2017. À travers ces collaborations, nous sommes devenus amis. Je vais même parfois souper chez lui.»   

Du talent dans la famille 

Menant une carrière dans l’œil du public, Alexandra Stréliski se dit chanceuse de pouvoir partager sa réalité avec sa sœur, l’humoriste et auteure Léa Stréliski, qui vient de publier un livre intitulé La vie n’est pas une course. «On s’entend très bien, ma sœur et moi. On a un peu le même parcours, mais on a pris des chemins différents. Elle fait de l’humour, et moi, de la musique. Nous avons aussi un grand frère qui évolue dans le milieu du marketing numérique. Nous avons de la famille en France, car notre père est Français, d’origine polonaise et hollandaise. J’ai d’ailleurs passé tout mon primaire en France.»   

Poursuivant actuellement la tournée de son album Inscape ici et en Europe, Alexandra Stéliski compte bien se tenir occupée dans les prochaines années. «J’aimerais beaucoup composer à nouveau de la musique de film. De plus, j’aimerais un jour donner des spectacles avec d’autres musiciens qui m’accompagneraient sur scène. D’ici là, j’envisage de prendre une pause l’été prochain, dans un chalet, afin de composer de la nouvelle musique.» 

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