«Mon espoir, c’est que mes fils soient heureux...» | 7 Jours
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«Mon espoir, c’est que mes fils soient heureux...»

«Peu importe le travail qu’on fait, c’est toujours agréable quand nos enfants peuvent en être témoins.»
Photo : Éric Myre, TVA Publications

«Peu importe le travail qu’on fait, c’est toujours agréable quand nos enfants peuvent en être témoins.»

Après avoir révélé au grand public le talent d’auteur et d’acteur de Fabien Cloutier, la série Léo est de retour sur Club illico avec une distribution des plus surprenantes! L’homme-orchestre revient sur le tournage de la deuxième saison et sur la participation de ses fils, qui aiment bien suivre papa au travail.

Fabien, après le succès qu’a connu la première saison de Léo, que réservez-vous au grand public pour la deuxième saison?

Au début de la première saison, c’était clair que Léo cherchait quelque chose: il cherchait une blonde, il cherchait une job... Il a tout obtenu et il a tendance à imaginer que la vie va continuer ainsi. Mais non, la vie se charge parfois de faire survenir des choses imprévues. Ça brasse à l’usine, ça brasse dans la famille de Cindy, ça brasse dans la vie de son père, qui se trouve seul. Le mononcle, quant à lui, retontit. Il y a beaucoup de choses à gérer autour de ça. Le quotidien que Léo imaginait bien simple et bien facile est chamboulé par tout ça.

En fin de compte, le quotidien n’est facile pour personne...

Effectivement. C’est la vie. On a beau se dire qu’on aimerait que ça se calme, les choses ne se calment pas pour autant. On n’a pas de contrôle là-dessus. 

Le fait qu’autant de grands acteurs acceptent de tourner avec vous, est-ce une forme de reconnaissance à vos yeux?

Je pense que c’est effectivement une belle marque de confiance. Ça fait plaisir. Je pense aussi que, quand on les approche et qu’on leur fait lire l’épisode ou les deux épisodes auxquels ils participeront, ils voient qu’il y a quelque chose à jouer. C’est ça avant tout qui leur plaît. Ce sont des personnages qui ont quelque chose à défendre. Comme acteur, je trouve ça intéressant, moi aussi, d’être invité à faire acte de présence sans avoir une série sur les épaules. Il y a aussi le plaisir de jouer avec d’autres acteurs pendant deux, trois, quatre jours. Parmi ceux qui ont accepté l’invitation, il y a Daniel Gadouas, Micheline Bernard, Pierre Lebeau, Boucar Diouf, Céline Bonnier... Il y a de l’acteur au pouce carré! (rires) 

Avez-vous l’impression que la série a attiré l’attention sur les régions?

Je ne sais pas si ça attire l’attention sur les régions, mais c’est une série qui nous montre un côté très sympathique et débrouillard. Ce n’est pas parfait, mais cette franchise de la part des personnages et leurs défauts les rendent attachants. Ils peuvent venir des régions, mais aussi de différents quartiers de la ville. Que ce soit ici ou en région, la vie n’est peut-être pas si différente quand on s’attarde à la véritable classe moyenne. Les travailleurs ont les mêmes préoccupations: se réaliser, trouver l’amour, etc. Ces quêtes n’ont pas de classe sociale. 

Avec ses deux fils, Émir et Edmond.

Photo : Julien Faugère, TVA Publications

Avec ses deux fils, Émir et Edmond.

En cette deuxième saison, vos fils jouent-ils encore dans la série?

Oui, mes fils ont encore une petite présence dans la série. Le plus jeune joue Léo, enfant. Nous aimons revenir dans le passé. C’est très court, mais, généralement, ça éclaire le présent. 

En leur donnant l’occasion de fouler les plateaux de tournage, seriez-vous en train de leur inculquer le goût du métier?

Je ne sais pas, peut-être... C’est sûr que c’est l’fun d’aller sur un plateau de tournage, mais qu’ils le fassent à leur rythme et seulement si ça leur tente. Il n’y a aucune pression ni attente. 

Le plan de match, ce n’est pas qu’ils deviennent acteurs...

Non. Dans la vie, ils vont faire ce qu’ils ont envie de faire. Peu importe le travail qu’on fait, c’est toujours agréable quand nos enfants peuvent en être témoins. Je serais plombier que viendrait un moment où il me faudrait amener mes enfants au travail. Quel que soit notre métier, nous sommes heureux de partager ça avec nos enfants, qu’ils voient notre quotidien. 

Ça leur permet de mieux comprendre votre réalité d’acteur?

Je pense que oui. Ça leur permet de voir à quoi ressemble une journée de tournage, à quelle heure on commence et à quelle heure on finit. Je pense que c’est bon, ne serait-ce que pour comprendre cette réalité. Même s’ils ne jouent pas, il leur arrive de passer une journée sur le plateau à regarder comment ça se passe, à rencontrer le monde, à se faire de nouveaux amis. 

Vous disiez un jour avoir eu la liberté de choisir votre voie. Comptez-vous être ce parent totalement compréhensif envers les choix de vie de ses enfants?

Oui, bien sûr! C’est essentiel. Ce sont nos enfants, mais ce sont des humains à part entière. Ils ont droit à leurs champs d’intérêt. Ces goûts ne doivent pas être les nôtres. Ils ne doivent pas répondre à nos aspirations à nous, mais aux leurs. 

Pourtant, bien des parents investissent leurs enfants de leurs propres espoirs. C’est terriblement humain.

Moi, mon espoir, c’est qu’ils soient heureux, libres, qu’ils pensent par eux-mêmes et qu’ils soient indépendants d’esprit. Après, ça les mènera là où ils souhaitent le plus aller.

Vous avez effectué un voyage en Amérique centrale avec vos enfants et votre conjointe pour l’émission Partir autrement en famille. Avez-vous d’autres projets d’expédition au programme?

Sûrement, mais essayer de trouver du temps de qualité en famille, c’est déjà une chose importante. Il y aura sûrement la possibilité de partir éventuellement. Je nous le souhaite, comme je le souhaite à plein d’autres familles. Pouvoir vivre des voyages et des expériences ensemble, c’est quelque chose de très agréable. Mais avant tout, avoir du temps de qualité, partager un vrai quotidien, avoir du bon temps ensemble, ça aussi, c’est important... 

Photo : Éric Myre, TVA Publications

  • La deuxième saison de Léo sera offerte sur Club illico dès le 28 novembre.
  • La pièce de Fabien Cloutier Bonne retraite, Jocelyne sera présentée les 6 et 7 novembre au Théâtre de la Ville, à Longueuil. Info: theatredelaville.qc.ca .
  • Pour plus d’informations sur les projets de Fabien, visitez fabiencloutier.com.

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