Jade Charbonneau: «Je suis un peu workaholic» | 7 Jours
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Jade Charbonneau: «Je suis un peu workaholic»

Image principale de l'article Jade Charbonneau: «Je suis un peu workaholic»
Photo : Melany Bernier, TVA Publications

À 18 ans, Jade Charbonneau fait déjà preuve d’une autonomie singulière. Actrice depuis l’enfance et installée en appartement avec deux amies, elle doit sa grande maturité à son parcours. Elle fait partie de trois projets télé cet automne et nous l’avons rencontrée pour mieux la découvrir.  

Jade, on te voit beaucoup à la télévision cet automne...  

Oui! On me voit dans 5e rang, L’heure bleue et Toute la vie. Dans 5e rang, je joue une fille troublée d’avoir perdu sa mère dans un accident de voiture. Elle tient son père responsable de cet événement. C’est une fonceuse qui en arrache et qui a tendance à consommer. Dans L’heure bleue, j’incarne Audrey, une autre fille qui en a dedans! Elle copie sa mère, ce qui n’est pas nécessairement positif, mais elles ont une relation exceptionnelle. Dans Toute la vie, j’interprète la grande sœur d’une fille-mère. C’est une militante pro-choix et une environnementaliste. Elle est à l’image des jeunes d’aujourd’hui. Elle défend aussi les personnes qu’elle aime.  

Laquelle serait le plus près de toi, à ton avis?  

Anne-Sophie, dans Toute la vie, me ressemble en ce qui concerne son côté militant. Audrey, dans L’heure bleue, est proche de moi pour sa nature audacieuse. Chloé, dans 5e rang, est celle qui me ressemble le moins, car nos univers sont complètement différents.  

Dans L’heure bleue, elle joue la fille du personnage interprété par Pascale Bussières.

Photo : Éric Myre, TVA Publications

Dans L’heure bleue, elle joue la fille du personnage interprété par Pascale Bussières.

 

Avais-tu rêvé de cumuler un jour autant de projets à la fois?  

Oui, tout à fait. Je suis un peu workaholic dans la vie... Si ça ne bouge pas, je m’emmerde rapidement et je déprime facilement. J’adore travailler! Ce que je vis, c’est tout ce que j’avais souhaité.  

À quel moment as-tu débuté dans le métier?  

Dès l’âge de quatre ans, je demandais à mes parents de faire de la télé. Ma première apparition a été à l’âge de cinq ans dans L’école des fans, où j’avais chanté Vive le vent avec Marie-Mai. Ça m’a encore plus donné le goût de faire ce métier. À huit ans, je suis entrée dans une agence et c’est à ce moment que tout a commencé. J’ai tourné dans des publicités et, à 12 ans, j’ai décroché un rôle dans Nouvelle adresse.  

As-tu pu compter sur l’appui de tes parents?  

Vraiment! Mes parents m’ont toujours accompagnée. Si je voulais quelque chose, ils étaient là à la fois pour m’encourager et pour me soutenir si ça ne fonctionnait pas, car je pouvais devenir très triste. Parce que c’est un métier où on essuie des refus, mes parents ont travaillé avec moi sur la réussite, mais aussi sur l’échec. Je peux être très exigeante envers moi-même. Un refus était ressenti comme un échec lamentable... Mes parents m’encourageaient à continuer parce qu’il y aurait un jour autre chose et effectivement, il y a toujours eu autre chose.  

C’est vraiment ce métier que tu souhaites pratiquer toute ta vie?  

Oui, sans aucun doute. À moins que j’aie une illumination soudaine, ce qui n’est pas impossible... J’aime aussi la mode. Ça m’intéresse depuis que je suis enfant. Je dessinais des trucs super excentriques. Mais ma première passion, c’est le jeu.  

Dans ta famille, personne n’a été étonné de te voir évoluer dans ce milieu?  

Non. Quand j’étais jeune, j’imitais tous les membres de ma famille. Dans les soupers où nous étions rassemblés, on me demandait toujours d’imiter mes tantes, ma grand-mère. À l’époque, je n’avais pas encore ma petite sœur, qui est arrivée quand j’avais neuf ans.  

Photo : Melany Bernier, TVA Publications

Tes parents ont-ils insisté pour que tu poursuives tes études?  

Oui, je devais absolument terminer mes études secondaires. J’ai eu la chance d’aller dans une école modulaire. Et parce que mes parents m’ont fait confiance, ça m’a donné confiance. Comme je ne sentais pas de pression de leur part, j’ai pu terminer mes études secondaires à mon rythme. J’ai terminé avec de bonnes notes. Après mon secondaire, ils ne m’ont pas poussée. Ils me laissent voir pour la suite des choses. Comme tous les parents, ils voudraient que je poursuive mes études, mais ils ne voudraient pas que je me brûle pour y arriver.  

Ils acceptent ta décision?  

Oui, parce qu’avec tous les projets que j’ai au programme actuellement, je n’ai pas le temps de m’investir dans mes études au cégep. J’en ai discuté avec ma mère. Toutes les deux, ça nous a fait peur que j’abandonne ma session... Je m’étais toujours imaginé avoir un long parcours scolaire, mais je compte m’inscrire à d’autres cours plus tard. Je veux continuer à évoluer et à remplir ma tête de beaux trucs.  

Tu dois être une fille performante, non?  

Je n’avais pas les meilleures notes de la classe, mais j’étais à mon affaire. Je suis disciplinée. En commençant tôt dans ce métier, nous sommes confrontés très jeunes au monde des adultes. Ça m’a rendue mature avant le temps. J’ai grandi rapidement.  

À titre de grande sœur, as-tu aussi acquis une certaine maturité?  

Mes parents ont adopté ma sœur en Chine quand elle avait deux ans. Je suis en appartement maintenant, mais je suis très proche d’elle.  

Tu vis déjà en appartement?  

Oui, avec Marguerite Bouchard et Rose Adam. Nous avons un bel appart! Nous sommes tellement chanceuses!  

Est-ce que ç’a été un grand choc pour tes parents lorsque tu leur as annoncé que tu quittais la maison?  

Pas vraiment. Mes parents étaient déjà préparés mentalement à mon départ. Ils m’ont vue évoluer. Ils se doutaient que ce choix de vie allait venir rapidement. Marguerite était déjà en appartement, et Rose aussi. Chaque fois que je revenais à la maison, je disais à ma mère comme ça semblait vraiment agréable. Lorsque Marguerite m’a proposé de partir en appart avec elle, ma mère a compris ma décision et elle a fait en sorte de m’aider à réaliser mon projet.  

Tu as la chance d’avoir des parents qui t’encouragent à poursuivre tes passions et qui te soutiennent à travers tous tes projets?  

Oui, et avec beaucoup d’ouverture et de confiance. Mes parents sont très compréhensifs, mais ils m’ont aussi aidée à grandir. Quand j’avais tendance à m’apitoyer et à me refermer sur moi-même, par exemple parce que je n’avais pas été choisie pour un projet, ils m’encourageaient à passer à autre chose. Avec le recul, je constate qu’ils ont bien fait.  

As-tu d’autres passions, talents et centres d’intérêt?  

J’adore voyager! Je suis récemment allée au Mexique. Je prépare déjà le voyage que je ferai durant l’hiver. L’appartement m’occupe aussi beaucoup. J’aimerais faire du bénévolat, du travail humanitaire. Comme je le disais précédemment, je suis un bourreau de travail, mais, comme mon métier me laisse beaucoup de temps libre, j’ai toujours besoin d’un projet. J’ai envie de donner du temps. Ne reste plus qu’à trouver à qui.  

Es-tu une sportive de nature?  

Pas du tout! Je ne suis pas capable! J’ai essayé de courir, de faire du yoga, du patin artistique... mais je déteste ça! Je fais du vélo, par contre. Et je préfère marcher des kilomètres pour aller voir quelqu’un que j’aime...  

  • Toute la vie, lundi 20 h, à Radio-Canada. 
  • L’heure bleue, mardi 20 h, à TVA.  
  • 5e rang, mardi 21 h, à Radio-Canada.  

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