Le fabuleux destin de Sarah-Jeanne Labrosse | 7 Jours
/magazines/7jours

Le fabuleux destin de Sarah-Jeanne Labrosse

Image principale de l'article Le fabuleux destin de Sarah-Jeanne Labrosse
Photo : Bruno Petrozza, TVA Publications

Il y a déjà 15 ans que Sarah-Jeanne Labrosse fait partie de notre paysage culturel. La jeune femme de 28 ans, qui a un parcours fort impressionnant, est l’une des actrices les plus populaires de sa génération. Dire qu’il s’en est fallu de peu pour qu’elle devienne une joueuse de tennis professionnelle! Survol de la vie d’une comédienne qui n’a pas fini de nous surprendre.

Sarah-Jeanne est rapidement devenue l’un des visages les plus connus du Québec, tant au cinéma qu’à la télévision, grâce à des rôles comme celui de la douce Donalda, dans Les pays d’en haut, ou encore celui de l’imprévisible Laurence, dans Unité 9. Elle est aussi très aimée des jeunes, qui l’ont découverte quand elle a interprété le personnage de Sarah dans la série Le chalet, rôle qui lui a valu un prix Artis trois années d’affilée, de 2016 à 2018, dans la catégorie Émission jeunesse. Au cinéma, c’est dans des films tels que Bon Cop Bad Cop, Piché entre ciel et terre et, plus récemment, Mad Dog Labine qu’elle fait sa marque. Actuellement, elle fait un retour à son poste d’égérie de la populaire émission Révolution

Une attirance innée pour le jeu

Sarah-Jeanne n’a pas encore trois ans lorsqu’elle commence à dire à ses parents qu’elle veut aller dans la télévision. «Je voyais des enfants de mon âge à la télévision et je ne comprenais pas pourquoi eux y étaient et pas moi. J’écoutais l’émission Pin-Pon et je voulais aller rejoindre les personnages dans la télévision», raconte Sarah-Jeanne. Mais ses parents, Chantal et Alan, avaient beau trouver la lubie de leur fille amusante, ils ne connaissaient rien à ce métier et ils ne savaient pas comment faire pour amener leur petite à réaliser son rêve. «Mes parents se sont dit que ce n’était peut-être que passager, tout ça, mais à leur grand désespoir, mes demandes pour devenir actrice se sont répétées et, vers sept ans, j’étais plus décidée que jamais à faire ce métier. L’année suivante, je faisais partie d’une agence pour enfants et je capotais. J’ai décroché mon premier contrat dans une publicité pour Centraide et j’ai dû faire une dizaine de publicités de toutes sortes durant les deux premières années», explique la jeune actrice.

Un premier film à 11 ans

À 11 ans, Sarah-Jeanne passe une audition pour un rôle dans un des films de la série Contes pour tous. Elle devient alors Caroline dans le film Summer with the Ghosts. «Je paniquais un peu parce que le film était tourné en anglais. Mon père avait beau être anglophone, et j’avais beau bien parler l’anglais, ma langue première était le français. J’ai donc suivi une formation de 30 heures à l’institut Berlitz afin de devenir parfaitement bilingue. Le film n’a pas eu un grand succès, mais ç’a tout de même été une expérience fantastique pour moi», ajoute Sarah-Jeanne.

Une famille de sportifs

Sarah-Jeanne se passionne pour le jeu et semble en voie de réaliser son rêve de devenir actrice, mais le reste de la famille vibre au rythme du sport. Même que le père de Sarah-Jeanne est un ancien pilote de course devenu agent, puis par la suite, propriétaire d’une piste de course dans la région de Saint-Eustache. Les deux frères de Sarah-Jeanne, Alexandre et Jason, eux, excellent dans le tennis. «Je me suis mise, moi aussi, à m’intéresser au tennis et j’ai joué énormément. J’ai même été, tout comme mes frères, dans un programme de sports-études; je faisais plus de 25 heures de tennis par semaine. Est venu un moment où, tout comme eux, je me dirigeais vers une carrière en tennis. Je continuais en même temps à tourner ici et là dans des projets. Puis, à un moment donné, mes deux frères se sont inscrits dans des universités américaines dans un programme avec des bourses en tennis. J’avais, moi aussi, cette option-là, mais je savais que, si je partais quatre ans aux États-Unis, ça m’éloignerait de mon métier d’actrice. J’avais donc une décision à prendre. Finalement, une vilaine blessure au genou est venue ralentir mes ardeurs et me donner une réponse. L’année suivante, j’étudiais en cinéma au Collège Dawson, et mes années de tennis étaient désormais derrière moi», explique Sarah-Jeanne.

L’école Unité 9

Après un passage remarqué au cinéma dans Bon Cop Bad Cop aux côtés de Patrick Huard — dont elle joue la fille, rôle qu’elle reprendra 10 ans plus tard dans la suite du film —, elle enchaîne avec des rôles dans des séries télévisuelles telles que Human Trafficking, Nos étés et Yamaska. Mais c’est le rôle de Laurence Belleau, dans la série Unité 9, qui fait découvrir la jeune femme auprès du grand public. «J’avais 19 ans et je me retrouvais à travailler avec des actrices comme Guylaine Tremblay, Suzanne Clément, Céline Bonnier et Micheline Lanctôt! C’était irréel. Ç’a été le cadeau d’une vie! J’ai fait des rencontres exceptionnelles, et ç’a été une expérience extraordinaire. Je ne vais jamais oublier ce rôle. Ce huis clos avec des comédiennes de grand talent a été une belle école pour moi: j’étais une petite éponge qui absorbait tout sur son passage. Ce plateau a été très formateur. Laurence a été un personnage important dans ma jeune carrière. C’est à partir de ce moment-là que les gens ont pu mettre un nom sur mon visage. J’adorais jouer Laurence, une jeune femme bien différente de moi qui ne l’avait pas eue facile. J’aurais bien aimé qu’elle revienne dans l’émission à un moment donné», a dit Sarah-Jeanne.

Une aventure marquante

Le chalet, qui a duré cinq ans (de 2013 à 2018), aura été une émission marquante pour la comédienne. «Ce projet-là m’a permis d’aller à la rencontre des jeunes, et mon lien avec eux est rapidement devenu très fort. Aujourd’hui, si je suis à la barre du projet Mammouth, à Télé-Québec, qui s’adresse aux jeunes et dans le cadre duquel il y a une remise de prix, et si je suis porte-parole de Tel-jeunes, c’est surtout grâce à mon rôle dans la série Le chalet. Ça m’a aussi permis de tisser des liens très solides avec les autres comédiens. On a eu tellement de plaisir à tourner dans cette émission durant cinq années et à mener une vie de chalet. C’est un plateau qui a été important pour moi. J’ai eu beaucoup de peine lorsque j’ai appris que l’aventure se terminait. On est comme une petite famille», explique Sarah-Jeanne.

De grandes chaussures

En 2015, Sarah-Jeanne décroche le rôle de la mythique Donalda, dans la série Les pays d’en haut, rôle qui, à une autre époque, était tenu par Andrée Champagne, dont le personnage avait ému tout le Québec. «Je savais que je reprenais un personnage mythique et que ça allait être quelque chose de gros. Pour moi, chausser les bottes de Donalda, ç’a été un gros défi, mais tout est arrivé si vite que je n’ai même pas eu le temps d’avoir peur. J’ai passé l’audition et, deux semaines après, j’avais déjà tourné 80 scènes. J’étais bien consciente que Donalda est une image très forte dans l’imaginaire québécois, qu’elle est mythique, alors j’ai vraiment travaillé fort pour bien la rendre.»

Une adepte de la rénovation

Sarah-Jeanne est aussi une adepte de rénovations puisqu’elle a toujours un projet en chantier. Dans les dernières années, elle a rénové en entier son duplex, et le public a même pu voir l’évolution du projet à travers la série web Passion poussière. Par ailleurs, Sarah-Jeanne se passionne aussi pour la mode. En 2011, elle a fondé la marque Foulard Réconfort, qui proposait des produits faits à la main et confectionnés avec de la laine de bébé alpaga. Elle a aussi lancé, deux fois plutôt qu’une, une collection de lunettes en s’associant à la griffe BonLook. Également, il y a quelques mois, la marque Lise Watier annonçait que Sarah-Jeanne était le nouveau visage de la compagnie.

De retour à Révolution

À l’été 2018, Sarah-Jeanne saute tête première dans une expérience qui est complètement nouvelle pour elle quand on lui propose d’être l’égérie de l’émission Révolution. Son rôle dans ce concept se rapproche un peu de celui d’animatrice. «Je parle aux danseurs, je suis leur contact, leur lien et j’ai une grande liberté d’action. J’ai adoré ma première année et je suis bien contente de reprendre du service dans cette deuxième saison.» L’égérie ne s’en cache pas, elle baigne comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle saison. «L’année dernière, tout ça était nouveau pour moi, et je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. Cette année, je suis en terrain connu, je suis plus à l’aise et je suis beaucoup plus impliquée avec les danseurs», explique Sarah-Jeanne, qui se qualifie de grande sœur dans l’émission. «Je passe parfois 12 heures par jour avec eux. Je les regarde aller. Ils sont parfois nerveux, inquiets et apeurés; je suis donc là pour les écouter, les comprendre, les calmer, afin qu’ils puissent ressortir le meilleur d’eux-mêmes. Je sympathise tellement avec eux! Ils m’impressionnent, car jamais je ne serais game de me lancer dans le vide comme ils le font. Quand ils réussissent, je suis vraiment heureuse, et quand ça va moins bien, je suis triste avec eux. Je tente de contenir mes émotions, mais quand j’écoute l’émission chez moi, le dimanche soir, je pleure encore plus. Je peux laisser sortir mes émotions. Je les aime, ces danseurs, et avec cette deuxième saison, ils viennent nous prouver qu’on n’a encore rien vu», assure Sarah-Jeanne.

Un automne chargé

Cet automne, Sarah-Jeanne fait aussi de la radio avec Véronique Cloutier et les Fantastiques. Elle tourne également pour le cinéma dans le premier film du réalisateur Albéric Aurtenèche. «Le projet a pour titre provisoire La contemplation du mystère. Je joue une fille qui chasse à l’arc. J’ai donc suivi des cours et j’aurai mon permis ces jours-ci», a dit celle qui sera aussi de retour à l’animation de Mammouth en décembre. «Je vais tourner plusieurs jours pour ce projet cet automne; le concept sera un peu différent cette année», a conclu la jeune femme.

  • Révolution, dimanche 19 h, à TVA.

À lire aussi

Et encore plus